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Facebook, Hi5, You Tube, Wikipédia : Les réseaux sociaux et les internautes camerounais
(19/10/2009)
Les réseaux sociaux sont désormais des lieux de rencontre et de promotion commerciale. Rdpc, Adamou Ndam Njoya, Garga Haman Adji, Samuel Eto’o….l’éventail de noms connus est large pourtant ces réseaux sont encore sous exploités.
Par Redaction Bonaberi.com (Anne Mireille Nzouankeu)

Les habitués des réseaux sociaux ne sont plus surpris de recevoir quotidiennement des demandes d’amitié. Même lorsque le nom et le visage sont inconnus, il n’est pas rare que l’internaute accepte cette demande et élargisse ainsi son champ d’amis. C’est qu’en fait, les réseaux sociaux, sont rentrés dans les mœurs des camerounais.

Un sondage récemment effectué dans le but de rédiger cet article révèle qu’environ 75% des sondés ne connaissent pas personnellement toutes les personnes figurant sur leur liste d’amis. Ce chiffre est plus important pour les hommes politiques, les artistes, les sportifs, les hommes de média et les hommes publics en général. Il arrive par ailleurs, qu’un « ami » vous demande : « dans quelle ville vis-tu ? Que fais-tu dans la vie ? Marié, célibataire, des enfants ? » Les plus courageux vont droit au but : « Tu me plais peut-on faire connaissance ? », « Puis-je avoir votre contact ? Je voudrais une interview » ou alors « comment faire pour être recruté dans ta boîte ? »

Les motivations avouées des internautes sont de se faire connaître, de dialoguer avec des proches, de retrouver des amis ou des camarades de classe, de partager un centre d'intérêt ou encore d'élargir un réseau professionnel ou commercial. Jean Atangana, un sociologue camerounais pense pour sa part que « les réseaux sociaux sont très tendance en ce moment. Pour certains, c’est l’endroit où on doit être pour avoir le sentiment d’appartenir à un groupe et même d’exister. Appartenir à un réseau social pour ces personnes, est comme changer régulièrement de téléphone pour d’autres, juste dans le but de montrer aux autres qu’on possède les téléphones les plus coûteux ou les plus sophistiqués ». C’est donc très « tendance » en ce moment au Cameroun : il faut être présent sur la toile.

On se donne rendez-vous sur Skype par exemple, on profite de Facebook pour dire au monde entier qu’on est en ce moment en vacances à l’étranger, qu’on est heureux en couple ou alors qu’on est au volant de sa voiture. Quelques futés y guettent des personnalités pour recueillir des informations. D’autres cherchent l’âme sœur. Les artistes élargissent leur cercle de fan, annoncent de nouvelles parutions et des évènements. Les chefs d’entreprise vulgarisent leurs produits. Les supports de médias glanent de nouveaux lecteurs et téléspectateurs. C’est ainsi que les vidéos publiées permettent par exemple, de voir le journal d’informations de certaines chaînes de télévision. Les nouveaux articles parus sur certains sites internet d’informations sont eux aussi relayés par les réseaux sociaux.




Des réseaux sociaux pourtant peu ou mal exploités

Malheureusement, au delà de la politique de la présence sur internet et du « m’as-tu vu ? », ces réseaux sociaux sont sous ou mal utilisés. Parmi les camerounais présents sur différents réseaux sociaux, on retrouve plusieurs noms connus tels que : Rdpc, président Ahmadou Ahidjo, Adamou Ndam Njoya, Peter Mafany ou encore Garga Haman Adji, le tout premier ministre qui a eu le courage de démissionner du gouvernement camerounais. On y retrouve également des pages pour les grandes villes camerounaises telles que Yaoundé, des pages pour demander la libération de certains détenus Vip, des pages de fans des lions indomptables…etc

Lorsqu’on visite par exemple la page du Rdpc, le parti politique au pouvoir au Cameroun, sur Facebook, il est difficile pour le néophyte de comprendre ce qu’est exactement « RDPC ». La page compte quatre rubriques. Lorsqu’on fait un clic sur la rubrique « Discussion », le message suivant s’affiche « il n’y a aucune discussion ». Dans la rubrique « Photos », on retrouve une seule photo dans « album de RDPC » : il s’agit de l’image de l’emblème du parti, une flamme sur fond bleu, qui est aussi la photo du profil. La rubrique « Infos » informe l’internaute qu’il n’ y a « aucune info ». Sur le « Mur » de la page on peut lire: « RDPC n’a pas de publications récentes ». Les « favoris » de RDPC sont : « Dailymotion vidéos, Jay-Z, Michael Jackson et Jeune Afrique ». Parmi les 139 supporters que compte la page, on retrouve bien des noms des enfants de certains pontes du régime, résidant pour la plupart à l’étranger. A la fin de la visite de cette page, l’internaute ne sait pas ce qu’est le Rdpc. Est-ce un parti politique ? Une école ? Un groupe d’amis ? Quels sont les statuts ? Les activités ? Quelle est son adresse ? Où se trouve le siège ? Il n’y a aucune information sur cette page et on n’y parle de rien : à quoi sert donc cette page sur Facebook ? Chaque lecteur pourra se faire son idée.

Comparaison n’est pas raison. Mais si on comparait la page du « Rdpc » à celle des « jeunes de l’Ump », le parti politique qui tient les rennes du pouvoir en France, ou à celle du « Parti socialiste » de France ? Le fossé est immense. On s’attend également à voir le palmarès des sportifs sur leurs pages ou les albums des musiciens mais ce n’est pas toujours le cas.

Les réseaux sociaux sont pourtant des mines d’informations. Au Etats-Unis, presque tous les journalistes de renom sont présents et actifs sur « Twitter ». Certains d’entre eux ont d’ailleurs avoué que c’est à partir de ce réseau qu’ils ont déniché des scoops. Dans beaucoup de pays, des hommes politiques se servent des réseaux sociaux pour gagner des voix ou de nouveaux adhérents. Les multiples applications dont disposent ces réseaux sociaux permettent de trouver et d’entrer en contact avec des sources d’information ou des potentiels clients. Aux Etats-Unis toujours, la police se sert des réseaux sociaux pour recueillir des informations sur certaines personnes qui tentent de se soustraire à la justice ou pour recueillir des témoignages. Elle lance par exemple un avis de recherche et un internaute, à des milliers de kilomètres reconnaît la personne et lui donne l’information. Facebook par exemple compte à l’heure actuelle près de 150 millions de membres à travers le monde. On peut y retrouver des images et vidéos inédites, recueillir des témoignages en un temps record sur des évènements qui ont lieu au bout du monde. D’autres réseaux sociaux sont également des mines d’informations lorsqu’on sait s’en servir à l’exemple de flickr où on partage des images, You Tube et Daily Motion pour les vidéos ou encore Wikipédia dont les écrits sont les plus plagiés par les étudiants.

Facebook nous apprend également que ses membres «  publient chaque mois, un milliard de photos, 10 millions de vidéos et plus d’un milliard d’informations diverses& » : une mine d’informations qui peuvent être exploitées pour diversifier l’information contenue dans nos journaux ou faire connaître nos produits.

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