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Les chauffeurs de taxi persistent
(31/03/2004)
Un syndicat de chauffeurs de taxis s’inquiète des désordres provoqués par les chauffeurs de taxis dans les rues de Douala.
Par Stéphane Tchakam



L’unanimité est progressivement en train de se faire sur le comportement affiché par les chauffeurs de taxis à Douala. Un bon nombre de taximen n’en font plus qu’à leur tête depuis la fin de leur grève dans la capitale économique. L’indiscipline prend des proportions inquiétantes et l’un des syndicats s’en est ému, qui a lancé, vendredi dernier, une campagne de sensibilisation à l’intention de ses membres. Qu’est-ce qu’on observe dans les rues de Douala ? Les chauffeurs de taxis se livrent plus que jamais à la surcharge, au nez et à la barbe des policiers. Certains brûlent allégrement les feux pour garer leur véhicule n’importe où. Les autres automobilistes ne sont pas en reste puisque certains se transforment en " clando ".

Le Syndicat national des chauffeurs de taxis-cars-autobus et assimilés du Cameroun (Sn-Chautac) dans les tracts qu’il distribue aux chauffeurs de taxi écrit : " La liberté n’est pas le libertinage. Respectons le code de la route. Respectons les panneaux. Respectons les usagers. Respectons les feux tricolores. Evitons le dépassement à droite. Evitons la surcharge. Evitons les arrêts abusifs. Pensons à la vignette unique ". Président départemental du syndicat pour le Sn-Cahutac, Robert Feumba explique qu’il est " question de montrer à l’opinion que le chauffeur de taxi peut être responsable de lui-même. Pour ce qui concerne directement les nôtres, nous voulons expliquer le bien-fondé des mesures prises par le gouvernement récemment et mettre les mettre en garde parce que le gouvernement pourrait très bien reprendre de la main droite ce qu’il a donné de la main gauche ".

A l’issue du débrayage d’il y a deux semaines, le gouvernement avait décidé de réduire les contrôles de police. Bien d’autres mesures avaient été prises pour apporter des solutions aux doléances des taximen. Depuis lors, la présence de la police est plus discrète dans les artères de Douala. Il y a quelques jours, les taximen ont coupé Douala du Sud-Ouest et de l’Ouest du pays après un grave accident de la route dans lequel l’un des leurs avait trouvé la mort. Ce n’est qu’au bout de plusieurs heures que la circulation a été rétablie et les usagers pensent que si la police avait été là, l’on aurait pas connu de tels désagréments et autres manques à gagner. Depuis lundi, le délégué provincial de la Sûreté nationale pour le Littoral Ondo Jean Joel a fait le tour des commissariats et autres postes de police de Douala pour remobiliser les troupes. Il faudra bien que la police reprenne du service pour que l’on évite la chienlit.

Source : Cameroon Tribune


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