Les deux délégations ont consolidé leur position commune en prélude aux échanges avec Chevron, partenaire stratégique du projet.
Le dossier Yoyo-Yolanda franchit une nouvelle étape. Réunies le 4 novembre 2026 dans les locaux de la Société nationale des hydrocarbures (SNH) à Yaoundé, les délégations du Cameroun et de la Guinée équatoriale ont examiné le projet d’Accord d’opérations de l’unité (AOU) relatif aux champs gaziers transfrontaliers Yoyo-Yolanda. Au terme de la session, les deux parties ont indiqué avoir consolidé leur position commune, avant les prochaines discussions avec Chevron, partenaire stratégique du projet.
La délégation camerounaise était conduite par Nathalie Moudiki, conseillère N2 à la SNH. Celle de Guinée équatoriale était dirigée par Oscar Berniko, directeur général des entités d’État et des actifs pétroliers au ministère des Hydrocarbures.
La rencontre s’inscrit dans le cadre de la coopération énergétique entre les deux États, qui partagent des ressources gazières transfrontalières.
Selon la SNH, cette avancée traduit la volonté commune de Yaoundé et de Malabo de valoriser ces ressources au service de l’industrialisation, du développement économique et de la satisfaction des besoins des populations. Le projet est présenté comme un modèle de coopération Sud-Sud.
Yoyo-Yolanda s’appuie sur deux cadres juridiques et politiques. Le premier est l’accord bilatéral signé le 17 mars 2023 à Yaoundé par les présidents Paul Biya et Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. Le second est l’accord d’unitisation signé le 3 février 2026 à Malabo, sous les auspices du vice-président de la Guinée équatoriale.
La session du 4 novembre 2026 intervient donc à un moment charnière : celui de la préparation des prochaines discussions avec Chevron. Elle vise, à terme, la concrétisation du projet et une valorisation durable des ressources gazières communes aux deux pays.
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