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Bilan de la gratuité des antirétroviraux
(08/05/2007)
Le point une semaine après l’ouverture
Par Panapress

A l’Hôpital central de Yaoundé, notamment, le Dr Charles Kouanfack, chef de service de l’Hôpital du Jour et ses agents ne savent plus où donner de la tête devant le flux des malades. Cette unité gère quelque 3.500 malades désormais assurés d’avoir un accès gratuit aux médicaments, ce qui n’était pas le cas avant la décision du ministère de la Santé publique.

Selon le Dr Kouanfack, il arrivait qu’un malade ne puisse pas débourser 3.000 francs CFA pour acheter ses médicaments tous les mois, surtout que bon nombre d’entre eux avaient perdu leur emploi et étaient abandonnés par la famille. Merlin M., un séropositif qui se soigne à l’Hôpital du Jour, se dit soulagé par cette mesure, mais souhaite un renforcement du service de l’hôpital pour que les malades puissent être servis plus rapidement.

Le constat est le même à l’Hôpital de l’Eglise protestante de Djoungolo, un quartier de Yaoundé, où les malades du SIDA suivis dans le centre font des queues interminables depuis le 1er mai pour se procurer leurs médicaments. La décision du ministre de la Santé a poussé beaucoup d’autres personnes à savoir leur état sérologique parce qu’elles savent qu’elles peuvent désormais se soigner gratuitement.

Une mesure nécessaire mais encore insuffisante

Henriette T. est séropositive, veuve et mère de trois enfants. Son mari est décédé de SIDA. Elle vit de la vente de beignets et regrette que la mesure n’ait pas été prise huit années plus tôt, car, estime-t-elle, son mari serait peut-être encore en vie. "La maladie avait affaibli mon mari, restaurateur, qui ne travaillait plus et tous les mois nous dépensions en moyenne 200.000 FCFA pour acheter les ARV et les examens, ce qui a fini nos petites économies", témoigne-t-elle.

Roger Dihemine, Président du conseil d’administration du Réseau camerounais des Personnes vivant avec le VIH/SIDA (CANEP), salue cette mesure du gouvernement. Il estime cependant que le gouvernement peut mieux faire en rendant également gratuits les examens semestriels de suivi biologique qui coûtent 7.000 FCFA depuis janvier 2006.

"Nous, les PVVS, sommes déjà assez vulnérables et discriminés dans la société ; pour cela, nous méritons une prise en charge totale et gratuite en ce qui concerne le SIDA, d’autant plus que les maladies opportunistes, qui sont aussi très dans dangereuses pour notre santé, ne sont pas prises en charge gratuitement par le gouvernement", souligne-t-il.

Les chiffres au Cameroun

Selon le Comité national de lutte contre le SIDA (CNLS), le taux de séroprévalence au Cameroun est de 5,5%.

Seulement, 55.000 malades sur les 75.000 recensés étaient sous ARV à la fin de l’année dernière dans les 18 centres de traitement agréés dans tout le pays.

Depuis 2005, le traitement contre le SIDA est gratuit pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 15 ans, alors que le coût des examens semestriels de suivi biologique a été ramené de 18.000 à 7.000 FCFA en janvier 2006.




Source: Afrik.com


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