Omar Bongo
Une nouvelle plainte pour « recel de détournement de biens publics » a été déposée à Paris par deux ONG de défense des droits de l’homme, contre quatre chefs d’Etat africains. Ceux-ci sont à la tête d’impressionnants patrimoines immobiliers en France. La précédente plainte, classée sans suite par le parquet de Paris l’an dernier, aura au moins permis de dresser l’inventaire de la fortune des biens détenus par les chefs d’Etat africains. Un butin considérable.
Le président du Gabon, Omar Bongo, au pouvoir depuis quarante et un ans, détient avec ses proches, 33 appartements et maisons, dont un hôtel particulier près des Champs-Elysées acheté 18,875 millions d’euros en juin 2007. L’enquête lui a aussi attribué deux appartements de 88 et 210 m2 situés avenue Foch à Paris et un autre de 219 m2 dans le XVIe arrondissement. Sont également visés par la plainte Eduardo dos Santos, président de l’Angola, Blaise Campaoré, celui du Burkina Faso et Teodoro Obiang, de la Guinée équatoriale.
« Ce patrimoine n’a pu être acquis grâce aux seuls salaires des personnes visées », affirment les plaignants, Transparency international et Sherpa, deux ONG de défense des droits de l’homme. Ils souhaitent que le juge d’instruction enquête sur les conditions d’acquisition des immeubles et d’alimentation des comptes bancaires. Mais la prescription des faits, et l’immunité accordée en droit français aux chefs d’Etat en exercice seront sans doute un obstacle à la restitution des fonds publics détournés aux pays concernés.
Vidéo : le patrimoine des chefs d'état en France
Source : France Soir
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