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Les 10 grands crimes dans l'Eglise catholique
(05/08/2008)
Cameroun: Le curé de la paroisse de Mandoumba a été assassiné en 1983 par trois bandits.
Par Irène Gaouda

Note de la rédaction : Le titre de cet article est relatif à une série d'enquêtes effectuée par le Quotidien Le Jour concernant des meurtres commis au Cameroun sur des personnalités de l'Eglise catholique (du Cameroun).

L'article posté ci dessous était le premier de cette série.


Les habitants de la région le présentent comme l'assassin de l'abbé Joseph Yamb, tué le 1er mai 1983 à Mandoumba, une localité située à 60 km de Yaoundé. Deux autres bandits, aujourd'hui décédés, ont aussi pris part à cet assassinat. Chrétien Nola, transporteur sur la route Yaoundé-Eséka, affirme qu'il s'agit-là d'un châtiment divin contre des gens qui ont tué l'homme de Dieu.

Né en 1922 à Makak, Joseph Yamb, alors curé de la paroisse de Mandoumba, est froidement assassiné dans la nuit du 1er mai1983 dans sa chambre située à l'aile gauche du presbytère. Rencontré samedi 2 août à Mandoumba, Janvier Binam, 75 ans et diacre permanent de cette paroisse, raconte : " Nous avons retrouvé le corps sans vie au petit matin du 2 mai 1983. Ses agresseurs lui ont percé les yeux et l'ont étranglé, avant de dévaliser un coffre contenant la somme d'environ 900 mille francs Cfa. " A cette époque, la paroisse de Mandoumba et celle d'Eséka dépendaient directement du diocèse de Douala. C'est bien plus tard que d'Eséka le fût créé. Actuellement, la paroisse de Mandoumba dépend d'Eséka. Une source proche du diocèse d'Eséka précise que les trois bandits sont arrivés du quartier Mokolo, à Yaoundé, deux jours avant le crime, ont séjourné dans le village, en se faisant passer pour des pèlerins, tout en prenant le soin d'épier les mouvements du prêtre.

Mais pourquoi a-t-on ôté cruellement la vie à l'abbé Joseph Yamb ? Et qui a prémédité ce crime crapuleux resté un mystère pour de nombreux fidèles? Difficile de répondre à ces interrogations.
Janvier Binam, ancien directeur de l'Ecole catholique de Mandoumba explique que dès son arrivée à la tête du diocèse en 1960, Joseph Yamb, entreprend de nombreux chantiers. La paroisse construite dans les années 30 en matériaux provisoires est démolie puis refaite en parpaings en 1964. Il reconstruit l'école catholique et bâtit le dispensaire de la congrégation.

Du coup, révèle un ancien prêtre du diocèse d'Eséka, l'abbé Yamb qui venait de rentrer d'une mission en Italie, attire l'attention des dirigeants de l'Eglise catholique. Tous ne voient pas d'un bon œil ses actions qui s'avéraient pourtant salutaires pour la population. Au grand diocèse de Douala, on ne cachait pas sa gène pour les coups de gueule de Joseph Yamb. Beaucoup pensaient qu'il faisait son travail. Mais, le fait de narguer ses confrères n'arrangeait pas tout le monde, estimait-on. D'autres témoins affirment que le prêtre aurait dénoncé la démagogie de quelques personnalités proches de la présidence de la République et ajoutent que le crime était préparé depuis Yaoundé.

Au lendemain de son décès, des éléments de la gendarmerie venus de Douala descendent sur le terrain pour besoins d'enquête. A en croire Dejoss Wath Nken, un vieillard de 78 ans et ancien chauffeur du père Joseph Yamb, la situation était très difficile à vivre. Pour avoir hébergé à tort ou à raison les criminels, les habitants de Mandoumba ont été soupçonnés d'avoir contribué au meurtre : " Sa famille à Makak nous a accusés d'avoir tué leur fils. Mais, nous avons compris que c'était sous le coup de la colère. On ne pouvait pas faire du mal à un homme qui nous a fait tant de bien ", déclare Roger Nlend, agriculteur. Le vicaire du diocèse d'Eséka, affirme que son autorité ne sait pas actuellement à quel niveau se situent les enquêtes. Aujourd'hui, les habitants de Mandoumba préfèrent se taire sur ce crime qui a contribué à ternir leur réputation. En mai dernier, l'abbé Nlegla Fils Dieudonné, curé de Mandoumba, a organisé une cérémonie pour la célébration du 25ème anniversaire de la mort de l'abbé Joseph Yamb qui repose aujourd'hui à l'intérieur de l'église St Martin de Mandoumba.





Prochain article :

Mgr Jean Kounou, le martyr de la ville cruelle

Source: Le Jour Quotidien


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