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La Chronique de Béri : Face à face avec Meb
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Tchoko
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MessagePosté le: Sat Jan 24, 2009 4:36 pm    Sujet du message: La Chronique de Béri : Face à face avec Meb Répondre en citant

Ce topic est créé pour les journalistes de La Chronique de Béri, avec pour vocation le décorticage dynamique du programme proposé par le candidat Meb à partir des informations tirées du topic qu'il a dédié à sa future politique générale au cas où il est élu. Le mot "dynamique" implique que le candidat sera amené à répondre ici à des interrogations que suscitent certains de ses choix politiques.

Nous procéderons de la même manière avec le candidat Nji et dans l'ordre utilisé par les candidats eux mêmes.

Si nous pouvons nous féliciter de la volonté de changement qui ressort des propositions du candidat Meb, notamment sur le programme sociétal où il nous a semblé le plus pertinent, nous allons néanmoins nous intéresser à la faisabilité de ses propositions. Car il est clair qu'en politique, au delà des discours de bonnes intentions, la réalité du terrain et la têtutesse des acquis antérieurs, rend souvent la mise en oeuvre des réformes particulièrement complexe.

Avant d'entrer dans un prochain post dans le corps des questions, nous allons partir sur quelques questions d'ordre général.

1) Quels sont les membres du gouvernement actuel qui pourraient être pressentis dans votre éventuel gouvernement en cas d'élection (on parle bien évidemment des personnes du monde réel) ?

2) Que vous inspire la dernière loi des finances adoptée par l'assemblée nationale (budgets pléthoriques ?, budget pour des ministères superflus?, etc) et comment reverrez vous éventuellement les portefeuilles attribués à chaque ministère dans la loi que vous adopterez ? Selon quels critères ?

Merci pour vos réponses.
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MessagePosté le: Mon Jan 26, 2009 12:12 pm    Sujet du message: Re: La Chronique de Béri : Face à face avec Meb Répondre en citant

Tchoko a écrit:


Avant d'entrer dans un prochain post dans le corps des questions, nous allons partir sur quelques questions d'ordre général.

1) Quels sont les membres du gouvernement actuel qui pourraient être pressentis dans votre éventuel gouvernement en cas d'élection (on parle bien évidemment des personnes du monde réel) ?

Je trouve cette question pour le moins bizarre. A plusieurs titres.
Premièrement Je veux de l'adhésion aux idées que je défends, pas de l'adhésion par opportunisme. Donner des noms maintenant entrainerait des batailles de positionnement sans fin. Un temps pour chaque chose a dit le sage. Ce n'est pas le temps de cela. Vous pouvez par exemple vous inspirer de comment Barack Obama a procédé, ou encore N Sarkozy en 2007. Les idées et la victoire d'abord. Les hommes ensuite.
Deuxièmement: Il y a un problème générationnel qui fait que la majorité des gens qui dirigent le Cameroun appartiennent à une génération différente. cela n'empêche absolument pas qu'ils soient peut être compétents.
Donc enfin si vous voulez me faire dire qui je trouve compétent, je pourrai citer quelques noms à la va-vite: L M Mbarga Atangana, Bomback Suzanne, Anong Adibime Pascal, Ama Tutu Muna, Siegfried David Etame Massoma, etc..


Tchoko a écrit:

2) Que vous inspire la dernière loi des finances adoptée par l'assemblée nationale (budgets pléthoriques ?, budget pour des ministères superflus?, etc) et comment reverrez vous éventuellement les portefeuilles attribués à chaque ministère dans la loi que vous adopterez ? Selon quels critères ?

Merci pour vos réponses.


Les critères que j'adopterai suivront mon programme économique, et plus généralement mon programme. Il se trouve que je n'ai pas fini de l'exposer, donc ne voulant pas être copié (j'observe que l'adversité se tient coite pour le moment), j'attendrai d'avoir tout exposé pour exposer la répartition totale.
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Tchoko
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MessagePosté le: Mon Jan 26, 2009 12:56 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Merci pour vos réponses. La question du budget de l'Etat et de la répartition de l'argent public est selon moi une question importante et j'ose espérer que vous reviendrez dessus au plus vite.

