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Paludisme: Les chiffres qui font peur
(13/09/2006)
La Lettre d’information éditée par le Programme national de lutte contre le paludisme révèle que cette maladie est loin d’être éradiquée au Cameroun.
Par Nadège Christelle Bowa

Les zones forestières les plus touchées sont: les provinces du Centre, du Sud, Est, de l’Ouest et du Sud-ouest)

Les conditions bioclimatiques sont indexées. Selon les spécialistes, la température dans ces régions se situe en moyenne autour de 25° C. La carte de l’épidémiologie du paludisme au Cameroun, publiée par le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) du ministère camerounais de la Santé publique, confirme cette thèse.

En effet, à Abong Mbang (situé dans la province de l’Est), Sangmelima dans le Sud, Kumba au Sud-Ouest, ou encore Foumban à l’Ouest, la prévalence atteint carrément les 100%. Les villes comme Kribi dans le département de l’Océan, les alentours de Bafia ne sont pas en reste.

Dans la province de l’Adamaoua, zone de transition entre le sahel et la forêt, l’intensité de la transmission baisse. Avec une prévalence qui varie entre 50 et 75%. Principalement à Banyo et Tibati. Il faut cependant relever que cette prévalence varie en fonction des saisons. Cette affirmation s’observe beaucoup plus au Nord. Dans cette zone dite de savane, la transmission est calquée sur la saison de pluie (quatre mois par an). D’où une endémicité comprise entre zéro et 100.

Il en est de même pour sa voisine qu’est l’Extrême Nord. Dans cette partie du pays, la saison des pluies - très courte - favorise la baisse de l’endémicité. S’agissant du taux de morbidité, il est de 42,1 + 0,1% chez les enfants de moins de cinq ans, 33,6 + 0,2% chez les femmes enceintes et de 31,8 + 0,07 % chez les enfants de plus de cinq ans.

Cependant, ce taux varie significativement selon les provinces. Par exemple, dans la catégorie des enfants de moins de cinq ans, la morbidité palustre est de 48,40% dans le littoral contre 47,10% dans l’Adamaoua, et 47,03 % dans le Centre. Chez les femmes enceintes, elle est de 41,3% au Sud ouest ; 40,9 % à l’Ouest contre environ 35% dans le Nord et le Nord Ouest. Ces groupes sont les plus vulnérables.

En dépit de ces chiffres effrayants, le Pnlp célèbre des avancées notables dans la lutte contre la malaria. Grâce à la vulgarisation de l’usage de la moustiquaire imprégnée. Une enquête menée par cette institution démontre que les taux d’utilisation des moustiquaires sont élevés dans les provinces où les activités communautaires sont intensément mises en œuvre. C’est le cas des provinces de l’Adamaoua et de l’Extrême Nord où le taux de couverture était estimé respectivement à 98,8 et 89% à la date du 30 juin 2006. Le document a été réalisé grâce aux ressources du Fonds mondial et Ppte.


Il est par ailleurs disponible sur internet sur le www.minsanté.cm

Source: Le Messager


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