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Alex Mbimbang parle du journalisme au Cameroun
(26/05/2011)
A l'occasion de la journée de la presse s'est tenue une conférence-débat au centre culturel français de Douala animée par Alex Mbimbang.
Par Rédaction Bonaberi.com (Dominique Moukalla)
Depuis le 3 mai dernier, journée qui célèbre le journalisme dans le monde, les journalistes du monde et notamment ceux du Cameroun se sont penchés sur des préoccupations d’actualité quant au journalisme au Cameroun : conditions de travail, accès à la bonne information et bien évidemment, ligne éditoriale.

C’est dans cette optique que « le club du mardi » a organisé une conférence-débat dans les locaux du centre culturel français à Douala conférence dirigée par Alex Mbimbang, journaliste et éditorialiste à la Sopecam, société de presse éditant entre autres Cameroon Tribune ou Nyanga, organe de presse « notoirement » connu comme étant pro-RDPC.

La conférence avait pour thème « la presse camerounaise : 20 ans après, parcours, enjeux, et perspectives. »

Ainsi donc le débat s’est articulé sur le rôle des médias camerounais durant ces 20 dernières années. En effet, depuis près de deux décennies, la presse camerounaise comme toute presse est souvent allée au-delà de la simple information, prenant une part active politiquement, perdant de fait son objectivité.

De part son statut de 4eme pouvoir, ce nouveau rôle influence plus que jamais les opinions. A la veille d’une échéance électorale de cette envergure, l’intervenant s’est efforcé de donner une ligne de conduite exemplaire : «c’est nous journalistes qui devront informer l’électeur, de part notre franche analyse. Et pour ce faire nous devons avoir accès aux informations des programmes des parties politiques en confrontation. Etre impartial en donnant le même temps de parole aux différents protagonistes, » a-t-il déclaré, insistant sur l’esprit critique et nationaliste que doit avoir un « bon » journaliste.


Il a noté que depuis bien longtemps, il y’a eu des avancées notables concernant la liberté de la presse : « il est facile aujourd’hui d’ouvrir un organe de presse, il suffit de faire une déclaration au ministère de tutelle (celui de la communication) ». Une facilité théorique, mais aussi pratique, puisque « le Cameroun est l’un des rares pays sinon le seul à avoir près de 700 organes de presse dans le pays », ce qui donne d’ailleurs la possibilité à des « pseudo journalistes de s’adonner à des pratiques entraînant les dérives que l’on connaît. »

Alex MIMBANG est aussi revenu sur ce qu’il a appelé « le piratage » des journalistes par les politiques. Et concernant le fait qui différencie la presse privée et presse du service public se définit simplement : « dans la presse privée le journaliste va au delà de son devoir qui est d’informer, d’instruire ou de divertir. Il prend position, ce qui n’est pas normal. De plus, l’information est souvent voire très souvent déformée et se traduit par une critique farouche du pouvoir en place. La presse du service public en revanche notera d’abord les points positifs avant d’émettre des critiques. On appelle cela la ‘ critique constructive’ »

Au sortir de la conférence nous lui avons tendu le micro pour savoir qu’elle était son opinion sur la crédibilité et la santé de la presse au Cameroun : « je pense et j’en suis même sûr, la presse écrite se porte bien au Cameroun, même si l’Etat doit encore faire des efforts notamment sur la subvention financière qui est aujourd’hui de 150 millions de FCFA, dérisoire pour le nombre d’organes de presse. Il y’ a qu’à en juger par le nombre de quotidiens : Cameroon-tribune, Mutation, Le Messager, Le Jour… ce n’est pas évident de faire un quotidien, cela dénote d’une capacité de ressources importante ».

Concernant la pénalisation des délits de presse, il s’est dit d’accord dans la mesure où « si le travail est bien fait, il n’y a aucun risque d’être inquiété ».

A la question de savoir quel était le crédit qu’il accordait à la cyber- presse, il pense que « c’est une nouvelle forme d’organes de presse qui tend à se vulgariser. Ceci démontre la modernisation de la presse, cette dernière possède un avantage sur les auteurs de la presse écrite : celle de la rapidité, ce qui est un atout énorme. Il y’a aussi ce facteur très important aux niveaux des charges, je crois que c’est plus facile car les coûts matériels sont bien moindres.»


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