Actualités
Derniers articles
News
Société
Faits Divers
Sports
People
Potins de Stars
Portraits
New Tech
Santé
CAN 2008

Discussions
Forum
Chat

Culture
Sciences et éducation
Femmes et beauté
Point de vue
Souvenir
Histoire

Littérature
Contes
Poésie
Livres

Initiatives
Associations
Bons Plans

Divers
Humour
Galeries photos
Liens

 Accueil     Forum     Chat     Photos     Musique     Vidéos     Qui sommes-nous?   Contact 
 S'inscrire à la newsletter  
Google Sur
Accueil > News > Faits Divers
 
 
Des militaires violent et tuent une Camerounaise? (03/04/2008)
Les compagnons d’infortune de la malheureuse, abattue en Guinée Equatoriale, ont dû l’enterrer.
Par Dorine Ekwè
 Publicité 
 
 
Ils sont tous unanimes. L’affaire a débuté le 10 mars dernier aux environs de 11h du matin. Ce jour-là en effet, confie Jean Pierre Guiama, dans une lettre adressée au préfet du département de la vallée du Ntem à Ambam : "J’ai été interpellé par les militaires d’Anyizok [localité équato-guinéenne, Ndlr] qui m’ont dépouillé d’une somme d’un million cinq cent mille francs Cfa, mon téléphone portable, mes vêtements et 25 bacs de citrons ". Ce que confirme Minsomo Antoine, un autre commerçant. Titulaire d’un laisser-passer d’une semaine, il s’est vu brutaliser par des militaires équato-guinéens. "Lorsque je leur ai présenté mes pièces d’identité, ils y ont accordé peu d’importance et les ont déchiré. Ils m’ont fouillé et m’ont pris trois cent quarante six mille francs Cfa. Ils m’ont ensuite tabassé et injurié".

Comme le précise Yves Roland Nga Efo, une dizaine de camerounais se sont retrouvés au poste de police d’Anyizok. Parmi eux, cinq filles. " Sur ces cinq filles, seules deux sont sorties de là avec nous. Pour les trois autres, nous ne savons pas exactement ce qu’elles sont devenues. Tout ce que je puis dire avec exactitude, c’est qu’il y en a une, Lili à qui les militaires en question ont demandé de les suivre aux environs de 23 heures. Le lendemain matin, elle était décédée et ils nous ont demandé de l’enterrer. Ils nous ont donné des houes et des machettes pour que nous creusions la tombe. A cet endroit, il y avait plusieurs autres tombes ", raconte Jean Pierre Guiama.

Le lendemain, les rescapés de cette aventure sont ensuite conduits dans différents postes de police avant d’atteindre le poste frontière de Kyé-ossi, en territoire camerounais. Ils se sont ensuite précipités chez le préfet du département de la vallée du Ntem pour raconter leur mésaventure. Joint hier par téléphone, le préfet a reconnu avoir rencontré ces personnes. "Ils étaient assez meurtris et m’ont raconté leur histoire. Malheureusement, je ne pouvais rien faire d’autre que les écouter.

Je leur ai demandé de rédiger des plaintes que j’ai renvoyées au consulat du Cameroun en Guinée équatoriale. C’est tout ce que je pouvais faire. Etant donné que c’est une affaire avec un pays voisin, il est important d’être prudent". Malheureusement, nous n’avons pas pu joindre le consul du Cameroun à Bata pour savoir quelle suite a été réservée à ce dossier. Seulement, des sources proches du ministère de la Défense où les plaignants se sont également adressés, on affirme que la situation a été prise en main. Et le préfet de la vallée du Ntem d’affirmer; "Nous avons également saisi nos collègues par rapport à cette situation.

Ce qui est vrai cependant, c’est que ces commerçants subissent des mauvais traitements. Leurs documents de voyage sont déchirés ou leurs marchandises sont toujours arrachés" On se souvient qu’au mois de décembre 2007, des camerounais établis à Bata en Guinée équatoriale ont été pourchassés et dépouillés de leurs bien à la suite d’un braquage perpétré par des assaillants en uniforme militaire et à bord d’embarcations qui sont entrés dans la ville par le marché central et ont quadrillé le centre urbain en tirant en l’air.

Avec une extrême rapidité, ils ont attaqué deux banques. La Ccei Bank de Guinée Equatoriale et la Société générale de banque de Guinée Equatoriale ont ainsi été pillées. Selon le consul du Cameroun à Bata, à ce moment, croire Justin Joël Abessolo, plus de 500 Camerounais s’étaient réfugiés dans les locaux du consulat. Presque autant s’étaient abrités également dans les locaux de la représentation diplomatique du Nigeria où tous les ressortissants de ce pays ont eux aussi trouvé asile. Dans les quartiers, de nombreuses attaques à la machette ont été également signalées.
 
 Publicité 
 
Source: Quotidien Mutations
 
Discussion: 20 bérinautes ont donné leur avis sur cet article
donnez votre opinion sur l'article, ou lisez celle des autres
 
 
 
 
 


Réagir à l'article
  Récents
CAN/Mondial : Otto Pfister sort sa liste
Un Camerounais en centre de rétention
Cameroun : le trafic de bois continue de prospérer
Johnny Hallyday expulsé du Cameroun
Camfoot : meilleur site d’informations
Biyiti bi Essam censure Ama Tutu Muna
Cameroun : L'inceste, ou la loi du silence
Cameroun : Un incendie ravage six boutiques
Cameroun : Yves Michel Fotso encore à la PJ
Nouveau forum disponible
Cameroun : Actualité des basketteurs de l'étranger
Cameroun : Samedi noir à la CMC
Cameroun : Paul Biya et Amadou Ali font le point
Mort d'Ebenizer Folefack Tsonta : Des Camerounais en colère défilent en Belgique
Cameroun : Actualité des camerounais de l'étranger
Cameroun : accident à Bonabéri
Chantal Biya reçoit Miss Cameroun
Changement d'entraîneur à Barcelone
Cameroun : Pas de libération pour Abah Abah
Cameroun : Le Dg de Delta Petroleum assassiné devant sa fille