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Rencontre : Kyde Music, label par Jean Patrick Ketcha
(01/03/2013)
Jean Patrick Ketcha est le créateur du label Kyde Music, en passe de sortir un maxi de 7 titres. Bonaberi.com est allé à sa rencontre
Par Rédaction Bonaberi.com

Bonjour, pouvez-vous vous présenter aux internautes de Bonaberi.com ?
Bonjour je suis Jean-Patrick, créateur du label Kyde Music, marque déposée de la société Kyde Korp, jeune entreprise à capitaux privés 100% camerounais.

Parlez-nous de votre passion pour la musique.
En réalité j'ai très peu de choses à dire dessus; je suis un auditeur, mélomane, banal. Je peux écouter de la musique commerciale autant que de la musique classique plus intimiste. Tout genre de musique qui me ferait "ressentir" quelque chose aurait une place de choix dans ma playlist. En réalité, on peut dire que je ne suis pas un passionné de musique, mais plutôt un passionné de talent ou de sensations.

Vous avez sorti un maxi de 7 titres, parlez-nous de cette collaboration.
Avant tout, je voudrais juste préciser que nous sommes en train de travailler sur ce maxi de 7 titres. Ce qui est extraordinaire pour le novice que je suis est que si ça ne tenait qu'à moi et pas à un cahier des charges défini, on ferait un album de 10 titres au moins ! (rires)

Plus sérieusement, il y a au moins 3 raisons à la naissance de cette collaboration:

- Au départ je me suis faite cette double réflexion personnelle (et peut être commune au fond) selon laquelle la musique venant de l'extérieur me faisait vibrer plus que la musique camerounaise elle-même, alors que le Cameroun est un concentré de talents. Ll faut faire rayonner ces talents.
- La volonté de faire passer des messages et valeurs à une jeunesse aujourd'hui en manque de repères sous une forme qui lui est familière. En effet chaque chanson a un thème précis, et des paroles qui en sont déclinées. Pas de mots orduriers communs à la musique actuelle. La première chanson disponible à l'écoute, t's easy, a pour thème le travail; pour résumer le message qu'on a voulu passer est que "seul le travail paye, c'est aussi simple que ça, c'est aussi facile que de compter de 1 à 4". Nous ne nous posons pas en donneurs de leçons, mais nous pensons que la musique doit participer à l'éveil de la jeunesse camerounaise, facteur indispensable du développement de notre beau pays et continent.
- Enfin, pour de réussir cette mission il fallait réunir des talents ! J'ai donc réuni quatre artistes de très grand talent: Achalle 1er vainqueur de l'émission Star de demain, Larry et Mabelle membre du fameux groupe BAAM, et une star en devenir Dp boy (l’un des meilleurs danseurs du Cameroun). Je ne sais pas si c'est le patron de label qui vous parle ou le fan de musique, mais je les trouve Exceptionnels.

Le parti pris artistique est de faire bouger les consommateurs partout où ils se trouvent! Est-ce de la musique commerciale ? Est-ce la musique technique? Je ne sais pas, mais en tout cas quand je l'écoute, la casquette de CEO va se cacher RAPIDEMENT, pour que je puisse "enjoy" moi même avec émotion! Chacun ressent ce qu'il veut.


L'identité musicale camerounaise doit être novatrice et s'adapter à son nouveau public

Il y a 20 ans, la musique camerounaise se voulait traditionnelle. Makossa, bikutsi, assiko… Laissent peu à peu la place aux nouvelles sonorités, notamment les musiques venues du Nigeria et maintenant du Ghana. Comment voyez-vous la musique camerounaise dans le futur ?

Comme pour toute chose que nous devons produire, il ne faut en aucun cas oublier nos racines. Le Makossa a fait danser toute l’Afrique pendant une vingtaine d'années... Les musiques plus récentes comme le coupé décalé ou maintenant l'Azonto et autres n'auront pas cette aura. En revanche, le Makossa qui est une musique typiquement camerounaise avait les qualités pour conquérir les dance floor du monde. Aujourd'hui ce n'est pas le cas...mais demain ça le sera forcément car comme pour tous les autres domaines la jeunesse camerounaise est bourrée de talents (Jo A, Irma) et saura faire ce qu'il faut.

Leader de la musique en Afrique à l’époque, le Cameroun a pris du retard et est critiqué par les mélomanes car il a travesti sa musique pour copier les rythmes venus d’ailleurs. Que faut-il faire pour que le Cameroun se recrée une identité musicale ?

L'idée selon laquelle la musique est faite pour les mélomanes est quelque chose que je rejette. Ainsi que je l'ai dit précédemment: à chacun d'apprécier un rythme et savoir comment il vibre dessus! L'identité musicale camerounaise n'a pas disparu! Nous avons toujours Petit Pays et toute la "joyeuse sauvagerie" qu'on peut ressentir dans les rythmes bikutsi à la mode...En bref, l'identité musicale camerounaise existe et est bien présente. Simplement il faut qu'elle soit plus novatrice, qu'elle s'adapte à son nouveau public qui est branché sur le monde.


Toucher le monde africain et mondial

Peut-on vivre aujourd’hui de la musique au Cameroun ?
Il est devenu difficile de vivre de la musique partout dans le monde. La vente de singles ne rapporte pas beaucoup. Donc un artiste camerounais ne gagnera pas beaucoup, même s’il exporte. En revanche dans la vente de places de concerts et autre prestations live, l'artiste, s'il est un bon show man fera ressentir des émotions particulières. Mais au Cameroun il y a très peu de salles de spectacles et trop peu de sponsors pour appuyer les promoteurs de spectacles. Donc on peut dire effectivement qu'il est difficile de vivre de la musique au Cameroun...

Quelles sont vos ambitions personnelles ? Quel est le public que vous comptez toucher ?

Comme dit un célèbre personnage de Dessin animé, mon ambition est " le Monde, LE MONDE " ! (rires)
Plus sérieusement, faire un bon maxi de 7 chansons qui va faire son chemin et trouver sa place dans le paysage musical africain et mondial.


Comment se procurer votre maxi ?
Toutes les infos seront disponibles quand il sera fin prêt. Vous pouvez écouter l'un des titres, It's Easy

Nous arrivons au terme de l’entretien. Un dernier mot pour les bérinautes ?
Un extrait de notre premier son: " stop to palapala, life is no magic, seul le travail paye mes frères et soeurs" et Merci à tous pour votre soutien futur, nous tacherons de ne pas vous décevoir.


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