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Rencontre d'Olivier Cheuwa, artiste gospel afro-optismiste
(19/02/2013)
Olivier Cheuwa est de ceux-là que la musique a passionné depuis leur plus tendre enfance. Ayant eu sa révélation devant Sister Act, il chante aujourd'hui des chansons d'optimisme et de partage. Bonaberi.com est allé à sa rencontre
Par Rédaction Bonaberi.com
Olivier Cheuwa
Olivier Cheuwa
S'il fallait résumer Olivier Cheuwa par deux titres, ce serait sans doute avec Persévère et Africain. Le premier, chanté dans de nombreuses églises à travers le monde, montre l'optimisme résolu du Camerounais dans le message qu'il veut passer. Le second démontre ses attaches avec ses terres natales. Olivier Cheuwa est de ces artistes proches de la plume qui partage quelque chose à travers sa musique. Rencontre avec un artiste accompli

Bonjour, pouvez-vous vous présenter à nos internautes ?
Salut tout le monde je suis Olivier Cheuwa, auteur-Compositeur interprète originaire du Cameroun, qui vit au Canada depuis 22 ans. Aujourd’hui je chante de la musique Gospel, de la Soul funk Groove avec un message universel qui d’espoir et d’encouragement.

Votre passion pour la musique : hasard de la vie ou intuition de naissance ?
Dans ma famille, la musique a toujours été présente : mon père Bassiste à temps perdu, ma mère toujours en train de chantonner, j’ai grandi avec la musique...

Vous émigrez au Canada à l’âge de 16 ans pour continuer vos études de médecine ; comment avez-vous fini dans la musique ?
C’est vraiment la passion, quand je suis tombé sur le film Sister Act, je me suis vu faire ça ! je me suis inscrit dans une chorale, tout a commencé à partir de là !!!

Cette étape a-t-elle été douloureuse ou bien vous avez reçu le soutien des vôtres ?
Ce n’est jamais facile quand tes parents te voient faire la médecine et non chanter. Ça n’a pas été facile ; il y a eu des conflits. Mais quand le rêve est fort on n’y peut rien.

Quand les amis de mon père lui ont dit que j’avais quelque chose, il a alors un peu considéré la chose. De mon côté, étant un garçon un peu fonceur je me suis battu pour qu’on ait confiance en moi et Dieu merci mes chansons faisaient du bien aux gens, ça a beaucoup aidé.

Très vite, vous vous dirigez vers le gospel… Avez-vous été influencé par l’Amérique du Nord, où ce style musical est très populaire ?
Jeunes, on allait souvent à l’église et comme je vous l’ai dit, le film sister Act a été le véritable déclencheur : chanté à l’Américaine ça m’a personnellement touché. Le choix n’a donc pas été difficile, surtout que je baignais dans cette culture nord-américaine.



Vous ne faites pas que du gospel, mais aussi de la soul ou du R&B. Parlez-nous de votre univers musical.
Tout à fait. Mes inspirations me viennent de ma foi en Dieu, de la vie de tous les jours, de mes voyages et rencontres, de mes origines africaines que j’essaye de partager avec beaucoup d’optimisme. Cet optimisme et cette inspiration me viennent sûrement de ma foi, cette foi qui m’aide à affronter le quotidien. J’aime parler de tout, mais surtout de voir le bon côté des choses dans la vie
Que représente la musique pour vous ?La musique est mon essence, elle m’apporte beaucoup, faire de la musique est ma plus belle thérapie, heureusement que je l’ai !

Vous avez sorti un album de 12 titres en 2009, Mon idéal. Parlez-nous de cet album.
C’est un album intime, empreint d’espoir. Chaque titre est une conversation que j’ai avec celui qui écoutera ; je parle de l’espoir, de mes doutes qui sont ceux de tout le monde, de l’Afrique dont je suis issu, de la séparation, des retrouvailles, du manque d’amour paternel, de l’envie de faire la fête. C’est vraiment un album de rencontre avec l’autre.

