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Cameroun : La SOCAM demande plus de musique locale à la radio
(17/08/2011)
La SOCAM a demandé aux radios et télévisions de passer 80% de contenu camerounais dans leurs programmes. Les promoteurs se plaignent de la fadeur de la musique camerounaise.
Par Rédaction Bonaberi.com
Au moins 80% de musique locale pour promouvoir la culture camerounaise : c’est la demande de la Société camerounaise de l’art musical – SOCAM – aux radios camerounaises. L’entité a d’ailleurs lancé une campagne de sensibilisation et a rencontré les promoteurs de ces médias.

D’après une décision ministérielle de 2004, les radios ou télévisions qui accordent 80% de leur temps d’antenne aux produits culturels camerounais devraient alors bénéficier d’un abattement de 10% sur les droits d’auteurs à payer.

Une incitation insuffisante pour les médias et audiovisuels qui se plaignent de la qualité médiocre de la musique camerounaise, qui a perdu depuis 10 ans son identité et a été aliénée par les sonorités et styles musicaux d’ailleurs, notamment de la Côte d’Ivoire avec le « coupé décalé ».


Une situation qui contraste pourtant avec les années 80, âge d’or de la musique camerounaise qui était plutôt une source d’inspiration pour les artistes africains et d’ailleurs. En effet, les Golden Sounds, Ndedi Eyango, Elvis Kemayo, Francis Bebey, Grace Decca ou encore Manu Dibango ont porté haut les couleurs de la musique camerounaise, donnant lieu à de nombreuses reprises.

Ainsi, le titre « Amié » d’Ebanda Manfred sera repris à travers l’Afrique et même par Jacob Devarieux, tandis que Soul Makossa de Manu Dibango recevra les faveurs de Michael Jackson ou de Rihanna. « African music non stop » avait pour sa part été repris par le célèbre Douk Saga.

Un phénomène alors inimaginable aujourd’hui, tant cette saveur, originalité dans la musique, dans la rythmique ou même dans les clips musicaux semble avoir fui les artistes camerounais, si tant est qu’ils la cherchent encore. Et cela se ressent dans les soirées, mariages ou boîtes de nuit, ou la musique camerounaise déserte les ondes. Et quand elle est à l’honneur, c’est bien souvent avec des titres vieux de 15 ans ou plus.

Comme si depuis 20 ans, le Cameroun n’avait pas pu concurrencer sérieusement « You must calculer » de Prince Eyango, « Konkai »de Charlotte Mbango, ou encore « Munyenge » de Grace Decca.


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