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Tala André marie célèbre ses 35 ans de musique
(06/12/2005)
André Marie Tala était à Yaoundé, 30 ans après avoir dit «Je vais à Yaoundé». Il y a célébré ses 35 ans de carrière musicale Samedi dernier...
Par Jules Romuald Nkonlak
Tala André Marie, artiste de légende
Tala André Marie, artiste de légende
André Marie Tala était à Yaoundé, 30 ans après avoir dit «Je vais à Yaoundé», le titre de l'une de ses chansons les plus connues. Celle qui a clôturé justement, samedi au petit matin, le premier spectacle marquant la célébration des 35 ans de musique de l'artiste.

André-Marie Tala est allé à Yaoundé. Mais là, personne ou presque ne l'attendait. Un public assez maigre a fait le déplacement du Palais des congrès. Le lendemain, au campus de l'université de Yaoundé I où le second spectacle était attendu, il n'y avait rien.


Même pas une affiche annonçant l'événement. Et des étudiants complètement ignorants de ce qu'il y avait quelque chose de prévu en ces parages. Une situation inimaginable pour un événement comme celui-là, pour un artiste de la dimension d'André-Marie Tala.

Une raison d'avoir «honte d'être camerounais», comme l'a si bien dit Ekambi Brillant, compagnon de longue date de l'artiste à l'honneur, et qui n'a pas hésité à venir lui faire cette fête que beaucoup d'autres ont boudée: public et sponsors.

A l'ouverture du spectacle de vendredi, André-Marie Tala a exprimé sa déception. Il a avoué avoir menacé de ne pas se produire et, finalement, par respect pour ceux qui sont venus, il a choisi de donner le meilleur de lui-même, en pensant très fort à ce qu'il y avait lieu de faire pour relancer la musique camerounaise.

«On se demande pourquoi la musique camerounaise est en train de s'essoufler. Il faut montrer que la musique est toujours là.». Sur le plateau, parmi les artistes qui se produits, figuraient certains dignes fils des anciens André-Marie Tala et Ekambi Brillant, à savoir le batteur et percussioniste Brice Wassy, le saxophoniste Jimmy Mvondo et le pianiste Justin Bowen.

Tous, ainsi que Sam Fan Thomas et Yondo Sister, ont contribué à fabrication d'un spectacle de bonne facture de bout en bout, qui a tenu éveillé le public, lui arrachant même fort régulièrement des applaudissements nourris. Yondo Sister a fait constater au public de Yaoundé qu'elle avait gardé intacts ses talents de danseuse.

Beaucoup plus athlétique certainement que Sam Fan Thomas qu'elle a choisi pour l'accompagner à la guitare pendant son tour de chant. Mais ceux qui connaissent bien Sam Fan Thomas ont tout de même pu relever que lui aussi avait gardé cette façon de danser le makassi, qui lui est restée collée à la peau.

Comme le rouge à lèvre de l'une des chansons à succès d'André-Marie Tala. Une chanson réclamée à cor et à cri par le public et que l'artiste a dû se résoudre à chanter.

Répertoire

Certaines chansons étaient en effet attendues : Sikati (avec la guitare d'André-Marie Tala et le saxophone du jeune Alain qui a ravi le public), Qui peut y croire, Tu m'as menti ou encore Black woman. Les autres chansons du riche répertoire du musicien camerounais ont également séduit le public : Binam, Mother Africa, Alekop, Tamo...

Le duo entre André-Marie Tala et Ekambi Brillant a constitué un grand moment, une occasion, bien rare, de voir sur scène deux des plus grands noms de la musique camerounaise, deux personnes qui ont porté cette musique hors du pays et qui aujourd'hui s'attristent de voir un pays «où on aime la musique, mais où on n'aime pas les musiciens.» Ekambi Brillant l'a dit et le public l'a acclamé.

Mais pour ce spectacle d'inauguration de la célébration des 35 ans de carrière d'André-Marie Tala, il était trop tard, le mal était fait. Un mal aussi grave que le paludisme et le sida qui déciment les populations locales et que le chanteur a décidé de combattre à sa façon.

Il a placé cette célébration sous le signe de la lutte contre le vih-sida et a déclaré: «chaque fois qu'on m'invitera pour le paludisme ou pour le sida, je serai là». Pour que vivent les Camerounais. Leur musique aussi.


Source : Mutations




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