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Poème du tout puissant Maks : Ô mon Cameroun !
(30/07/2006)
Le tout puissant fait son retour cette semaine avec un poème qu'il dédie à son pays, le Cameroun, terre de ses ancêtres...
Par Maks
Ô chère Afrique, Ô Cameroun...
Ô chère Afrique, Ô Cameroun...



Ô Cameroun,
Chaque fois que je pense à mon mboa,
je ne peux m'empêcher de wanda.

Ô Cameroun,
Je te vois, pays et terre de mes ancêtres en train de chiba,
Dans les profondeurs de la misère, toujours, de plus en plus bas.

Ô Cameroun,
Terre de mes compatriotes, qui sont désespérément pach,
De voir cette misère qui plus jamais ne se cache.

Ô Cameroun,
Qui lep ses enfants en Côte d'ivoire ou au Liban,
Si insouciant de ses fils, bindis comme grands ?

Ô Cameroun,
Pays de mes ancêtres, tu me wanda tellement,
Que je ne sais meme plus quoi dire, et je te look seulement.

Ô Cameroun,
Terre de mounas qui ne rêvent que de came en mbeng,
Tellement taya par pays où ils ne meet pas du tout du bien.

Ô Cameroun,
On t'a do quoi pour que tu nous fasses tant sofa,
Donne nous seulement bindi routes pour qu'on roule aussi sur ça.

Ô Cameroun,
Etre camerounais est popo devenu la malchance,
Chaque fois que je travel, la police me lep seulement avec la chance.

Ô Cameroun,
Quand je ya-ais encore mo ton passeport ndolè,
Il faut maintenant le cacher partout où je go sinon mon cas est laid.

Ô Cameroun,
Qui t'a dit de nous send des dirigeants pareils,
Depuis qu'on joss, ils font seulement la sourde oreille ?

Ô Cameroun,
Cameroun, Cameroun, Cameroun…
Tellement wanda qu'on se retrouve même à Beyrouth et à Cancùn,

Ô Cameroun,
Où je buy mon sable et lep au quartier, on va seulement venir voler,
Comment veux-tu qu’au mboa quelqu’un puisse décoller.

Même si c’est le bonbon que tu as, on veut toujours te le sonner,
Je wanda vraiment et ce pays ne cessera jamais de m’étonner.

Et comme je wanda là, tous les camers wanda aussi comme ça,
Mais qui est alors responsable du pays qui ne waka pas ?

Ô Cameroun,
Cher pays, tu m’as déjà dépassé,
J’ai tout do pour te ya mais je ne peux plus me surpasser.

Ô Cameroun,
Où les bindis ways que je do pour helep, on dit que ce n’est pas mo,
Et où quand je ne do rien, on tell que je ne helep pas les gars au kô.

Ô Cameroun,
Terre qui me pach et qui me pachera certainement toujours,
J’espère seulement que tu finiras par avancer un jour.



Une version pour ceux qui aiment ya qu'ils speak le french



Aussi loin que je sois de chez moi,
Chaque jour, chaque nuit, chaque fois,

Mes pensées vont vers les miens,
Frères, amis, camarades et concitoyens,

Croulant sous la misère dans mon pays,
Et dont, jusqu’ici, on peut en entendre les cris

Des cris de détresse, et des cris de souffrance
Nourrissant l’espoir, chaque jour, de voler vers la France

Un espoir vain et des rêves à priori inutiles,
Car où qu’on soit, être camerounais est toujours difficile

La misère sociale là-bas, et la misère mentale ici,
Etre camerounais semble être une malédiction qui nous poursuit,

Des ambassades à l’abandon, un gouvernement sans direction,
Que de problème sans solutions et de jeunes sans vocation

Ô Cameroun, et ses apôtres de la corruption et du vol
Dont les gouvernants et les dignitaires en sont les principaux cas d’école

Ô Cameroun, ce bateau qui avance maintenant sans gouvernail,
Un pays tout entier, par la faute de quelques uns est pris en tenaille

Un sommet totalement meurtri et une base visiblement inanimée,
Des adultes insouciants et des jeunes vraisemblablement contaminés,

Un pays au présent qui n’a certainement plus d’avenir,
Et où même l’avenir n’est plus présent dans nos souvenirs,

Tellement il est loin, le temps où routes et écoles se construisaient,
Tellement il est loin, le temps où nos dignitaires travaillaient.

Ô Cameroun ! Fier et courageux. Fort et valeureux. Où est tu ?
Reviens nous vite et redeviens tel que par le passé tu fus

Une terre où la nuit l’on n’aura plus peur de se faire agresser
Où enfin, l’on pourra revoir agréablement le temps passer

Une terre de dignité, de respect de l’autre et mais surtout de solidarité,
Où l’on en aura fini avec les plus basses, et les plus stupides incivilités

Une terre où les simples citoyens ne seront plus érigés en clowns,
Un Cameroun tel que l’on aura toujours voulu notre Cameroun.



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