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« SNH a décidé de prendre ses responsabilités pour garantir au Cameroun une résilience énergétique forte et solide », souligne Nathalie Moudiki.
Le paysage industriel de Kribi est en pleine mutation. Le 27 février dernier, le sommet de la hiérarchie de Cstar a été reçu au siège de la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) pour faire un point d'étape crucial. Le constat est sans appel : le projet avance à un rythme soutenu, porté par une ambition de souveraineté énergétique sans précédent pour le pays.
Un déploiement technique d'envergure
Sur le site de Mboro, l'effervescence est palpable. Depuis le début du mois de janvier 2026, les ingénieurs sont à pied d'œuvre. « L'installation de la base vie et le déploiement des missions techniques rendent désormais effectif le démarrage des constructions », a déclaré Nathalie Moudiki, Présidente du Conseil d’administration de Cstar et représentante de l’ADG de la SNH.
Georges Li, président du Consortium RCG, a confirmé cette dynamique en révélant que 80 % des études d'ingénierie sont déjà bouclées. Pour transformer l'essai, une force de frappe internationale est mobilisée :
* Plus de 1 000 spécialistes chinois et indiens prêts pour le transfert de technologie.
* Des contrats d'approvisionnement à long terme sécurisés.
* Des équipes de génie civil engagées dans une course contre la montre pour achever les structures principales avant la saison des pluies.
Des chiffres qui donnent le tournis
L'enjeu n'est pas seulement technique, il est structurel. Le projet, dont l'investissement global pourrait frôler le milliard de dollars à terme, repose sur deux piliers majeurs :
* La Raffinerie : Située sur 250 hectares, elle aura une capacité de 30 000 barils par jour. L'objectif intermédiaire est d'atteindre 10 000 barils/jour dès le second semestre 2026 pour les premiers essais.
* Le Terminal de stockage : Un réservoir stratégique d'une capacité initiale de 250 000 à 300 000 m³ (extensible), destiné à stocker essence, gasoil, Jet A1 et kérosène.
Le pari de la modernité et un impact économique massif
Au-delà de la sécurité énergétique, c'est toute l'économie nationale qui s'apprête à respirer. La mise en service commerciale prévue pour 2028 devrait permettre de réduire de 30 % les importations de produits finis.
L'économie de devises est estimée à 750 millions de dollars. Sur le plan social, le projet est un véritable poumon pour l'emploi avec la création de plus de 2 000 postes et un programme de renforcement des compétences locales.
Cette installation de dernière génération permettra de raffiner localement le brut extrait du bassin minier camerounais. En consolidant la chaîne logistique intérieure, la SNH et Cstar ne construisent pas seulement une usine, mais un rempart contre les chocs énergétiques mondiaux.
Avec l'appui du consortium RCG et le soutien financier de BGFIBank Cameroun, le projet Cstar s'affirme comme le nouveau pilier du développement industriel du Cameroun.
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