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Coopération Cameroun/Etats-Unis
(30/08/2005)
Coopération Cameroun/Etats-Unis pour le développement en zone rurale.
Par Roland TSAPI
La salle de conférence de la préfecture du Koung-Khi à Bandjoun a servi de cadre le mercredi 24 août à la cérémonie de prestation de serment de 23 volontaires du Corps de la Paix américain, après un stage de 9 semaines dans les Pme et les établissements scolaires à Bafoussam et ses environs. En présence du Sg de la province Bilong Bapes et de quelques autorités administratives du département, Robert L. Srauss, directeur du Corps de la Paix a indiqué que depuis 43 ans de présence au Cameroun, ils ont fait venir pour cette année et pour la première fois “ des volontaires qui vont introduire les nouvelles techniques de l’information dans les lycées et collèges des zones rurales. ” Ces volontaires, dont 12 exercent dans l’enseignement et 11 dans le développement des petites et moyennes entreprises auront à servir “ loyalement selon les lois des Etats-Unis et la réglementation camerounaise ” pendant deux ans dans les domaines des mathématiques, des sciences, de l’informatique, de l’éducation sur le Vih Sida ainsi que dans le développement des petites et moyennes entreprises.

Le revers du rêve américain.

L’objectif du programme corps de la paix institué aux Etats-Unis depuis 1961 est essentiellement de transférer les connaissances dans les pays sous développés, de porter la culture américaine dans tous les coins du globe et ramener la culture d’ailleurs aux Usa. Les candidats au corps de la paix sont au moins des diplômés de l’enseignement supérieur (graduate from college) dans des domaines précis. C’est parmi ces candidats faisant preuve de bonne capacités d’adaptation que sont choisis chaque année les Volontaires. Pour Ata Cisse, une volontaire, “ chacun de nous a amené avec lui son expérience de la vie, sa compétence et sa connaissance des Etats-Unis pour partager avec les Camerounais. ” Ils ont aussi amené avec eux la crainte de l’inconnu, crainte qui est aujourd’hui dissipée et ils semblent parfaitement adaptés, comme le confirme David Tiomajou, directeur de formation : “ ils ont appris à vivre avec le délestage et les petits agréments quotidiens auxquels font face les Camerounais. Certains ont même appris à biper avec leur téléphone portable. ” Ce qu’il faut craindre dans ce brassage culturel, c’est l’effet inverse que vont avoir ces volontaires sur les Camerounais. Ils sont considérés par l’opinion moyenne comme des modèles, le rêve, ne serait-ce que par leur provenance. C’est cette considération qui amène les chefs traditionnels de l’Ouest à brader à tout va la culture et la tradition dont ils sont les garants, en leur attribuant des titres de notoriété ou en leur offrants des symboles de royauté auxquels n’importe quel fils du terroir n’a généralement pas accès. Mais l’aisance avec laquelle ces “ gars des States ” vident les bouteilles de bière devant les bars à Bafoussam conforte aussi les Camerounais dans leurs habitudes éthyliques, avec toute la perversité incidente.

Source : Le Messager



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