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Littérature: La méthode Biya sur le Gril
(17/11/2009)
Bertrand Teyou, l’auteur de L’antécode de Biya ne va pas du dos de la cuillère pour fustiger les méthodes peu orthodoxes de gestion du Cameroun depuis l’avènement du Renouveau.
Par Bernard Batana (Le Messager)
Bertrand Teyou a écrit un livre sur la gestion du Cameroun par Paul Biya.
Bertrand Teyou a écrit un livre sur la gestion du Cameroun par Paul Biya.
Le régime « a développé un plan d’asservissement du peuple, en brisant tout dispositif de progrès. Par la corruption qui est l’arme la plus redoutable, celle de destruction massive. Celle qui dissimule la responsabilité directe du tyran. ». Toutes les campagnes d’assainissement des mœurs publiques, matérialisées par la bonne gouvernance et « l’opération Epervier » qui consistent à jeter en prison les gestionnaires de la chose publique convaincus de malversations financières, de corruption et que l’auteur qualifie de « valses de parades mesquines », ne sont que vaines. Car, au bout de longues années de « l’opération Epervier, on annonce 2000 milliards volés dans les caisses publiques, perdus dans les couloirs obscurs comme si la mécanique financière, socle de la toute puissance économie moderne était fragilisée ».

Ceci n’est qu’un leurre qui, pour Bertrand Tayou vient distraire tout observateur averti de la gestion de la chose publique, car le problème camerounais est structurel. Il faut canaliser l’économie à travers les outils modernes de la gestion pour être en phase avec la nouvelle donne économique mondiale. Le régime Biya semble voguer à contre courant et l’auteur s’en offusque « Le phénomène le plus retentissant de l’époque Biya est la montée fulgurante du règne de l’informel, vecteur du crime collectif et conséquence de l’incompétence absolue de la gestion du pays (…) l’informel est la pratique par laquelle la corruption devient possible ».

Pour sortir du marasme économique dans lequel est plongé le Cameroun, il faut mettre sur pied une plate-forme de fonctionnement permettant aux communautés de s’épanouir dans leurs différentes initiatives. A ce niveau, l’auteur fait une incursion dans le domaine politique pour s’intéresser d’abord à la personne de Biya responsable pour ainsi dire des maux dont souffre la société : « on a à la tête de l’Etat un homme victime de la tragédie du destin et qui quelque part, comme ses autres concitoyens est dans le train de la mort courant vers le fond du wagon comme vers le bout du tunnel. Il est le plus paranoïde des condamnés ». L’auteur place le lecteur devant un drame Kafkaïen où il présente un personnage pris entre le marteau français et l’enclume de ses concitoyens.

Paul Biya, a un complice naturel qui est l’Etat français. Le palais de l’Elysée, empêtré dans la quête de ses intérêts, se donne le devoir d’être myope à la misère en participant aux insuffisances de gestion par des dons d’apparence généreuse. Malgré la mise sur pied d’un code de procédure pénale, « La traque policière continue, les individus sont persécutés, les domiciles violés, les écoutes téléphoniques banalisées, les correspondances mises au rebut, les medias harcelés, les étudiants à l’agonie. Le Cameroun vit une situation de cambriolage sans fin. Malgré les réparations de surface, la calamité progresse dans la chair et dans les têtes ». Somme toute, notre fierté et notre dignité ont volé en éclats. Comment en sommes nous arrivés là?

Bertrand Teyou semble, en un laps de temps disculper les gestionnaires néocoloniaux de la chose publique pour s’en prendre au colonisateur « Le mal camerounais prend naissance dans la notion de référence à la métropole, instituée depuis des conventions signées ayant hypothéqué l’essentiel de nos potentialités (…) Notre hypothétique stabilité dépend de la générosité des plus nantis (…) Leurs dons sont des vecteurs de dissuasion, l’opium moderne permettant l’exploitation des plus pauvres » Par conséquence, les chemins de l’alternance politico économique passent par l’équilibre entre les trois principales entités de développement qui sont : l’individu, la famille et l’entreprise.


Source: Le Messager


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