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Tchouta Moussa : Yves Michel Fosto témoigne
(06/12/2005)
Les derniers adieux à Tchouta Moussa ont été faits ce week-end, sur fond de témoignages mitigés.
Par Roland TSAPI

La dépouille de Tchouta Moussa Mbatkam décédé le 24 novembre a été mise sous terre samedi 3 décembre à Bangangté. Le chef de l’Etat était représenté à ces obsèques par le vice Premier ministre, ministre de la Justice garde des sceaux, Ahmadou Ali. Le président de l’Assemblée nationale s’est fait représenter par le premier vice-président Hilarion Etong. Joseph-Charles Doumba, Sg du Rdpc s’est aussi fait représenter par Sali Daïrou qui conduisait également une délégation de députés. La commission économique des Nations unies pour l’Afrique était aussi représentée, le Port autonome de Douala et les ingénieurs en télécommunications entre autres.

Après un office religieux conduit par plus de 10 “ hommes de Dieu ”, la série des témoignages a commencé par le porte-parole des moto taximen de la ville de Bangangté dont il devait être le véritable parrain, le seul à intercéder en leur faveur dans leur misère quotidienne. Par la suite, chacun de ces envoyés, hormis le représentant du chef de l’Etat, a pris la parole pour dire tout le bien du défunt député. De la reconnaissance de la population du Ndé pour le chemin frayé à de nombreux fils du département du moment où il était au Port de Douala relevé par le chef supérieur Bangangté Nji Moluh Seydou Pokam à ses qualités de “ joker du Ndé ” révélé par André Sohaing, maire de Bayangam.

Trahis par ceux qu’il a aidés

La rupture de ces témoignages monotones est venu de Yves-Michel Fotso, Pdg de la Cbc qui a avoué avoir pris en charge toute l’organisation des obsèques, et pour cause. Le défunt était l’oncle par alliance de Yves, ayant épousé Esther qui est la sœur cadette à sa mère. Mais tout ne s’arrête pas là. Yves-Michel n’a pas voulu, selon ses propres termes, tomber dans le “ piège ” des “ dithyrambes à l’endroit des morts qui frisent parfois l’indécence. ” Se refusant de s’ériger en juge qui décerne les bons et les mauvais points, il a reconnu que Tchouta Moussa n’était pas un saint, mais un homme, avec ses qualités et ses défauts, mais aussi “ un homme qui meurt meurtri, trahi par les siens. ” Selon Yves-Michel Fotso, Tchouta Moussa aura été constamment poignardé dans le dos par beaucoup de ceux qu’il avait aidés. C’est tout en larmes que Fotso fils a dévoilé tout cela, dans un témoignage empreint d’une émotion qui a fait couler les larmes à plus d’un. Le défunt, de par son expérience, aura été au fils de Fotso un poteau sur lequel il s’est appuyé dans ses moments de faiblesse, d’un grand réconfort moral, surtout après qu’il a été “ débarqué ” de la Camair, ayant lui-même connu cette expérience en quittant l’ex-ministère du Plan et de l’aménagement du territoire d’abord et l’Office national des ports du Cameroun ensuite. Il lui a en ce temps dit : “ c’est ça la vie ”, lui indiquant que ce sont parfois les personnes les plus proches qui orchestrent des campagnes de dénigrement à travers la presse et les rumeurs pour vous déstabiliser, mais en lui recommandant de ne pas perdre du temps à répondre à cela. C’est conscient de tout cela qu’Yves-Michel Fotso avoue avoir demandé et obtenu de la veuve de tout prendre en main, et s’engage en même temps à assurer toute protection possible à la famille éplorée, de son vivant en tout cas.

La dépouille de Tchouta Moussa a finalement été mise sous terre dans la stricte intimité dans un coin de son domaine de Bangangté, au lieu de son Bangoua originel. Bangangté où il a été jusqu’à sa mort considéré comme “ étranger ”, n’ayant cherché à “ se naturaliser Bangangté que pour des positionnements politiques ”, avancent ses détracteurs, ce qui n’était pas du goût de tous. D’où peut-être les multiples coups de poignards dans le dos dont parle Yves-Michel Fotso. Reste que sur ce plan politique, son inhumation marque le début d’autres batailles de positionnement, car il faudra bien organiser les législatives partielles dans la localité pour trouver un occupant pour le siège qu’il laisse vacant dans l’hémicycle.


Source : Le Messager




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