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Quand je serai Président : Lutte contre l'insécurité routière
(31/01/2011)
A l'approche de l'élection présidentielle de 2011 au Cameroun, Marcel Ebene nous présente ses propositions pour lutter contre l'insécurité routière.
Par Marcel Ebene
Marcel Ebene présente ses propositions pour lutter contre l'insécurité routière
Marcel Ebene présente ses propositions pour lutter contre l'insécurité routière
Dans le cadre de ma chronique hebdomadaire de propositions pour le Cameroun, je présente aujourd’hui ma vision sur les moyens de réduire le nombre de morts sur les routes du Cameroun.

Sans rentrer dans les considérations techniques de l’existant qui font qu’il y a nécessairement plus de morts sur une route comme l’axe-lourd que sur une autoroute entre Douala et Yaoundé à comportement des chauffeurs égal, il convient ici de voir comment agir sur les comportements des usagers de la route de manière à ce que le nombre de morts diminue véritablement à infrastructures routières équivalentes.

Le sujet de l’amélioration de ces infrastructures fera l’objet d’une autre proposition. Le domaine abordé ici sera exclusivement celui de la sécurité routière.


Symptômes constatés

Nous constatons que de nombreuses vies humaines sont perdues chaque année sur les routes camerounaises. Au delà de l’impact incommensurable de ces décès pour les victimes et pour leurs familles, l’impact économique est aussi à noter : Les touristes, les Camerounais de la diaspora, combien sont ils à qui on conseille fortement de ne pas prendre la route « car ils ne connaissent pas les mentalités des chauffards de l’axe lourd » ? Ceci est aussi valable pour les Camerounais vivant au Cameroun et cela entraîne des conséquences économiques indiscutables, notamment sur le plan du tourisme et du transport de marchandises.

Diagnostic et objectifs de la solution

Les différents accidents routiers ont deux types d’auteurs : les particuliers et les professionnels de la route.

Pour les particuliers, les principales raisons qui entrainent les accidents sont :
- La vitesse excessive
- L’alcool
- Le non respect du code de la route : plusieurs exemples, des dépassements sur ligne discontinue, des dépassements en aveugle en troisième position, etc…

Ce troisième point peut être dû soit à de l’inconscience caractérisée, soit à un sentiment d’invulnérabilité découlant de croyances en des protections occultes comme le montrent les travaux de Robert Ngueutsa.

Pour les professionnels de la route, à savoir, les conducteurs de cars de transport et les conducteurs de camion (marchandises, grumiers), aux raisons précitées s’ajoutent :
- La fatigue due au rythme de travail et aux exigences financières qui font que les pauses ne sont pas admises quand elles durent.

Étant donné que ce sont eux qui causent les dommages, si ce n’est les plus couteux en termes de vies humaines, au moins les plus visibles (un car a encore fait 46 morts en Mai dernier, au point de déclencher une enquête du chef de l’Etat), il conviendra d’y porter une attention particulière.

Proposition de solution

Dans un premier temps, nous formulerons des propositions pour les particuliers.

1) Campagnes de sensibilisation

Des campagnes médiatiques sur les dangers de ces différents facteurs seront faites de manière agressive dans les télévisions, les radios et les affiches publicitaires. Ceci dans le but de sensibiliser les automobilistes (et leurs passagers) à l’importance d’un bon comportement routier. Parallèlement à cette sensibilisation sur les bons comportements, ces campagnes présenteront aussi les sanctions que nous allons égrener dans la suite.

2) lutte contre l’alcool au volant

Actuellement, sur toutes nos routes (dont les plus grandes sont des nationales), nous avons des péages qui sont mis en place de manière quasiment systématique. Par exemple entre Douala et Yaoundé, il y a trois postes de péage. Parallèlement à cela, les éthylotests sont aujourd’hui à un prix abordable. 300 FCFA même s’il fallait les importer, et vu la simplicité de l’objet, on peut même envisage de le fabriquer localement. Le but est donc, pour l’Etat d’acquérir ces objets jetables en grande quantité.

Lorsque les automobilistes arrivent au contrôle de péage, les agents de police se réservent le droit de les soumettre à des contrôles d’alcoolémie. La fréquence de ces contrôles dépendra de l’heure de la journée (plus on va vers le soir, plus il y a des chances que les gens aient bu), du point de contrôle et d’autres facteurs. Nous pensons que pour les périodes les plus critiques telles que calculées, 3 contrôles pour cinq voitures stationnées au péage pourront être mis en place.

