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La CUD démonte un panneau publicitaire à Douala
(09/08/2011)
D’aucuns aiment à parler du Cameroun comme le pays de l’arbitraire, où clientélisme côtoie les cousins anarchisme et corruption. Il se pourrait qu’un jeune entrepreneur camerounais en a fait l’amère illustration il y’a quelques temps.
Par Rédaction
Le panneau publicitaire sur l'immeuble Total
Le panneau publicitaire sur l'immeuble Total
Le théâtre de cette mésaventure se situe à Douala, où le jeune entrepreneur aurait osé comme projet, d’afficher un écran géant à vocation publicitaire, sur l’immeuble du siège de la société Total à Akwa, au carrefour soudanaise. Selon nos sources, l’imprudent aurait en tout cas effectué toutes les démarches relatives à une telle initiative, sans pour autant que ça n’apaise les foudres des éléments de la communauté urbaine de Douala. Les gros bras de la CUD, vendredi 29 juillet, débarquaient avec la ferme intention de démanteler le fameux écran publicitaire, objet du conflit.

Essayons un sursaut dans le passé, pour comprendre l’historique de cette lugubre histoire. Le jeune entrepreneur, dont la société existe depuis quelques années, sous le nom de Business Care, commence les démarches, pour obtenir auprès du MINCOM, un agrément afin de pouvoir poser ses panneaux publicitaires. Agrément obtenu avec les félicitations du Ministre, satisfait de sa prestation au COMICE Agropastoral dernier à Ebolowa, selon nos sources.

Sa société signe encore un contrat d’exploitation avec Total pour exploiter ses installations. L’entrepreneur pose son panneau publicitaire comme convenu avec l’entreprise Total. Quelques temps après, il reçoit une lettre de la CUD, le sommant de retirer ce panneau publicitaire, ou de se rapprocher d’un opérateur de la régie de la ville de Douala pour opérer en toute légalité.

Pour information, l’activité de régie publicitaire à Douala est contrôlée par un groupuscule d’opérateurs, dont on peut affirmer qu’ils jouissent d’un certain monopole. La libre concurrence prônée par les textes de loi, est ici une véritable chimère : 39 agences en communication sont enregistrées à la régie de Douala, 18 sont agréées et 6 seulement ont le droit d’opérer pour des raisons que chacun peut deviner.




Pourquoi parlons-nous de monopôle ici ? Si vous avez l’outrecuidance d’investir dans votre pays dans le domaine publicitaire, tout du moins dans la ville de Douala, la logique serait de créer votre propre société et (puisque c’est désormais ainsi), de la faire agréer à la CUD, si vous répondez aux multiples exigences subjectives du processus. Que nenni. Il vous sera plus probablement, illégalement disons le, remis une liste de sociétés agréées par la ville de Douala (et mieux vaudrait dire le Délégué CUD) avec lesquelles vous êtes dans l’obligation de travailler. Ce jeu complètement illégal, durerait depuis une dizaine d’années, selon une source proche de la CUD. On appelle cela procédure usuelle de marché au Cameroun, en langage courant, on appelle cela du pillage ou du trafic d’influence. On vous passe les détails sur les pourcentages extorqués par ces opérateurs.

L’entrepreneur bien embêté, choisit finalement un opérateur, dans la liste exhaustive fournie par la CUD, et estime donc être rentré dans la « légalité ». Jusqu’au fameux 29 juillet où le sort de sa société a basculé, lorsque le siège de Total était investi d’une armée bien décidée à en finir avec cet écran géant, on pourrait écrire aussi, « écran gênant ».



Que conclure d’une si lugubre affaire ? Que penser du manque à gagner du jeune entrepreneur, quand on imagine les fonds engagés pour une telle activité ? Que comprendre ?

L’entrepreneur n’aurait pas choisi de manière avisée l’opérateur avec lequel il a travaillé ? Dans la liste fournie par la CUD, y’a-t-il des opérateurs préférentiels ? Pourquoi après s’être conformé aux directives de la CUD, Business Care a néanmoins subi les foudres de celle-ci ?
Les interrogations sont nombreuses et l’impression d’injustice est latente. Tout le monde le constate et s’en alarme, mais si vous osez l’indignation, c’est unanimement que les gens vous diront : « le Cameroun c’est le Cameroun ».

A en croire les confrères de Dikalo Tri Hebdo, l’explication est toute trouvée: Business Care n’aurait pas choisi le bon cheval pour son galop d’essai.

Nous n’avons en tout cas pas toutes les informations pour tirer des conclusions, mais force nous est donnée d’admettre qu’une telle hypothèse ne relèverait pas du fantasme.


L'écran géant publicitaire dans toute sa splendeur
L'écran géant publicitaire dans toute sa splendeur



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