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Cameroun : Les déboires du groupe FOTSO
(09/02/2012)
Le groupe du célèbre homme d'affaires Victor Fotso est au plus bas, miné par les problèmes financiers et familiaux
Par Rédaction Bonaberi.com
L’empire Fotso se déchire : c’est le titre d’une analyse de Jeune Afrique, qui décrit des dissensions familiales qui séparent Victor et Yves-Michel Fotso, unis par le sang mais séparés par tout le reste.

En effet, le 22 Décembre dernier, la scission entre le groupe Fotso et la SFA et la CFH Cameroun, marquant donc la séparation entre les sociétés gérées par le fils et celles gérées par le père. Pour Jeune Afrique, le départ d’Yves-Michel pourrait entraîner l’arrivée de Joseph Fotso, – qui, contrairement aux apparences liées à son nom, n’appartient pas au groupe – en tant que nouvel homme fort du groupe ?

Celui qui a géré la filiale gabonaise de la SFA avant d’intégrer la Commercial Bank aurait été coopté au sein du conseil d’administration. Un chef d’entreprise camerounais, interrogé sur la question, déclare ne rien savoir sur la suite des évènements.

Ce divorce entre le père et le fils serait du, d’après des proches de la famille, à la non prise de position de Victor Fotso concernant les déboires judiciaires qu’Yves Michel rencontre depuis 2010. Il n’a d’ailleurs pas assisté au mariage de ce dernier, qui a été célébré à la prison de Kondengui, et ne l’a revu que lors d’une tentative de conciliation qui a échoué.


Pour Jeune Afrique, la cause est claire : Victor Fotso est trop reconnaissant à la république et à Paul Biya pour s’interposer entre elle et son fils, citant l’exemple de l’agrément délivré pour la fabrication de piles électriques – le seul du genre au Cameroun.

Les défis qui attendent le groupe Fotso aujourd’hui ? Endiguer la baisse d’activité du pôle industriel, qui souffre de la concurrence du marché asiatique et de la contrefaçon : entre 2006 et 2007, Pilcam a notamment qui employait 800 personnes a vu son chiffre d’affaires passer de 15.4 à 13 milliards de francs CFA.

En Juillet 2010, c’était la cession d’Unalor, fabricant d’alumettes, tandis que Safca, spécialisée dans la fabrication de cahiers pour la zone CEMAC a vu son chiffre d’affaires baisser de moitié vers les 2 milliards de francs CFA. A l’international, les usines d’allumettes et de piles ont fermé au Mali, au Sénégal, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Liberia, au Ghana et en Angola.

Côté financier, ça n’a pas été mieux puisque la CBC a été placée sous l’administration de la COBAC, après être passé de près de 12 milliards de francs de fonds propres à un déficit en 2009, tandis que la SFA perdait son agrément. On parle de 5.6 milliards de pertes.

Air leasing, société de transport privé, a ses avions cloués au sol, et rien de laisse présager que les choses pourraient changer à l’avenir. Seule raison d’espérer, la bonne santé de l’agroalimentaire, puisque Proleg, qui fournit notamment le Français Bonduelle en haricots verts, affiche un bilan de 24 milliards de francs CFA.


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