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Avortements sauvages : bonjour les dégâts !
(26/02/2004)
Malgré les dangers et les questions d’éthique, la pratique perdure chez les jeunes.
Par Rédaction

Le mot est lâché : " Expulsion spontanée ou provoquée de l’embryon ou du fœtus humain avant qu’il soit viable ". Cette définition de l’avortement donnée par le Larousse semble trop succincte pour rendre suffisamment compte des tragédies parfois liées à cet acte. L’accent ici sera mis sur l’avortement volontaire, dont les voies et les motivations sont multiples. Selon diverses professionnelles de la santé, le phénomène n’est pas près de disparaître. " Les avortements continuent de se pratiquer. On se rend même compte que malgré les maladies, l’usage des préservatifs etc. n’est pas l’affaire de tout le monde ", explique Yvonne M., infirmière généraliste. Les fœtus découverts ici et là dans les poubelles ne seraient que la partie visible de l’iceberg.

Qu’est-ce qui peut pousser une femme à évacuer la vie qu’elle porte ? D'après Béatrice Kebamkeu, infirmière diplômée d’Etat, " la plupart des jeunes filles (16-25 ans) voulant avorter ont le plus souvent peur de la réaction des parents, ou de celle du petit ami qui, sans moyens, menace de disparaître si l’enfant naît ". Ce n’est pas tout. En dehors du bon vieux " qu’en dira-t-on ? ", des quolibets, il y a par exemple le risque d’être renvoyée d’un établissement scolaire.

Commence donc la quête d’une solution. La peur ou la honte incite au secret : on n’en parle qu’à une " amie intime ", dont les conseils peuvent s’avérer fatals. Toujours selon Mme Kebamkeu, qui est en service dans un grand hôpital de Yaoundé et tient un centre de soins au quartier Briqueterie, " bon nombre d’entre elles attendent quatre à six semaines puis voient une copine… ". Les méthodes les plus hasardeuses sont alors suggérées et essayées, avec plus ou moins de malheur.

Miel et whisky sont les ingrédients de la première recette (sur laquelle aucun détail ne sera donné, pour des raisons évidentes). D’autres filles utilisent du permanganate, qu’elles déposent sur le col de l’utérus. Mais cette substance peut provoquer des brûlures et engendrer d’autres complications. Quelques " courageuses " essayent de se dilater le col avec des boutures de manioc — pour littéralement faire tomber le fœtus. Danger, la manœuvre peut perforer l’utérus, ce qui est catastrophique. La forte quantité de comprimés de nivaquine reste également une des techniques employées. Pour le danger qu’elle représente, rappelons juste que cette recette sert aussi pour les suicides.

Pour celles qui s’en tireraient sans dommage apparent (et qui pourraient donc récidiver au point de devenir " habituée " de tel docteur), des risques existent aussi, notamment la stérilité. Si au moment de l’avortement tous les débris ne sont pas sortis, ils peuvent se putréfier et provoquer douleurs et saignements. Dans ce cas, il faut cureter, c’est-à-dire procéder à une sorte de raclage pouvant endommager la dentelle utérine, sans laquelle l’œuf ne peut être porté. Autres conséquences possibles, des douleurs pelviennes régulières, l’afibrinogénémie (perte de plaquettes sanguines entraînant une anémie sévère), diverses infections et la septicémie — généralement mortelle.

C’est donc avec la dernière énergie qu’il faut dire non à l’avortement, et plus précisément aux comportements qui l’occasionnent.


source: Cameroon-tribune, Alliance NYOBIA


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