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Interview du Mannequin Marina ALIMA
(05/12/2006)
Bonaberi.com est allé à la rencontre de Marina Alima, jeune mannequin camerounaise, la perle rare de la mode camerounaise.
Par Rédaction

Rédaction: Bonjour Marina ALIMA, tu es un jeune mannequin camerounais qui évolue positivement sur la scène camerounaise et africaine. Qu’est-ce qui t’a poussé dans le monde de la mode, à faire des défilés ?

Marina ALIMA : D’abord un gros bisou a tous les lecteurs de la rédaction (sourire). A la base, j’aime la beauté. Je crois que la femme africaine, et plus encore la femme camerounaise, est très belle et que notre mode africaine est pleine de richesses culturelles qui ne demandent qu’à être valorisées dans le monde entier. Des mannequins noirs comme Iman et Naomi Campbell sont les exemples à suivre.

Avec quel styliste camerounais et africain préfères-tu travailler ? Et à quel événement de mode as-tu déjà participé ?

En réalité je les aime tous. De nombreux stylistes et couturiers africain font un travail magnifique. Des stylistes camerounais comme Martial TAPOLO, ANGEL, Anguy HAIF, Armstrong LOGA, Jemman, MOKAF et Ali DIONGUE. Cela a été une réelle joie pour moi de travailler avec des stylistes africains comme KORO du Burkina Faso, Gretta LUCE de Côte-d’Ivoire et également ALPHADI du Niger. De plus, participer à des défilés de mode au Cameroun et en Afrique m’a permis d’acquérir plus d’expérience et de maturité. Des événements tels le FIRMA, AFRIQUE AZIMUT, AFRIQUE COLLECTION, EQUINOXE et PROMOTE 2005 m’ont beaucoup enrichi en tant que mannequin et personne.

Tu travailles pour Megane Fashion Agency International dont Roger MILLA est le parrain. Parle-nous un peu ton parcours dans ton agence ?

Je me souviens du jour où en plein centre-ville à Yaoundé, une fille de l’agence m’avait proposé d’être mannequin. Alors par curiosité, j’ai participé à des sélections et depuis j’y ai pris goût (rires).

Quelles sont les difficultés auxquelles on fait face dans le métier de mannequin au Cameroun ?

De prime abord, le métier de mannequin au Cameroun est considéré comme un sous-métier. Beaucoup l’assimilent à de la prostitution et les mannequins comme des filles faciles. Les promoteurs culturels et agences publicitaires exploitent notre image, et nous payent très mal. Ailleurs, en Afrique de l’Ouest par exemple, les mannequins sont mieux payés et traités. A l’étranger encore, ils deviennent présentateurs d’émissions télévisées ou acteurs de film, ce qui n’est pas le cas au Cameroun.

En parlant d’acteur, tu dois jouer aux cotés de Joe ATEBA surnommé « The Unbeatable », un grand champion d’arts martiaux africain dans un film d’arts martiaux camerounais/africain Money Bag « The 1st true African Martial Arts Movie » du cinéaste camerounais Aurélien Henry OBAMA (lire l’interview du cinéaste camerounais apparu a bonaberi.com le 11 sept. 2006) qui jouera le rôle du Klive Muntumbe, le méchant du film. Tu joues le personnage de Lydia, une jeune fille radieuse, amoureuse du héros et kidnappée par le méchant pour récupérer son sac d’argent. Est-ce que ce n’est pas là un rôle stéréotypé de la femme ?

Pour un premier rôle, c’est une chance pour moi. Déjà toute petite j’ai rêvé de pratiquer les arts martiaux, j’avais fait un peu de taekwondo à l’âge de onze ans mais ma famille m’avait empêché de continuer. Mais comme le dirait Aurélien, « où il y a la bête, il y a toujours la belle ». Je crois qu’en réalité ce sont nous les femmes qui, dans le film, sont les véritables héroïnes. Parce qu’en fin de compte dans l’histoire, c’est pour nous que les hommes se battent. En plus le méchant est polygame et c’est une de ses femmes qui le pousse à être méchant lorsque l’autre cherche à l’emmener à Dieu. Les femmes sont au centre du scénario du film même si les protagonistes se battent pour un sac d’argent. Le cinéma est une école, je crois qu’avec le temps je pourrais jouer des rôles plus denses et complexes. Et pourquoi pas comme Sharon Stone ou Kim Basinger (sourire) ?




