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Les populations dans l’enfer des travaux routiers de Bonabéri
(04/11/2009)
Les habitants de Bonabéri, riverains du lieu dit Ancienne route ne savent plus à quel saint se vouer depuis que les travaux de réhabilitation ont commencé sur cette route.
Par Severe Kamen (Le Messager)
Les travaux de réhabilitation de l'ancienne route à Bonabéri, sont un véritable calvaire pour les riverains, qui n'en peuvent déja plus.
Les travaux de réhabilitation de l'ancienne route à Bonabéri, sont un véritable calvaire pour les riverains, qui n'en peuvent déja plus.
En ce moment où le soleil prend le pas sur les pluies, les habitants de ce secteur étouffent sous des tonnes de poussière. Les maisons d’habitation, les commerces et même les plantes ont déjà revêtu la couleur ocre de la terre. Ce tronçon attend toujours d’être réhabilité par la société Satom-Sogea. Le plus tragique, ce sont les voies qui desservent l’intérieur des quartiers. Elles sont dans un état de délabrement avancé. Les nids de poules, les ornières et d’autres ornent ces dessertes. Chaque jour, de nombreuses personnes se lancent courageusement à l’assaut de ce «calvaire» pour vaquer à leurs occupations. « Chaque matin, quand je pense que je vais sortir en empruntant cette voie là, je suis malade. Il y’a même des fois où j’ai envie de ne pas aller à l’école parce que c’est trop dur. Même les bensikineurs refusent d’emprunter ces routes qui sont complètement pourries », confie Sandrine Eba, une élève qui avoue demander la force à Dieu chaque matin afin de surmonter cette dure épreuve.

Pour M. Monkam, un informaticien travaillant à Akwa, « c’est regrettable et même inhumain de laisser les populations dans une situation pareille. Il y a des autorités administratives, des autorités communales et politiques qui habitent ici et qui empruntent ces différentes routes chaque matin ; mais cela ne leur dit rien du moment qu’elles ont leur véhicule. Les autres alors ? ». Pour les habitants de cette cité, la situation qui prévaut maintenant n’est moins grave que quand les pluies tombent ; là, la route se transforme en un vaste bourbier où même les patineurs les plus aguerris ne s’en sortiraient pas. D’ailleurs le calvaire des automobilistes commence au niveau du lieu dit « pharmacie du pont ». Un vaste cratère rempli de boue barre la chaussée à cet endroit. Sur tout le trajet, le même décor est planté. Mais en cette saison sèche naissante, la poussière qui remplace les bourbiers expose les usagers à plusieurs maladies.

Indifférence des autorités

Certains soupçonnent même l’entreprise Satom-Sogéa d’avoir arrêté le travail. Pourtant à quelques mètres du complexe sanitaire Poueabe, six ouvriers cassent les constructions des caniveaux avec une foreuse. « Les populations ne peuvent pas apprécier le déroulement des travaux élaborés avec expertise. Et ce ne sont pas les récriminations des gens qui vont faire à ce que les travaux s’accélèrent sur cette voie. Nous avons un délai d’exécution de 24 mois et au-delà de cela, on peut se plaindre. Pas avant. L’entreprise a des procédures à respecter », répond l’un d’eux. Les travaux de réhabilitation de l’ancienne route Bonabéri (autant que pour ceux de la nouvelle route) sont le fruit de la coopération entre le Cameroun et la France dans le cadre des travaux de réhabilitation des réseaux viviers de la ville de Douala. Et le lot n° 4 qui est ce tronçon est financé par le budget d’investissement public du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat, du C2d et par l’agence française de développement. La durée des travaux est de 24 mois. Mais au rythme où vont les choses, on se demande si ces délais pourront être tenus.

L’autre sujet de préoccupation des populations concerne les caractéristiques de la route. Alors que la plupart des travaux de réhabilitation dans la ville de Douala sont à deux voies (soit environ 14 mètres), celle de l’ancienne route est à une voie pour un montant de quelques 9 milliards Fcfa pour les 3, 8 Km à réhabiliter. Pour certains spécialistes, la voie unique est une aberration car Bonabéri est un passage géostratégique important dans le flux économique de la ville et, partant du pays tout entier. Il sert notamment de passerelle entre le port, la zone industrielle et les régions du Sud-Ouest et de l’Ouest. Raison pour laquelle les usagers se plaignent des lenteurs sur le terrain. Les prescriptions des pouvoirs publics à cet effet sont pourtant claires. Il était question d’engager des travaux d’urgence, par exemple sur la nouvelle route, en attendant de procéder à un travail de réhabilitation complète de cet axe. Razel, adjudicataire de ce lot dont l’enveloppe se monte à 5 milliards Fcfa, n’y a toujours pas satisfait alors que le début des travaux était fixé en début d’année 2009. Ce qui complique considérablement le trafic global dans la zone de Bonabéri, les deux voies étant passablement impraticables avec des populations qui continuent de souffrir le martyre dans l’indifférence totale des autorités.


Source: Le Messager


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