La machine CSTAR tourne. Réunis le 13 mai dernier dans la ville-siège de la société de projets, les administrateurs de CSTAR Petroleum, CSTAR Refinery et CSTAR Tank Farm ont dressé un bilan positif de l'avancement d'un chantier qui s'impose progressivement comme l'un des projets énergétiques les plus structurants d'Afrique centrale.
Autour de la table : la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH), Tradex et le Consortium Ariana Energy. Trois acteurs aux intérêts convergents, réunis pour évaluer l'état des lieux, valider les orientations opérationnelles et financières, et adopter les résolutions nécessaires à la mise en œuvre des infrastructures prévues sur le site de Mboro, dans la zone économique de Kribi.
Les échanges ont porté sur des questions concrètes : programmes de travail, contrats, budgets, mécanismes de financement. Les administrateurs ont également passé en revue les avancées techniques enregistrées sur les sites de fabrication à l'étranger, ainsi que l'évolution des chantiers de construction au Cameroun. Des signaux encourageants, qui témoignent d'une progression mesurable et d'une organisation qui monte en puissance.
Présidant les travaux, Nathalie Moudiki, présidente du Conseil d'administration de CSTAR, a tenu à souligner l'implication personnelle de l'Administrateur-Directeur Général de la SNH dans la conduite du projet. Elle a rappelé avec force la dimension stratégique de CSTAR : [ b« Au regard de l'actualité, le projet constitue aujourd'hui plus qu'hier un levier majeur de la transformation structurelle du secteur pétrolier national et de renforcement de la souveraineté énergétique du Cameroun.]
Le financement se consolide
L'un des moments forts de cette session a été l'intervention d'Abakal Mahamat, Administrateur-Directeur Général de BGFIBANK Cameroun, invité à prendre part aux travaux. Celui-ci a réitéré la mobilisation des grandes banques locales aux côtés du groupe BGFI pour le financement de la raffinerie — un signal fort à l'adresse des marchés et des partenaires encore en attente de garanties sur la solidité du montage financier.
Un projet ancré dans la réalité du terrain
Cette dynamique est saluée bien au-delà du cercle des promoteurs. Le Gouvernorat de la BEAC et plusieurs analystes pétroliers s'accordent désormais à qualifier CSTAR de *« catalyseur industriel »* pour le Cameroun et pour l'ensemble de la sous-région Afrique centrale.
Une ambition qui dépasse les frontières
En clôturant les travaux, Nathalie Moudiki a choisi l'élévation pour conclure une session résolument tournée vers l'avenir : *« Ce projet n'est plus seulement le nôtre. Il est désormais celui de tous ceux qui croient en l'Afrique, de tous ceux qui ont une idée du potentiel énergétique du Cameroun. »* Des mots qui résonnent comme une invitation adressée aux investisseurs, aux institutions et aux États de la région à rejoindre une aventure industrielle dont les retombées dépassent le seul cadre national.
Les participants ont quitté Dubaï galvanisés, en se donnant rendez-vous prochainement sur les sites des travaux au Cameroun. Une façon, aussi, de rappeler que derrière les salles de conseil et les mécanismes financiers, c'est bien du béton, des tuyaux et des emplois qu'il s'agit — et que le calendrier, lui, reste tenu.
CSTAR est une société de projets dédiée au développement d'une raffinerie et d'un dépôt de stockage d'hydrocarbures sur le site de Mboro, dans la zone économique spéciale de Kribi, au Cameroun. Elle associe la SNH, Tradex et le Consortium Ariana Energy.
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