Ce à la suite de blessures provoquées par des coups de couteaux qu’il a reçus dans la poitrine. Le 13 mars 2008, les signes sont encore visibles. Dans la cour de la maison familiale où s’est déroulée la scène, l’indignation est perceptible chez les populations. “ Wèèh ! ”, “ C’est pas possible ”… s’exclamen-t-on. Les traces de sang maculent encore la cour. Un couteau de cuisine, arme du crime, selon des témoignages, est posé à côté de la mare de sang séchée. Les babouches de la victime, rougies par son propre sang, complètent le tableau.
Le voisinage affirme que Clébert a succombé à deux coups de couteaux administrés par sa compagne, Patricia, de son vrai nom, Ebengue Barbine, vingt-quatre ans. “ Ils s’étaient disputés toute la journée [12-03-08, ndlr]. Elle lui reprochait de ne lui avoir pas offert le pagne du 8 mars. Après une forte dispute, Il voulait aller prendre de l’air. Mais elle n’a pas démordu et l’a suivi dans la cour ”, raconte Sidoine, petite sœur de la victime. Un témoin a assisté à la scène alors qu’elle allait prendre une douche dans les toilettes externes. “ Je l’ai vu sortir un couteau qu’elle avait caché dans son pagne et asséné rapidement deux coups du côté gauche à son compagnon qui a été pris de court. Ca c’est passé très vite. Il est immédiatement tombé et la femme s’est jetée sur lui en criant ‘au secours venez me sauver, il va mourir, non ne le laissez pas mourir…’ Elle essayait de boucher les trous qu’a formé le couteau avec ses deux mains, mais le sang ne faisait que jaillir. Je n’en croyais pas mes yeux ”, témoigne cette voisine.
L’arme du crime avait été soigneusement limée la veille par la petite sœur de la victime. “ J’ai limé le couteau la veille pour découper l’Okok. Lorsque je suis revenue le soir pour achever la découpe, le couteau avait disparu. Malgré mes interrogations aux membres de la famille, personne ne savait où il était passé y compris elle. Je ne l’ai revu que imbibé de sang à côté de mon frère ”, explique t-elle. Les voisins et la famille de la victime alertés par les cris de Patricia arrivent trop tard. “ Ça c’est passé très vite. Dés que j’ai entendu sa compagne crier, je suis sorti. Il était étendu par terre et elle était imbibée de son sang. Ses yeux s’étaient déjà retournés, la bouche était béante, le corps inerte. Les voisins ont confirmé qu’il était déjà mort ”, poursuit Sidoine, en sanglots.
La population habituée à la vindicte populaire a épargné la dame. “ Nous savons qu’elle a un bébé de trois mois. De plus, elle est handicapée du pied gauche. Si on la tabassait on pouvait la tuer. Le bébé étant déjà orphelin de père, risquait de ne plus avoir de parent du tout. Nous avons donc eu pitié d’elle. Nous l’avons juste forcé à le conduire avec nous aux urgences de l’Hôpital central, mais c’était peine perdue ”, mentionne un autre voisin.
Source: Le Messager
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