Que ce soit dans le gospel ou la soul, vous passez un message d’encouragement, de réconfort. Est-ce pour véhiculer ce message à ceux qui vous écoutent ou bien faites-vous référence à votre propre histoire ?
Il y a l’envie de véhiculer ce message d’espoir à celui qui m’écoute à travers mon vécu qui n’a pas toujours été facile. Dire que l’’on peut s’en sortir en parlant des chemins empruntés lors de mes galères pour aider d’autres à surmonter les moments difficiles, c’est tout ça que j’essaye de partager.

Parlons du Cameroun. Avez-vous gardé des attaches avec votre pays natal ?
Oui mon Cameroun ! C’est un beau pays que Dieu nous a donné, je m’informe sur le Cameroun autant que possible grâce à Internet, j’y suis retourné en 2012 après beaucoup de temps, j’y ai encore de la famille. Non on n’oublie pas d’où on vient comme ça (sourire).


Dans Mon idéal figure un titre intéressant, Africain. Pourquoi ce titre ? Quelle est aujourd’hui pour vous la place de l’Africain dans le monde ? Comment doit-il s’affirmer ?
Ce titre « Africain »est un titre de prise de conscience. L’une des raisons qui a influencé mon départ du Cameroun est parce qu’on nous a toujours montré que la vie était meilleure en Europe. Ce mensonge a fait que nous avons négligé le bâtissage et l’entretien de nos maisons, de nos pays en attendant ce grand jour où nous partirions en occident ! Après avoir été 22 ans à l’extérieur de mon continent j’ai constaté que l’Occident où je vis où je me retrouve des fois pas bien intégré ou mal traité s’enrichit à partir des richesses naturelles de mon Afrique.

Paradoxe n’est-ce pas ? C’est cet éveil de conscience qui m’a poussé à poser ma plume sur ce sujet et j’ai plein d’autre chose encore à exprimer à suivre. L’Africain aujourd’hui doit se prendre en main et arrêter d’accepter le dernier rang en reconnaissant sa valeur, parce que Dieu n’a créé aucun homme au-dessus d’un autre.

Nous sommes tous égaux. C’est la religion et la politique qui nous ont menti en utilisant l’inégalité pour asservir les minorités. L’Africain doit s’affirmer en sachant déjà qu’il a de la valeur, qu’il a un rôle central à jouer dans cette tournure du 21e siècle. Nos dirigeants doivent être au service du peuple, de son développement et pourquoi pas se servir si le travail est bien fait…

De l’Afrique, passons au Cameroun. Avez-vous gardé des attaches avec votre pays natal ? Souhaitez-vous vous y produire un jour ?
Oui je suis en contact assez souvent avec le pays, j’y suis retourné l’année dernier pour 2 concerts j’espère y retourner assez régulièrement.


Suivez-vous la musique camerounaise d’aujourd’hui ? Qu’en pensez-vous ?
Je la suis un peu. La musique camerounaise se modernise avec la jeunesse , mais il reste à faire au Cameroun qui est un pays bourré de talents. Il doit refaire ses structures et permettre aux jeunes comme moi à l’époque de s’épanouir artistiquement.

Une question plus personnelle, qui intéressera sans doute certaines de nos internautes : le cœur d’Olivier Cheuwa est-il à prendre ?
Il y en a une qui a frappé fort, je me suis endormi. Lorsque je me suis réveillé j’étais papa alors je suis resté, ça va faire 10 ans aujourd’hui. Je suis papa et mari, ça va être difficile de prendre mon cœur (sourire).

Comment se procurer vos titres ?
Ma musique est accessible sur les plateformes de téléchargement :
- Itunes
- MusicMe
- Deezer

Nous arrivons au terme de cette interview. Un dernier mot pour nos internautes ?
Ça été un plaisir partager ce moment avec vous et j’espère qu’il vous donnera envie de connaître ma musique ; j’encourage chacun à vivre son rêve, on a tous des talents et Dieu n’a oublié personne !

Découvrir Olivier Cheuwa dans la rubrique musicale Bonaberi.com



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