Si un conducteur est pris avec un excédent d’alcool, il recevra une amende graduée en fonction du degré de dépassement. Elles seront calculées de telle sorte qu’il sera toujours plus avantageux pour les conducteurs de s’acquitter du montant de l’amende sur place que plus tard. Pour éviter la corruption à ce niveau, les règles de lutte contre la corruption que nous émettons par ailleurs seront appliquées.

Un conducteur qui sera pris en excédent d’alcool devra stationner sur place jusqu’à ce que son taux d’alcoolémie redescende en dessous des limites autorisées.

Nous privilégions les péages au contrôle de police car ceux-ci sont moins fréquents et moins systématiques. Ainsi nous aurons moins de conducteurs éméchés sur les routes, que ce soit par peur de la sanction, ou par application de la sanction.

3) Lutte contre l’incivisme (vitesse excessive, et conduite dangereuse)

Là encore, nous comptons nous servir du réseau de péages routiers déjà en place. Et nous comptons aussi sur le civisme des autres automobilistes. Nous appellerons chacun à être un gardien de la route. Sans obligation. Si un conducteur note un comportement incivique d’un autre automobiliste (vitesse excessive, dépassements dangereux en aveugle, sans clignotants, sur ligne blanche discontinue, etc…) il pourra remplir une fiche de gardien de la route où il mentionnera l’immatriculation du mauvais conducteur, et la nature de l’infraction. Lorsqu’il arrivera à un péage, il fournira cette fiche à la police située à ce point de passage.

Ces informations seront ensuite transmises au prochain point de passage (en supposant que la voiture incivique soit passée avant). La police locale reprendra alors le conducteur, la véhémence de cette interpellation dépendant du nombre de plaintes contre le même conducteur. On lui conseillera alors de changer de comportement pour la suite de son voyage. Si après un avertissement par un agent de police, le même conducteur est mentionné par la suite, des sanctions pourront être envisagées.

Ce système permettra aussi d’établir des statistiques mensuelles qui permettront aussi de doser les sanctions face à des conducteurs revenant systématiquement. Pour éviter les dérives de délation, il est à noter qu’aucun conducteur ne sera puni sous la foi de quelques plaintes contre lui.

Pour le point particulier de la vitesse, nous mettrons en place dans la limite des moyens disponibles vus leurs prix élevés, des radars automatiques ou mobiles en quelques endroits stratégiques de chaque axe. Les informations relevées par les radars seront communiquées aux prochains postes de péage, et c’est là que le conducteur s’acquittera de sa sanction. Actuellement au Cameroun, il est encore relativement difficile de retrouver quelqu’un par courrier à son domicile. D’autre part, en l’absence de permis à points, les sanctions doivent être autres.

Toujours sur le point de la vitesse, on pourra aussi se servir des tickets de péage pour établir la vitesse moyenne d’un conducteur sur un axe donné. Si sa vitesse moyenne est au dessus de la vitesse maximale, il pourra être pénalisé.

4) Professionnels de la route

Les règles ci-dessus seront aussi en vigueur, mais avec une application plus stricte. Si un conducteur est pris en état d’ébriété, son permis lui sera retiré, et sa société devra envoyer quelqu’un d’autre récupérer le véhicule.

Pour les semi-remorques, les stations de pesage feront aussi office de points de contrôle.

Les sociétés devront aussi mettre à jour des bordereaux individualisés par chauffeur récapitulant les trajets de ce dernier. On pourra ainsi s’assurer que les conducteurs ne subissent pas un rythme effréné entrainant la fatigue et les endormissements sur la route.

Eventuels effets de bord

- Réduction du nombre de morts sur les routes
- Possible engorgement des points de péage

La semaine prochaine, j'aborderai la thématique de la sécurité sociale.


Vous pouvez relire les précédentes chroniques ici :

- chronique sur l'administration et la prime au mérite
- chronique sur la culture et la lutte contre la piraterie
- chronique sur l'agriculture et l'autosuffisance alimentaire
- la chronique sur les règles d'attribution des marchés publics
- la chronique sur les règles de candidature à l'élection présidentielle
- la chronique sur l'équilibre régional
- la chronique d'introduction


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