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Sur le trottoir : Takala et Muyenga
(16/01/2006)
Takala : Bonne année, mon bien cher. Tu as suivi le discours de fin d’année du chef de l’Etat. Tu penses quoi ?
Par Le Messager







Takala : Bonne année, mon bien cher. Tu as suivi le discours de fin d’année du chef de l’Etat. Tu penses quoi ?
Muyenga : Je ne suis pas obligé d’en penser quoi que ce soit. Par contre, j’ai un souhait, ou plutôt une prière que je voudrais partager avec toi, pour le peuple camerounais.

Takala : C’est peu ordinaire ça. Serais-tu devenu prêtre ou pasteur entre Noël et Nouvel an ?
Muyenga : Prier Dieu fait partie des droits de chacun. Ça peut même devenir une obligation en cas d’assistance à peuple en danger.

Takala : Ok ! Si je peux te suivre, pourquoi pas ? Après tout, il y a dans ce pays beaucoup de gens, y compris les partis politiques, qui commencent la moindre réunion entre eux par une prière, indifféremment dite par un musulman, un chrétien ou un païen. Alors…
Muyenga : Ils ont raison. C’est Dieu qui a dit que là où les êtres humains se réuniraient entre eux en son nom, il serait au milieu d’eux.

Takala : D’accord, allons-y vite parce que nous avons beaucoup à nous dire.
Muyenga : recueille-toi, et prions. Ô Dieu tout puissant, de nos oreilles, nous avons entendu nos pères raconter les merveilles que tu fis pour eux. C’est pourquoi, des profondeurs de la misère, nous crions vers toi, afin de solliciter délivrance. Faites, Seigneur que toute autorité contraire à ta volonté et au bien-être de ton peuple soit détruite dans notre cher et beau pays au cours de l’année 2006.
Faites, Seigneur que ton peuple qui est au Cameroun soit purifié des infestations des forces démoniaques. Arrache-nous aux maléfices et sortilèges des fétiches, aux sorciers, aux envoûteurs, aux sectes sataniques, à l’hypnose collective du pouvoir diabolique… Nous te prions, Seigneur, non pas de faire mourir les ennemis de ton peuple qui s’acharnent à détruire la jeunesse, avenir de ce pays, mais de les mettre hors d’état de nuire. Inspirés par Satan et les esprits maléfiques, ils sèment la maladie et la ruine, la terreur et la mort. Ne respirant que la haine, la jalousie et l’envie, ils détruisent la santé mentale et physique des personnes, leurs affaires, leur commerce, leur culture, l’entente et la paix des familles. Sauve notre pays, Seigneur en mettant un terme à cette insolence de Satan et ses serviteurs. Amen.

Takala : Ma parole ! Tu aurais pu devenir prêtre. Je ne comprends pas que tu aies choisi la délinquance.
Muyenga : On ne choisit pas la délinquance. C’est la société qui transforme en délinquants les hommes que Dieu a créés pour continuer son œuvre. Tu ne vas pas me dire que les humains naissent éthyliques ou homosexuels. Ils le deviennent par la perversion diabolique de la société.

Takala : Vous aimez beaucoup accuser le diable. Et pourtant, à ce que j’ai appris, Dieu aurait créé l’homme libre et responsable.
Muyenga : Oui, mais, faible aussi. Et c’est pourquoi nous devons tout le temps le prier pour qu’il nous protège contre Satan son ennemi, qui nous fait souffrir par jalousie.

Takala : Le jour de Noël, j’ai entendu l’archevêque de Yaoundé dénoncer les pratiques sataniques des homosexuels et des gens qui assassinent des enfants pour boire leur sang, des parents incestueux, etc.
Muyenga : C’est le moins qu’on puisse faire dans notre pays aujourd’hui contre une perversité qui s’impose de plus en plus comme l’ultime voie pour conquérir le pouvoir politique, la richesse financière et la puissance sociale. Pour justifier la création de la femme, Dieu dit : il n’est pas bon qu’il soit seul, donnons-lui une compagne. Il aurait sûrement un dessein pour le couple mâle et femelle.

