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Félix Moumié : histoire d’un crime
(30/05/2006)
Un documentaire sur l’assassinat du leader politique permet au public camerounais de le redécouvrir.
Par Josiane R. Matia

... revient sur un épisode peu connu de la répression exercée par la France coloniale au Cameroun. Genève, 1960. Félix Moumié, un des leaders de l’Union des populations du Cameroun (UPC), déjeune avec William Bechtel, un pseudo-journaliste. Quelques heures après, il décède dans une clinique. Empoisonnement au thallium, communément appelé " mort aux rats ". 45 ans plus tard, Frank Garbely raconte pourquoi ce crime n'a jamais été puni.

La justice genevoise connaissait l’ assassin : William Bechtel, agent réserviste des services secrets français. Ce dernier sera arrêté en 1975 avant de bénéficier d’un non-lieu. La Suisse n'a pas bougé, sous pression de la France qui redoutait que la " sale guerre " qu'elle menait au Cameroun ne soit mise à jour.

Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Pendant 25 ans, des " crimes de guerre " ont été commis au Cameroun sans que l'opinion publique ne soit alertée. Selon le film, Plus d'un demi-million de personnes auraient ainsi été déportées, torturées et exécutées. Au-delà du meurtre de Félix Moumié, c’est l’histoire de l’UPC et du maquis qui est remise à jour.

Une page sombre de l'histoire que le film de Frank Garbely documente pour la première fois. Et ce, à travers les témoignages de Marthe Moumié, épouse du leader, Pierre Mesmer, de l’avocat Jacques Vergès, du colonel Maurice Robert (ancien chef des services spéciaux SDECE), d’un chef traditionnel Bamiléké ou encore de Maurice Delauney, ancien administrateur de la ville de Dschang. Ce dernier parle, avec le sourire, d’un camp où étaient enfermées près de 800 personnes.

On pourra reprocher au documentaire de 52 mn de ne pas donner la parole aux responsables Camerounais de l’époque. Mais on retiendra la foule d’informations qu’il contient et l’émotion qui s’en dégage. Comment rester insensible devant la détresse de Marthe Moumié qui découvre que le corps de son mari, enterré à Conakry (Guinée Conakry) a disparu ? " Il faut que la jeunesse camerounaise sache ce qui s’est passé, qu’elle connaisse l’histoire de son pays ", répète-t-elle entre deux sanglots.


Source: Cameroon Tribune


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