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Cameroun : Quand souffle le vent des incendies
(13/03/2013)
Le Cameroun a été ces derniers mois victime de nombreux incendies parfois mortels. Retour sur ces évènements marquants
Par Le Messager (Valgadine TONGA)
Commençons par les faits les plus choquants. Quatre enfants calcinés dans un incendie à Douala. La scène se déroule dans la nuit du 11 au 12 février 2013. Douze jours après, bis repetita. Dimanche 24 février 2013, c’est une famille à Yaoundé qui pleure ses trois enfants. Emelda (5 ans), Franck (2 ans), Nelson (âgé alors de six semaines) sont morts dans un incendie.

Le dernier sinistre (médiatisé) est celui d’un enfant mort dans de mêmes circonstances dans l’Adamaoua. Des incendies d’autres natures ont aussi touché des âmes. Vendredi 22 février courant, la direction générale de la non moins célèbre quincaillerie Quifeurou à Douala à Akwa est en feu. Exit Quifeurou, c’est au tour de la parfumerie Gandour à Bonabéri de subir la violence des flammes le 2 mars 2013.

Puis, la boulangerie-pâtisserie «Chococho» et le snack-bar «Le Turq» à Bonapriso à Douala de d’être réduits en cendres. Ceci aux premières heures de la journée de lundi 4 mars 2013. Le même jour, du côté de Ngaoundéré, un dépôt gazier qui contenait vingt bouteilles à gaz explose, emportant avec lui la vingtaine de boutiques des alentours. Last but not least, l’incendie du supermarché «Arno» à Yaoundé. Certainement que la liste n’est pas exhaustive. La note est plus que salée.


Laurel Nya Njike (10 ans), Flore Nya Mbakop (9ans), Kandisse Nya Nyamsi (7 ans), Auriol Nya (2ans). Quatre enfants dont trois filles et un petit garçon du couple Nya Tchami ont été brûlés à domicile au quartier Maképè. A la suite de quoi, trois autres enfants d’une même famille périssent dans un incendie à Yaoundé. Comme si cela ne suffisait pas, un autre succombe dans un incendie à Ngaoundéré.

Au total, huit innocents sont passés de vie à trépas dans des circonstances dramatiques. Les flammes ne se sont malheureusement pas limitées à calciner des êtres humains. Elles ont trouvé une nouvelle proie : les boutiques et les alimentations. La note est salée, tant du côté des employeurs que des employés. « Les pertes sont inestimables. Je n’ai pas encore eu le temps de les évaluer. Je sais juste que nous avons tout perdu», renseigne celui qui s’occupait de la gestion du snack-bar-restaurant «Le Turq» à Douala. Une semaine après l’incendie qui a consumé son lieu de travail, Nana Sylvain est toujours sous le choc.

Quant à la boulangerie «Chococho» où plusieurs personnes de la capitale économique venaient se ravitailler, des employés chiffraient les pertes à des milliards Fcfa. « Il y avait la boulangerie, la viennoiserie, la pâtisserie. Nos produits étaient appréciés de tous. J’en veux pour preuve que des gens partaient des quartiers comme Bonamoussadi pour s’approvisionner chez nous. La clientèle abondait. A Douala, Chococho était une référence», déclarait Guy Bertrand, employé à l’ancienne alimentation. On peut ajouter que c’était un label de prestige. Bilan tout aussi lourd pour la parfumerie Gandour. Si, pris d’émotion les responsables ne voulaient pas s’expliquer, un informateur confiait à Le Messager que la société spécialisée dans la fabrication des produits de beauté a perdu plusieurs millions. Ces incendies ont également ouvert la porte au chômage à plus d’un.

Sept cents. C’est le nombre de personnes qu’employait la société Gandour. Un chiffre important. Quoi de plus normal pour la parfumerie libanaise qui a été créée au Cameroun depuis trente-deux ans. Dans l’alimentation « Chococho », ce sont cinquante personnes qui trimaient au quotidien pour leur gagne-pain. « C’est une tragédie. Je suis scandalisé. Où vais-je aller maintenant ? C’est le retour au chômage. Il faut recommencer à chercher le travail. Que va devenir ma famille ? Nous sommes dans l’expectative.», se lamentait Guy Bertrand, ancien employé. Hélène travaillait dans cette boulangerie depuis une dizaine d’années : « C’est fini pour moi. Je dois me lancer à la quête d’un autre emploi. Du jour au lendemain, sans alerte, ma vie a basculé», regrette-t-elle.

Le snack-bar « Le Turq » employait quinze personnes. «Chacun va se débrouiller. Qui sait ? Peut-être au jour d’aujourd’hui il y en a qui ont déjà trouvé un nouvel emploi», souligne Sylvain Nana. Pour ces magasins et alimentations, voilà environ sept cent soixante quatre personnes qui se retrouvent sans emploi. Par ces temps d’incertitude, on n’est pas loin d’un cataclysme.


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