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La fièvre Ebola aux portes du Cameroun : les contrôles sanitaires s'intensifient
(16/04/2014)
Le ministre de la Santé publique a-t-on appris vient de prendre une décision visant la détection rapide des cas suspects en zone de risque. Cette mesure consiste au recyclage des personnels de santé desdites zones.
Par Le Messager
Fièvre Ebola: Le Cameroun en état d’alerte

Le ministre de la Santé publique a-t-on appris vient de prendre une décision visant la détection rapide des cas suspects en zone de risque. Cette mesure consiste au recyclage des personnels de santé desdites zones.

On l’a appris en fin de semaine dernière. Le Cameroun comme plusieurs pays africains et occidentaux sont en situation maximale d’alerte en ce qui concerne la fièvre Ebola, dont le bilan officiel établi pour l'ensemble des pays touchés fait état d’une centaine de morts. Suite à l'évolution de l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola dans certains pays de l'Afrique de l'Ouest, au Cameroun, les autorités sanitaires ont annoncé le renforcement des mesures de vigilance. Dans une communication sur la situation sanitaire du pays, André Mama Fouda, ministre de la Santé publique, a annoncé que les contrôles allaient s'intensifier aux différents points d'entrée du pays et, le personnel médical formé pour le dépistage et la prise en charge immédiate des cas suspects. Pour le patron de la santé qui indique que jusqu'ici aucun cas suspect de fièvre Ebola n'a été notifié au Cameroun, ces mesures pouvant aider à riposter le cas échéant tiennent compte du flux migratoire observé dans le pays. Surtout que dans le cadre de certains accords, la libre circulation des personnes et des biens se fait entre le Cameroun et des pays comme le Mali où des sources gouvernementales annoncent des cas suspects de fièvre Ebola.

André Mama Fouda a par ailleurs prescrit que tout cas de fièvre avec des symptômes semblables à ceux d'Ebola soit immédiatement conduit dans une formation sanitaire pour prise en charge et isolement. D’après l’Organisation mondiale de la santé (Oms) dont les propos ont été repris par des confrères de l’hexagone, « l'épidémie de la fièvre Ebola en Afrique occidentale est parmi celles qui posent le plus de défis depuis l'apparition de la maladie il y a 40 ans ». Cette agence onusienne s’inquiète de la propagation de la maladie.

En effet, rapporte Le Monde, Keiji Fukuda, vice-directeur général de l'Oms, juge que la propagation de l'épidémie, qui a éclaté dans le sud de la Guinée, pour s'étendre vers Conakry, la capitale, et le pays voisin, le Liberia, était particulièrement inquiétante. Car jusque là il n’y a pas eu d'épidémie d'Ebola dans cette partie de l'Afrique. Tandis que dans les colonnes de Libération, Sylvain Baize, responsable du Centre national de référence (Cnr) se dit très étonné « que le virus à l’origine de cette nouvelle épidémie soit issu de la même souche que celle présente en Afrique centrale. Ce qui est vraiment singulier, c’est qu’il se soit retrouvé à 2 500 kilomètres de sa zone habituelle de circulation ». D’après lui, « on s’attendait à découvrir celle dite «Taï forest», recensée en Côte-d’Ivoire, pas très loin de la source de l’épidémie actuelle ».


Un taux de létalité pouvant atteindre 90%

Autrefois appelée fièvre hémorragique à virus Ebola, la maladie à virus Ebola, chez l’homme est due au virus du même nom selon l’Oms. Toujours d’après cette institution, on enregistre au cours des flambées un taux de létalité pouvant atteindre 90%. Les flambées épidémiques surviennent principalement dans les villages isolés d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest, à proximité des forêts ombrophiles tropicales. Le virus se transmet à l’homme à partir des animaux sauvages et se propage ensuite dans les populations par transmission interhumaine.

Le virus est apparu pour la première fois en 1976, lors de deux flambées simultanées à Nzara (Soudan) et à Yambuku (République démocratique du Congo). Yambuku étant situé près de la rivière Ebola qui a donné son nom à cette maladie. Et on pense que des chauves-souris frugivores, de la famille des ptéropidés, sont les hôtes naturels du virus Ebola. A ce jour, il n’existe pas de vaccin ou de traitement spécifique que ce soit pour l’homme ou pour l’animal. Aussi l’Oms recommande, le nettoyage et la désinfection systématiques des élevages de porcs et de singes. Ses experts estiment à ce sujet que l’hypochlorite de sodium ou d’autres détergents devraient être efficaces pour inactiver le virus. Cependant, en cas de suspicion d’une flambée, les locaux doivent être mis immédiatement en quarantaine.

Pour ce qui est de l’homme, la transmission du virus Ebola est avant tout liée au contact direct ou indirect avec du sang et des liquides biologiques. Elle a été signalée pour les agents de santé lorsque des mesures suffisantes de lutte anti-infectieuses n’ont pas été respectées. Et parce qu’il n’est pas toujours possible d’identifier rapidement les patients présentant une maladie à virus Ebola car les symptômes initiaux peuvent manquer de spécificité, pour l’Oms, il est important que les agents de santé appliquent les précautions d’usage à tous les patients, quel que soit le diagnostic, dans toute pratique professionnelle et à tout moment. Ces précautions comportent l’hygiène des mains, l’hygiène respiratoire, le port d’un équipement de protection individuel (selon le risque d’éclaboussures ou d’autres contacts avec des matières infectées), la sécurité des injections et des rites funéraires.

Signes

S’agissant des symptômes, la maladie à virus Ebola se caractérise par une apparition brutale de la fièvre, une faiblesse intense, des myalgies, des céphalées (mal de tête) et une irritation de la gorge. Ces symptômes sont suivis de vomissements, de diarrhée, d’une éruption cutanée, d’une insuffisance rénale et hépatique. Dans certains cas, affirment les spécialistes, d’hémorragies internes et externes.

Les analyses de laboratoire révèlent une baisse de la numération leucocytaire et plaquettaire, ainsi qu’une élévation des enzymes hépatiques. Les sujets atteints restent contagieux tant que le virus est présent dans leur sang et leurs sécrétions. La durée d’incubation, c’est-à-dire le temps écoulé entre l’infection par le virus et l’apparition des premiers symptômes, varie de 2 à 21 jours.


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