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CPP/Manidem/Upc: la décision du Minat divise
(23/07/2018)
es formations politiques dont les responsables ont été désignés par Paul Atanga Nji n’entendent pas se laisser faire.
Par Rédaction:

La lettre ouverte du Cameroon People’s Party (CPP), adressée au ministre de l’Administration territoriale (Minat), Paul Atanga Nji, est assez explicite de la position qu’adopte ce parti, suite à la lettre-circulaire du Minat destinée aux gouverneurs des régions et signée mercredi dernier. Tout de go, le CPP dénonce « l’ingérence (du Minat, Ndlr) dans les affaires de [notre] parti ». Le parti dit n’avoir été ni notifié, ni informé par un fonctionnaire du Minat, des différends en son sein.

Pour ce dernier, il est hors de question de respecter les termes d’une lettre qui attribue la présidence du parti à Samuel Tita. Surtout qu’« aucune base légale ne vous donne le droit d’entrer dans le fonctionnement interne d’un parti et de désigner ses dirigeants ou représentants légaux », peut-on lire. Ladite lettre précise également que « par décision du conseil national du CPP, Samuel Tita a été exclu le 29 mars 2018.

Il n’a donc ni la légalité, ni la légitimité de parler ou d’agir au nom du parti. Nous ne sommes pas dupes de vos manœuvres et ne sommes pas impressionnés », indique la note qui précise que le parti reconnaît à sa tête Edith Kahbang Walla.


Du côté du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem), Dieudonné Yebga ne décolère pas. Le président de l’une des deux factions du Manidem indique que « la direction de [notre] parti a été élue par son congrès de mai 2015 ».

Bien plus, ajoute-t-il, « le prédécesseur de Atanga Nji a reconnu cette décision. L’ancien Minatd a été informé du statut de Anicet Ekanè depuis le 29 juillet 2017 », argumente Dieudonné Yebga, qui rappelle que Anicet Ekanè, ainsi que plusieurs autres cadres, avaient été exclus du parti. Il déplore également le fait que depuis le mois de mai, le parti dont il a la charge l’a saisi en vain pour une demande d’audience.
La décision du Minat ne fait donc pas frémir. Un son de cloche similaire retentit à l’Union des populations du Cameroun (Upc).

« La décision du Minat n’a aucune valeur juridique. C’est une manœuvre de bas étage visant à nous fragiliser dans [notre] objectif de poursuivre [notre] candidature de l’Upc véritable.

Nous verrons bien si ce communiqué sera pris en compte par Elecam, parce que nous avons déposé [notre] dossier. Si Elecam rejette [notre] dossier sous le prétexte de la lettre-circulaire du Minat, nous saurons quoi faire. Nous allons donc continuer à fonctionner comme on le faisait avant », tranche Malangue Yeke, membre du Comité directeur de l’Upc et mandataire de la candidature de Habiba Issa à la présidentielle 2018.

Par Blaise Djouokep


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