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Cameroun : Brice Abanda, des bancs de la fac aux jardins
(09/03/2010)
C’est loin des travées de l’université de Dshang que l’ancien étudiant, devenu jardinier, fait valoir sa main verte. Un talent qu’il cultive depuis ses années de collégien.
Par Rédaction Bonaberi.com (Michel Ange Nga)
Brice Abanda, jeune jardinier qui a quité les bans de la fac
Brice Abanda, jeune jardinier qui a quité les bans de la fac
Le vacarme des voitures qui roulent en trombe sur l’axe asphalté Nouvelle route Bastos fait désormais partie des journées de travail de Brice Abanda. Tout comme la terre noire qu’il manipule avec dextérité, du haut de ses sept années d’expérience dans la culture des plantes florales et autres plantes décoratives. Le résultat de son travail, exposé à la vue des passants, est très loin de trahir cette expérience. Sur une superficie d’environ 600 mètres carrés, le jeune homme fait pousser avec soin une vingtaine de plantes, parmi les plus recherchées sur le marché camerounais.

Et dire qu’il est arrivé dans ce métier par la force des choses. « J’ai commencé à venir ici, au jardin, à la sortie des classes pour aider mon oncle », explique t-il, le regard transpirant la nostalgie. Nous sommes en 2003, et Brice Abanda, collégien, a déjà la main verte. Une prédisposition qui va influencer son choix académique au lendemain de son admission à l’examen de baccalauréat. Il choisit en effet d’aller affûter son talent à la Faculté de sciences agronomiques (Fasa) de l’université de Dschang, dans ce qui est encore la province de l’Ouest du pays. Un choix académique qui ne l’éloigne pas pour autant de la pratique sur le terrain. Quand il peut, il donne un coup de main à son oncle, qui lui inculque un savoir séculaire et lui montre de nombreuses astuces. Une formation informelle qui achève de faire de Brice Abanda un « professionnel de la botanique », comme il se présente lui-même.

En 2009, c’est le tournant de sa jeune existence. Il doit remplacer son oncle au pied levé. Ce dernier, sollicité en Guinée équatoriale, lui abandonne le jardin sis Nouvelle route Bastos. Brice Abanda, qui a dû mettre en parenthèse sa formation à la Fasa parce que fauché, se décide alors à travailler pour voler de ses propres ailes. Après quelques mois en solo, l’ancien de la Fasa s’est fait une idée sur son métier.

« Le métier de jardinage nourrit bien son homme au Cameroun », fait-il savoir. Répondant ainsi à tous ceux qui regardent ce métier avec beaucoup de mépris. En effet, malgré l’étroitesse du marché de consommation des plantes, Brice compte dans son carnet d’adresse quelques noms de clients réguliers chez qui il s’occupe de l’entretien à domicile de leur jardin. « J’ai actuellement six clients pour une rémunération de 45 000 F CFA environ », avance l’ancien de la Fasa. Mais ce n’est pas tout.

Brice Abanda commercialise aussi les plantes qu’il fait pousser dans son jardin. Les plus prisées, les fleurs de haie, lui rapportent le gros de son chiffre d’affaires. Il est estimé à 200 mille F CFA par mois. De quoi faire des envieux dans un pays en proie aux démons du chômage et du sous-emploi.



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