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Production : Le Cameroun abandonne ses sociétés rizicoles
(22/04/2008)
Depuis la libéralisation, seule la Semry fonctionne difficilement alors que la Soderim n'existe plus au Cameroun.
Par Jacques Bessala Manga
Variétés de riz
Variétés de riz
Les chiffres invitent à la réflexion. En 1975, le Cameroun produit 80% de la consommation nationale du riz. En 2007, le Cameroun est obligé d'importer près de 90% de ses besoins en riz.

Ces chiffres sont ceux de l'Institut national de la statistique (Ins). Dès lors, une question se pose : que s'est-il passé pour que la tendance s'inverse radicalement trente ans après ? Le fait c'est que la Société d'expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua (Semry), la Société de développement de la riziculture dans la plaine des Mbo (Soderim) dans la province de l'Ouest, l'Upper Wun Valley Development Authority (l'Unvda) dans la province du Nord-Ouest et des riziculteurs privés produisaient et commercialisaient le riz.

Toutes les sociétés ci-dessus citées ne fonctionnent plus. A l'exception de la Semry qui coordonne, comme elle le peut, les rizicultures de Maga et Yagoua dans le Mayo-Danay.
Pour Pascal Nkwe Makongo, président de l'association Conseil rural pour le développement de l'agriculture et la pêche (Cordap), les problèmes ont commencé lorsque la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (Fmi) ont imposé l'ajustement structurel et la libéralisation du commerce au Cameroun. " Cette politique a contribué à la mort programmée de la production locale du riz et a conduit par la suite à la privatisation des sociétés de développement du secteur agricole ".

Au total, il existe 240 000 ha de surface arables pour la culture du riz au Cameroun. Mais à ce jour, seuls quelques hectares sont cultivés. Les périmètres de la Semry situés dans la province de l'Extrême Nord peuvent permettre l'exploitation de 13 000 ha par an. Selon le directeur de la Semry, Marc Samatana, la production de la Semry a une fois de plus chuté l'an dernier. " 4 000 ha seulement ont été cultivés en 2007, ce qui a produit 5,6 tonnes par hectare ", affirme-t-il. En 2008, l'on note une légère hausse de la surface exploitée en 2007. " Nous avons déjà exploité 5 000 ha depuis le début de l'année et d'ici la fin d'année, nous pouvons atteindre 10 000 ha ", relève Marc Samatana, qui avoue que l'un des problèmes de la Semry aujourd'hui c'est la vétusté et le manque du matériel. Malheureusement, le paddy (riz non décortiqué) produit à Maga et Yagoua n'est pas consommé par les Camerounais. Il est exporté au Nigeria voisin. Par manque de décortiqueuse ! Ce qui n'était pas le cas en 1985, lorsque la Semry produisait 100 000 tonnes, affirme Marc Samatana.

En ce qui concerne la Soderim, elle s'est éteinte après le désengagement de l'Etat. " [i Avec l'avènement de l'ajustement structurel, l'Etat s'est désengagé de la Soderim. Et comme c'était un projet piloté conjointement par le Cameroun et la Chine, les Chinois sont partis. L'ex-ministre de l'agriculture, Jean Baptiste Yonke], qui a été le seul directeur cette société, a résisté quelques années après le désengagement de l'Etat, mais a fini par se lasser et a abandonné ", raconte Pascal Nkwe Makongo.



Source: Le Jour Quotidien


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