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Des licenciements à la société Le Bus
(28/10/2009)
Cameroun: 25 employés ont été mis en congé technique par la direction de l’entreprise qui a ignoré la réglementation en vigueur.
Par Pierre Célestin Atangana (Quotidien Mutations)
La société Le Bus a fait fi de la réglementation en vigueur et a licencié 25 employés.
La société Le Bus a fait fi de la réglementation en vigueur et a licencié 25 employés.
Signée le 21 octobre 2009 par le directeur général, elle interdit l’accès de la société à toute personne ayant bénéficié d’un congé annuel, dont le contrat a été rompu, ou qui se trouve en congé technique.
A l’origine de cette note de service, les revendications de certains employés ayant été mis en congé technique, et qui n’ont pas perçu leurs indemnités de séparation. «Lorsqu’on les a mis en congé technique, la direction générale leur avait juste demandé d’aller regarder dans leurs comptes ce qu’on allait virer à la fin du mois. Mais, à leur surprise, rien n’a été fait. C’est pourquoi ils ont accouru pour savoir ce qui se passait. Contre toute attente, on leur a interdit l’accès à la société», explique un employé.

Au-delà de cette incompréhension, le problème des congés en question fait polémique au sein de l’entreprise. Pour les délégués du personnel, cette décision du directeur général, Lal Karsan Bhai était sans fondement légal. «Ils ont décidé de mettre 40 personnels en congé technique pour une période de quatre mois, sans aviser l’administration du travail. En plus, ils disent qu’au terme des quatre mois, on verra s’il faut les rappeler. Au cas où ils ne seront pas au bout de cette période, qu’ils considèrent que c’est une rupture de contrat», indique M. Nouagheu Michel, délégué du personnel.
Ce dernier interprète cette manœuvre comme une «chasse aux sorcières», dans la mesure où, le jour de la mise en congé technique de ces employés, une décision autorisant le recrutement de personnels dans la société a été rendue publique par le directeur général. Au volant de son bus, sur la ligne 8, un chauffeur s’interroge sur son avenir dans la société. Aussi se surprend-il à réfléchir à haute voix sur les manquants orchestrés par des receveurs, frustrés de savoir qu’à tout moment, leur destin peut basculer dans le vide.

Recrutement

Aux nombreuses récriminations du personnel, aucun responsable de la société Le Bus ne daigne donner le moindre éclairage. Lors du passage du reporter de Mutations hier au siège de cette entreprise au quartier Nlongkak à Yaoundé, des agents de sécurité lui ont clairement dit qu’il ne peut accéder à personne : Directeur général et le directeur des ressources humaines.
Face à son insistance, il s’est fait également dire que le directeur général est en déplacement sans pour autant donner davantage de précisions sur le patron de l’entreprise sur qui, circule des nouvelles pour le moins alarmantes en relation avec sa gestion de la société.
« Ils ont dit aux employés qu’on les mettait en congé pour des raisons économiques. Ça se passe le 30 août 2009. Le même jour, alors que certains étaient encore en train de faire leurs affaires, une note du Dg dans laquelle il est clairement indiqué qu’on recrute, est publiée sans pudeur. Ce qui nous a paru bizarre pour une société qui se dit en difficulté », expliquent les délégués du personnel.

Dès lors, les délégués ont initié une action auprès du ministère du Travail et de la Sécurité sociale, qui a abouti à la reprise de 15 de leurs camarades mis en congé. Le 22 septembre 2009, les cinq délégués du personnel que compte la société ainsi que leurs suppléants, sont suspendus de réunion au sein de l’entreprise. Une mesure qui a fait dire aux délégués que les inspecteurs, pour avoir transmis leur mémorandum adressé au ministre du Travail le 07 juillet 2009, au directeur général, sont d’intelligence avec l’exécutif de l’entreprise.
Depuis, une vingtaine de nouveaux employés ont été recrutés, cependant que ceux qui ont été mis en congé technique ne perçoivent toujours pas leurs indemnités qui, d’après les dispositions du code du travail, vont de 50% du salaire de base au premier mois, à 30% pour le quatrième mois, en passant par 40% au deuxième mois, et 35% au troisième mois.

A l’inspection du travail, l’on se défend sur la partialité des avis et du comportement des inspecteurs, en pointant un doigt accusateur sur l’attitude irrévérencieuse des délégués du personnel. «Ces gens n’ont aucune revendications syndicale de fond à faire. Ils mettent le doigt là où il ne faut pas, et accusent tout le monde de corruption. Ce n’est pas parce qu’on nous donne un repas dans restaurant, que les gens vont dire qu’on est des corrompus», explique une inspectrice du travail. A ce jour, la société Tic Le Bus dispose d’un parc automobile de 47 véhicules, dont 22 sont en panne. Dans leur mémorandum adressé au ministre du Travail, les délégués dénoncent le non respect de certaines clauses du contrat du départ, notamment l’acquisition tous les six mois 40 nouveaux bus, ce qui devait porter à 200, le nombre de véhicules dont dispose l’entreprise.
Ils ont aussi mis en cause la gestion du Dg, qu’ils trouvent «très peu orthodoxe». Pour le délégué du gouvernement, Gilbert Tsimi Evouna, par ailleurs vice-président du conseil d’administration de Tic Le Bus, « la question de l’achat des bus concerne ceux qui ont dit qu’ils allaient en acheter. Nous on attend ».


Source: Quotidien Mutations


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