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Cameroun : Douala paralysée dans les embouteillages
(03/09/2015)
Les trous, les mototaximen, l’incivisme des usagers, l’étroitesse des routes, les commerçants sur la chaussée… Et l’indolence des autorités communales font que la circulation dans la ville de Douala est un véritable calvaire.
Par La Nouvelle Expression
Le calvaire des embouteillages de Douala
Le calvaire des embouteillages de Douala
«On dirait que les voitures ont disparu de cette route aujourd’hui. Qu’est-ce qui se passe ?]». Cet usager du pont sur le Wouri n’a pas constaté jeudi 27 août 2015 que quelques deux trous à l’entrée du pont, côté Bonabéri, viennent d’être bouchés, provisoirement. Et que depuis plusieurs mois, ce sont ces «petits nids de poule» qui créent les embouteillages monstres sur cette traversée, avec des répercussions bien plus loin dans la ville, aussi bien pour les usagers qui entrent sur le pont, où qui en sortent.

Certainement que pour «tromper la vigilance» de la suite du premier ministre, Philémon Yang, venu inaugurer la Cimenterie du Milliardaire nigérian, Aliko Dangoté, à la «Base Elf» tout à côté, on a dû bricoler rapidement quelque chose. Les usagers vivent un véritable calvaire ici, depuis plusieurs mois, alors qu’il aurait fallu faire ce simple «geste», sans forcément attendre l’arrivée dans la ville d’une personnalité comme le premier ministre.

Le ciment tourné à la va vite, et versé dans ces trous, a déjà permis de libérer la circulation devenue subitement et étonnement fluide. Le temps que la pluie lessive le matériau sommairement versé. Pour qu’on retombe dans les stressants bouchons, comme par malédiction. Entre temps, les passagers doivent ronger leur frein à 5 km plus loin, à la sortie Ouest de Douala, pour rallier les régions du Sud ouest et de l’Ouest.

La peur bleue des embouteillages a d’ailleurs déjà imposé une autre habitude à nombre de travailleurs. Après une laborieuse et éprouvante journée de travail, ils sont souvent obligés de tourner en rond en ville. Pour attendre jusqu’à 22h. Le temps que la circulation soit fluide. Les débits de boissons et autres lieux de plaisir peuvent se féliciter de recruter massivement parmi ces prisonniers des embouteillages. Et il faut voter un budget conséquent pour meubler tout ce temps.


On est souvent coincé pendant des heures, pour parcourir 2km. Les autres axes célèbres qui donnent des crampes d’estomac aux usagers dans la capitale économique du Cameroun, aux heures de pointe, particulièrement, ont pour nom : Mobil Bonakouamouang, Feux rouges Bessengue, Ecole publique Deido, Rond point Deido, Marché central, Route Akwa Nord, Dogbong, Ndokoti, Marché Mboppi, Village, Ancien Messapresse, dans la zone portuaire, où des conteneurs attendent souvent d’interminables et d’épuisantes heures pour sortir livrer leurs cargaisons. Alors que le temps des transporteurs, ici, est très compté.

Même pour les novices, une métropole comme la capitale économique du Cameroun qui compte, si l’on s’en tient aux chiffres cumulés déclarés par les communes d’arrondissement dans leurs comptes administratifs depuis des années, abrite au moins 5 millions d’habitants, ne se contente, dans ses infrastructures routières, que de deux boulevards, ou ce qui en tient lieu : le Boulevard de la République et le Boulevard de la liberté. Et un échangeur dit «simplifié» qui donne sur le quartier administratif, Bonanjo. Pour un urbaniste, «c’est un véritable piège pour les usagers, si les autorités ne prennent pas des mesures de choc dans l’urgence». illustration, indique l’urbaniste, «si une catastrophe se produit à Douala et qu’il faut évacuer massivement les populations vers la périphérie, qu’est-ce qu’on fait ? On n’a que deux sorties : Est et Ouest. Comment même y accéder en pareilles circonstances ? Dieu a doté pourtant Douala d’un fleuve comme le Wouri, un don du ciel. Pourquoi avoir été incapable, 55 ans après les indépendances, d’y avoir construit seulement un pont ? Alors que d’autres pays d’Afrique de même taille que le Cameroun ont fait plus de cinq ponts ?». Cette question interpelle les autorités de ce pays. A ce niveau, cela ne relève plus seulement de la compétence des autorités de la ville de Douala.


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