Takala : Et on peut supposer que ce dessein était la procréation, puisqu’il leur dit ensuite : “ multipliez-vous ”.
Muyenga : Parfaitement. Par conséquent, on devrait considérer l’homosexualité comme un crime contre l’humanité, dans la mesure où, manifestement, elle est la négation systématique de la procréation. Et indirectement l’extinction de la race humaine.

Takala : L’autre jour, j’ai entendu un bien pensant comme toi qui disait que l’homosexualité est un signe patent de la dégénérescence de l’homme vers l’animalité. Et ça m’a rappelé cette légende d’un chef d’Etat africain qui copulait avec une chienne à la recherche de l’énergie nécessaire pour conserver son pouvoir. Quel scandale si c’était vrai !
Muyenga : Ce ne serait un scandale que pour toi et moi. Pour les adeptes des sectes et pratiques sataniques, l’obsession du pouvoir (politique) comme moyen sûr d’enrichissement justifie et banalise tous les crimes. C’est comme cela que des gaillards cinquantenaires ou plus, ministres, directeurs et… parfois hommes d’église ne s’offusquent pas de porter des couches comme des bébés parce qu’ils n’ont plus de muscles anaux, et peuvent faire “ kaka ” dans leur pantalon.

Takala : Voilààààà ! Je comprends maintenant le sens d’une publicité que j’ai lue l’autre jour à Yaoundé derrière le cinéma “ Le Capitole ”. On avait écrit : “ arrivage de couches pour adultes ”. La question que je me pose est celle-ci : les marié(es) qui entrent dans ce système pour jouir du pouvoir ou s’enrichir font quoi des épouses ou époux qu’ils avaient déjà ?
Muyenga : Je suis sûr que tu en connais beaucoup et tu peux donc leur poser la question. Ma question à moi est tout autre. Comment des homosexuels, vivant entre eux, peuvent-ils revendiquer le droit d’adopter un enfant ? Ne voulant et ne pouvant pas faire des enfants, de qui veulent-ils adopter les enfants et pour leur donner quel sens de l’amour ? Et si cette adoption n’était qu’une couverture pour pédophiles ?

Takala : C’est trop triste ce dont nous parlons-là. Et je crois que tu as raison de parler d’une menace sur l’humanité. Je n’ose pas imaginer l’avenir d’un pays qui serait seulement peuplé d’homosexuels, de pédophiles et d’incestueux !…
Muyenga : Tu comprends pourquoi il faut prier le Dieu créateur afin qu’il épargne notre pays d’une telle calamité. A l’inverse, nous devrions prier aussi pour que naissent de plus en plus nombreux dans notre pays, des enfants prodiges comme Samuel Eto’o Fils, dont tu as dû lire à Noël, deux pages d’interview dans le journal Le Messager.

Takala : J’en ai entendu parler, mais, je n’ai pas pu l’avoir. Que dit-il au fait dans cette interview pour que tu en sois ainsi marqué ?
Muyenga : J’ai le journal dans mon sac et je peux t’en lire quelques passages. Par exemple celui : “ Si je pouvais faire en sorte que le plus pauvre des Camerounais qui se réveille le matin dispose de 1000 F cfa (2 dollars) pour pouvoir manger, je serais sans doute l’homme le plus heureux du monde (…) Mais je vais vivre et travailler pour cela. Je vais travailler dur ; prendre tout l’argent des Européens s’il le faut, et le ramener au Cameroun ”. Quel dirigeant camerounais peut-il prendre un tel engagement devant l’Eternel ? Au contraire, le leitmotiv de nos dirigeants, de la base au sommet, est de prendre tout l’argent des Africains pour envoyer en Europe. Jusqu’à ce que le plus pauvre des Camerounais qui se réveille le matin n’ait même plus 500 F cfa (1 dollar) pour manger.

Takala : Ce que tu dis n’est pas vraiment vrai pour tous nos dirigeants, mais, il faudrait comme tu dis, qu’il y ait beaucoup plus de dirigeants qui puissent penser comme Eto’o Fils. Je suis sûr, ceci étant qu’il a dû dire bien d’autres choses, et je souhaite que nous y revenions à notre prochaine rencontre. Bonne année encore !








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