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Quatre minutes pour tuer Djomo Pokam
(18/02/2009)
Le film de l'arrivée de l'étudiant tué au Hilton en 2006 a été projeté hier au Tgi du Mfoundi à Yaoundé.
Par J.B. K (Quotidien Mutations)
Juimo Monthe est le principal accusé dans l'affaire Djomo Pokam.
Juimo Monthe est le principal accusé dans l'affaire Djomo Pokam.
Il n'a donc pas fallu plus de quatre minutes pour précipiter la fin des jours de Djomo Pokam, si l'on en croit l'expert requis par le tribunal, Chrétien Talelo, qui a décrypté les films réalisés par les caméras de sécurité de l'hôtel Hilton de Yaoundé. Et c'est la seule chose sur laquelle les parties semblaient finalement d'accord au terme de l'audience d'hier.

A la question du procureur de la République l'expert Talelo explique en effet que entre l'arrivée et le moment où Djomo Pokam (ou sa dépouille) a été défenestré, il s'est passé six minutes et quarante cinq secondes. Et entre le moment où il est rentré dans l'ascenseur et l'heure de sa chute : quatre minutes et deux secondes. C'est donc à 11h 16mn et 45s que le corps de Djomo Pokam a probablement touché la façade vitrée qui constitue la façade du rez-de-chaussée du Hilton, estime M. Talelo.

Sur les films venus du Hilton, on voit en effet l'arrivée de l'étudiant qui se renseigne auprès de deux employés de l'hôtel dont l'accusé François Tabué Fotso. Durant deux minutes, il se renseigne auprès de ceux-ci et à la réception des lieux qu'il ne connaît visiblement point. Il doit s'y prendre à deux reprises pour savoir le chemin qu'il devra emprunter après avoir utilisé le téléphone interne de l'hôtel.

Qui a-t-il appelé ? Le système de téléphonie interne de l'hôtel n'enregistre pas les appels, indique l'expert. Au grand dam des avocats de la défense qui tiennent à faire mentionner cette carence dans le cahier des juges. Pareillement, on ne saura pas pour le moment si quelqu'un a pu ouvrir une autre porte, à partir du huitième étage, en dehors de la 815.

Pour l'expert en effet, l'intérêt qu'il y a à souligner que seule la porte 815 a été ouverte par l'accusé Arnold Eboubidja dans le temps où Djomo Pokam se trouvait à l'hôtel, réside en ce que cette porte se trouverait sur la trajectoire de la chute du corps.
Selon l'expert, c'est dans la zone qui jouxte la porte 815 que le meurtre a pu se produire. M. Talelo dit même qu'il est " hautement probable " que ce soit là que le crime se soit produit. Dès lors, l'un des trois juges demande à l'expert qui témoigne pour l'accusation : " Pour vous, il s'agit donc d'un crime ? " Réponse : " Puisque [la victime] monte vivante et descend morte. " Dans la même veine, ni l'expert, ni les deux témoins de l'accusation - des employés actuel ou ayant quitté le Hilton - n'ont pu démonter l'avocat de la défense qui estimait qu'en dehors de cette fameuse porte 815, une autre porte a pu être ouverte de l'intérieur à l'étage où le crime se serait commis.

Le directeur général du Hilton, le directeur chargé de l'informatique dans l'hôtel où sont gérés les systèmes informatiques qui permettent aussi bien la gestion des clients que l'ouverture électronique des chambres, n'ont donc pas accepté l'hypothèse que la défense fait valoir. Et si quelqu'un avait ouvert une porte de l'intérieur, ce qui n'aurait pas permis d'enregistrer dans le registre informatique cette ouverture comme dans le cas de M. Eboubidja qui, lui, ouvrait de l'extérieur avec une carte de service ?

Une question " éminemment importante " selon l'avocat d'Arnorld Eboubidja, à laquelle la suite des débats demain mercredi 18 février devra permettre d'apporter de nouveaux éléments de réponse. Car, avouent les responsables du Hilton, un mois avant l'affaire, l'hôtel entamait l'installation de caméras de surveillance. Ce qui explique pourquoi depuis son entrée dans l'ascenseur, le 21 août 2006 à 11h12mn et 43 secondes, on n'a plus entendu ni vu Olivier Djomo Pokam qui aurait donc, en quatre minutes, subi nombre de brûlures et une défenestration.



Source: Quotidien Mutations


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