Et que penses-tu d’Aurélien Henry OBAMA et Joe ATEBA les vedettes du film Money Bag (www.ngulproductions.com/moneybag)?

Aurélien est un grand frère pour moi, un homme très simple, qui sait écouter les autres, communiquer et partager sa passion. Il est très ouvert, c’est un homme qui comprend les femmes. Il m'a choisi non seulement pour mon physique, mais aussi pour mon coté enfant, innocente et un brin tête-en-l’air, je crois (rires). Il voulait que je partage ma joie de vivre avec les autres dans le film. Pour Joe, il a le charisme d’une vraie star de film d’action. Il est très fort physiquement et aussi très humain. Et malgré ses titres de champion d’arts martiaux, il reste très humble. Il me rappelle un peu Big Def, le talentueux rappeur avec qui je chante en duo dans la bande originale du film Money Bag. Je ne pensais pas qu’un rappeur camerounais puisse être aussi doué.

Alors tu chantes aussi ? As-tu eu d’autres projets avec des artistes musiciens camerounais ? Penses-tu sortir un album musical ?

Oh vous savez, chanter est une chose merveilleuse. Pour ce qui est des projets, j’ai travaillé et chanté avec quelques artistes musiciens camerounais tels que Lady PONCE, MESSI, Parole SOSTHENE et le groupe musicale MACASE. Ceci dans des studios de musique comme ACTIV’MUSIC, Salem Studio ou Sound Art Studio. En ce qui concerne l’album, je travaille sur certaines chansons pour mon premier album avec le soutien de NGUL Productions (www.ngulproductions.com). Ce sera un mélange de styles africains, beaucoup plus world, et chanté en français et en anglais avec un afro beat en langue Ewondo. La date n’est pas encore choisie pour la sortie officielle dans les bacs, je la prévois pour 2008, pendant ou après le sortir du film Money Bag par exemple. Pour le moment mes études de Droit sont ma priorité.


C’est vrai que tu es aussi étudiante à la Faculté de Sciences Juridiques et Politiques de l’Université de Yaoundé II à Soa ? Comment t’en sors-tu entre toutes ces activités ?

(Sourire) Vous savez, la vraie beauté est celle de l’âme et du cœur. Une vraie artiste est aussi intelligente. Mes études ont une place importante dans ma vie. Je dois préparer mon avenir. Le métier de mannequin est en général de courte durée, c’est pourquoi il faut penser à la suite.

En parlant d'avenir, quels sont tes plans futurs ?

Créer ma propre ligne de vêtements. J’envisage d’en réaliser pour des classes d’âge et sociales différentes. Sinon devenir un mannequin, chanteuse et actrice confirmée sur la scène internationale. Mon rêve est de chanter avec Richard BONA ou Lukua KANZA. Et enfin, aider les enfants démunis dans le monde entier en soutenant des organisations mondiales en faveur de leur bien-être. Puisse les moyens me le permettre, toujours est il que je reste optimiste : Dieu ne fait pas tous les dons à un seul homme.

Les causes humanitaires semblent beaucoup t’intéresser ?

Je n’ai jamais supporté l’injustice ou l’exploitation des autres. C’est pourquoi j’ai été très sensibles aux efforts et au grand cœur de Laetitia Halliday qui n’ayant pu connaître le bonheur d’être mère, a choisi de devenir un maman pour les enfants du monde entier. Son combat avec l’UNICEF est véritablement admirable ! Et je pense que nous les artistes, avons un rôle à jouer face à l’injustice qui prévaut encore dans bien des parties de notre belle planète.

Une dernière question, Marina. Combien de demandes de mariage reçois-tu par jour ? On sait que les jolies jeunes femmes mannequins sont toujours très courtisées ?

Une bonne centaine par jour (rires) ! Vous aurez compris que je suis célibataire. C’est le revers de la médaille. Mais vous savez, ce ne sont pas des demandes sérieuses en général.

Bien Marina. Nous vous remercions d’avoir bien voulu nous consacrer quelques minutes de votre temps en répondant à toutes nos questions.

C’est moi qui dis merci à la Rédaction. C’est une joie pour moi de rencontrer Bonaberi.com dont je suis une fidèle lectrice. Je fais un très gros et tendre câlin à tous les bérinautes.


Pour tout styliste Camerounais ou étranger désireux de travailler avec Marina ALIMA, la contacter par l’email: alimamarina@hotmail.com ou par téléphone +237 767 27 24 ou +237 943 33 02.


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