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Santé : les dangers de l’informel
(05/12/2006)
L'Etat s'en va en guerre contre les dangers de l'informel dans le secteur de la santé.
Par Essama Essomba

C’est sans doute l’une des conclusions à tirer d’une instruction du ministre de la Santé publique datant de juin 2006 relative à la fermeture immédiate d’un centre de santé de la structure dénommée " Dr Dewah and Bros Modern Traditionnal Clinic ", centre ouvert au quartier Mokolo à Yaoundé.

Pour expliquer son instruction, le ministre de la Santé publique affirme avoir été informé de " l’exercice illégal de la médecine et de la pharmacie " dans la structure sus-évoquée. Mettant en garde, à dessein, les éventuels clients de cette structure, il a indiqué que " les activités qui y sont menées représentent un véritable danger pour la santé des patients reçus ".

Le ministère de la Santé publique a eu, à maintes reprises, à faire procéder à la fermeture de centres de santé privés ou d’officines pharmaceutiques dont le fonctionnement a été jugé illégal. De même, dans le but de protéger la santé des populations, il a entrepris dans le passé des actions parfois spectaculaires de destruction des pharmacies du trottoir et de stocks de médicaments entrés illégalement au Cameroun et distribués par des vendeurs ambulants en ville comme en campagne.

Les résultats mitigés de ces actions ont sans doute montré les limites de leur efficacité. Car malgré la ferme volonté et la détermination affichées par les pouvoirs publics, on observe encore que les pharmacies du trottoir ont pour ainsi dire pignon sur rue, que se créent et fonctionnent des centres de santé qui ne répondent pas toujours aux normes en vigueur. Pour des raisons économiques, géographiques ou sociales, de nombreuses personnes recourent au " médecin " ou guérisseur du quartier ou du village, à la pharmacie du trottoir pour avoir accès aux soins de santé.

La prolifération des GIC santé est à cet égard une réponse souvent inadéquate à une demande forte et pressante. Entre les pharmacies du trottoir, les centres de santé illégaux et les charlatans ambulants, la santé de nombreux " clients " est ainsi menacée par des pseudo-praticiens qui en ont fait un fonds de commerce.

Les pouvoirs publics ont du pain sur la planche. Il leur faut lutter contre ces réalités qui persistent malgré les efforts accomplis dans la couverture sanitaire nationale. Pour cela, il faudra sans doute encore sévir contre de nombreuses formations sanitaires illégales qui pourtant fonctionnent toujours. Cependant, les populations elles-mêmes doivent aussi prendre pleinement conscience des dangers de l’informel dans un domaine, la santé, où on ne risque pas seulement son argent, mais surtout sa vie.


Source: Cameroon Tribune


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