Pourtant, l’on a espéré qu’au lendemain de la crise qui a secoué le Cameroun le 25 février, cette denrée devait être accessible à tous les ménages. Que non. Un kilogramme de maquereau – une variété de poisson très apprécié des ménages – coûte 1200 Fcfa. Alors que cette même quantité devrait être vendue à 700 voire 650 Fcfa. Plus grave encore, il faut faire une petite queue devant les poissonneries pour être ravitaillé. Il faut aussi avoir la chance d’être servi avant que le détaillant n’épuise le stock disponible, face à la forte demande. Les ménagères rencontrées sur le marché sont débordées par cette situation. “ Le prix du poisson a doublé. Nous achetons, mais c’est déplorable. Avec 750 Fcfa, on pouvait avoir un kilo de poisson, aujourd’hui c’est impossible. Le kilo de poisson coûte 1500 Fcfa, vous pouvez constater la différence. Cela fait le double du prix habituel”, déclare une ménagère.
Difficile d’avoir une explication précise sur les raisons de la flambée du prix de ce produit. Toutefois, un revendeur rencontré au marché Sandaga tente de donner une explication: “ Il faut comprendre que si le prix du poisson connaît une hausse, c’est parce qu’on a un seul importateur au Cameroun, Congelcam. Les grossistes vendent cher et nous sommes obligés de répercuter sur le consommateur pour avoir une petite marge. Il faut que les contrôleurs de prix descendent chez ces grossistes. Question de les punir”.
Difficile de rencontrer un importateur de poisson. “ Ils sont tous partis à la rencontre du ministre du Commerce pour la série de concertations engagées depuis cette semaine… ”, explique un autre revendeur. Le kilogramme de viande de bœuf connaît aussi une hausse depuis la fin de la crise. Il est passé de 2.200 à 2.600 Fcfa. Ce qui suscite aussi l’émoi et surtout la colère dans les ménages.
Toutefois, les ménagères peuvent se réjouir de la baisse considérable des prix de certains produits sur les marchés.
Le prix de la tomate a dégringolé de 18 000 à 5 000 Fcfa pour ce qui est du cagot. Le tas de tomate varie entre 100 et 500. Le sac de riz qui coûtait 20 000 Fcfa, a chuté et varie entre 14 500 et 15 000 Fcfa. L’huile de palme peut s’acheter à 550 Fcfa le litre au lieu de 950 Fcfa. Des prix pour la plupart des cas qui font la joie des ménagères. “ Nous sommes un peu satisfaits de cette baisse des prix. Les commerçants vendent maintenant à des prix raisonnables. Moi, j’ai pris un cageot de tomates à 5 000 Fcfa. Ce n’était pas le cas il y a deux semaines ”, nous confie une ménagère rencontrée sur le marché.
Source: Le Messager
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