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Cameroun : Les coupeurs de route sévissent à Mbandjock (10/11/2008)

Près d’une centaine de personnes dont un député Rdpc ont été dépouillées par des malfrats.
Par Jean François Channon (Le Messager)
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Les coupeurs de route travaillent à plein régime en ce moment
Les coupeurs de route travaillent à plein régime en ce moment
émoignages recueillis auprès des victimes de cette agression, cette attaque des coupeurs de routes a eu lieu vendredi 7 novembre 2008 aux environs de 16 heures sur le tronçon reliant la ville de Mbandjock à la chefferie de Ndjoré, sur la nationale n°I. “ [i Ces gens [coupeurs de routes, Ndlr] étaient lourdement armés. Ils avaient des fusils d’assaut, tels que les Kalachnikov et les pistolets automatiques. Ils s’exprimaient en foufouldé. Mais aussi dans un français approximatif. Certains étaient cagoulés et d’autres pas. Il s’agissait des jeunes gens dont l’âge variait entre 20 et 30 ans] ”, relate l’une des victimes, Mvindi Obama Gaston, député Rdpc de la Haute Sanaga.

Ce dernier rentrait de Nkoteng et voulait rallier Yaoundé après les festivités du 6 novembre. Il est ainsi tombé dans le piège des coupeurs de route qui avaient déjà immobilisé une cinquantaine de véhicules : des cars de transports, des camions gros porteurs venant ou allant entre autres, vers les pays voisins que sont le Tchad et la République centrafricaine. Mais aussi des véhicules de particuliers. L’attaque aurait duré une heure. Le temps de dépouiller les chauffeurs des véhicules immobilisés et leurs occupants de leur argent et autres objets de valeur tels que les bijoux et les téléphones portables. “ Ils ne brutalisaient pas les gens.. Après, ils sont repartis vers les rails du chemin de fer et vers le fleuve Sanaga. Ils étaient à pieds,”, se souvient l’honorable Mvindi Obama Gaston.

Un expatrié blanc, responsable d’une société forestière basée à l’Est Cameroun, aurait ainsi vu sa mallette pleine d’argent emportée par ces malfrats. Tout comme quatre autres expatriés employés de la Sosucam qui venaient de Yaoundé ont perdu, selon leurs témoignages, près de 12 millions de Fcfa au cours de cette attaque. Sans oublier tous les camionneurs qui ont été minutieusement fouillés et dépossédés de ce qu’ils avaient comme argent. Après leur forfait, les coupeurs de route ont volontairement consenti à libérer la nationale n°I. Ils se sont ainsi fondus dans la nature avec leur butin. Laissant sur place leurs victimes tétanisées dans un désarroi indescriptible.
 
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L’alerte a été donnée quelques temps après par les victimes elles-mêmes qui ont pu joindre Mbandjock. Mais la brigade de gendarmerie de cette ville n’a que cinq éléments dont deux étaient effectivement au contrôle à la sortie de la ville, sans savoir que les coupeurs de route opéraient à moins de 5 km de leur poste de contrôle. Une fois alertés, les deux gendarmes sont arrivés sur les lieux sur une motocyclette. Mais il se faisait tard. Les bandits étaient déjà partis. Tout comme le renfort dépêché de Yaoundé par le secrétaire d’Etat à la défense chargé de la gendarmerie, Jean Baptiste Bokam qui se trouvait à l’Extrême-Nord.

Jusqu’à samedi 8 novembre 2008, les éléments du Groupement d’intervention rapide de la gendarmerie nationale procédaient toujours au ratissage de la zone de l’attaque et même de toute la région de Mbandjock et ses environs. Mais sans grand succès jusqu’au moment où nous mettions sous presses. C’est la troisième fois en trois ans, que les coupeurs de route attaquent dans cette zone précise de la nationale n°I. L’une des fois, c’est l’honorable Etong Hilarion, vice président de l’Assemblée nationale et député de la Haute Sanaga, qui était tombé dans les filets de ces coupeurs de route. Aujourd’hui, c’est au tour de son collègue Mvindi Obama d’en être victime. Après l’attaque d’Ahala à l’entrée de Yaoundé il y a quelques jours par une autre bande armée, aujourd’hui ce sont les coupeurs de route qui se retrouvent du côté de Mbandjock située à moins de 100 km de Yaoundé…
 
 
 
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