Pour la question sur votre éventuel gouvernement, elle peut ne pas vous paraître pertinente, mais elle l'est pour nous, en tant que journalistes et observateurs de la vie politique de notre pays. Car nous ne votons pas seulement un homme à Etoudi, mais toute une équipe.

Vous avez pris l'exemple des élections aux USA et en France pour marquer le fait que cette question n'est pas opportune pour le moment, mais je vous rappellerai juste que cette question est effectivement secondaire quand on connaît déjà quelques protagonistes de la future équipe comme c'était plus ou moins le cas pour Obama ou Sarkozy. Autant on savait que Claude Guéant aurait eu un rôle à jouer, autant on savait que David Axelrod en aurait eu un. Il en va de même pour les Rachida Dati et autres Xavier Bertrand, porte paroles du candidat Français dont on savait qu'ils seraient dans l'administration Sarkozy.

Dans tous les cas, j'accepte votre réponse. Mais sachez que l'idée était d'éclairer les Camerounais sur l'étendue du spectre de compétences qui vous accompagnerait si vous étiez élu. La fin de votre réponse va un peu dans le sens de ce que nous attendions et on salue en cela votre perspicacité.

La deuxième partie de nos interrogations portera sur votre programme sociétal. Les questions sont à venir.
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MessagePosté le: Mon Jan 26, 2009 1:02 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Dans ce cas pourquoi me demander qui du monde réel?
Vous avez vu qui de ces gens dans mon équipe de campagne?

et je ne pense pas que quiconque aurait pu prédire que Clinton serait sécrétaire d'état avant les élections par exemple, ou F Amara

J'attends avec impatience vos pertinentes prochaines questions
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Tchoko
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MessagePosté le: Mon Jan 26, 2009 2:29 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Sur le plan de la lutte contre la corruption, nous saluons l'ensemble de vos propositions, notamment sur la déclaration de biens (qui existe par ailleurs dans la loi et la constitution) et dont vous voulez améliorer l'effectivité. Je rappellerai néanmoins aux internautes que votre programme ressemble étrangement au programme de rigueur et de moralisation du Président Biya à son accession à la magistrature suprême.

Pour parler concrètement des mesures, plusieurs questions, notamment sur les point 7) et 8 ) du volet consacré à la corruption.

Citation:
I.A. système d’attribution des marchés publics


L'idée de prendre des personnalités "indépendantes" qui n'ont pas une expérience particulière dans la gestion des marchés publics ne nous paraît pas pertinente parce que, pour nous, ça demeure une activité qui nécessite une certaine technicité et une compréhension des problèmes liés à chaque projet et donc à chaque administration de tutelle. Quelqu'un qui travaille au Ministère de l'éducation depuis 20 ans comprendra mieux les besoins de l'Etat dans le cadre d'un appel d'offres sur la construction de plusieurs écoles à Ebolowa. Raison pour laquelle dans les ministères, il existe des commissions dédiées aux marchés publics. Sous la tutelle de qui sera la commission de personnalités indépendantes qui décideront de l'octroi d'un marché à telle ou telle entreprise ? Les personnalités seront-elles affectées à temps plein ? Leur statut ? Fonctionnaire ? L'"observateur indépendant" qui est requis dans toutes les procédures d'attribution de marché n'est il pas sensé etre votre commission indépendante ?

Autre chose aussi, la législation permet pour des marchés d'un montant inférieur à 5 000 000 FCFA de ne pas soumettre d'appels d'offres (article 4 alinéa 2 du code des marchés publics http://www.droit-afrique.com/images/textes/Cameroun/Cameroun%20-%20Code%20marches%20publics.pdf)
Donc pour tous les marchés inférieurs à cette somme, l'administration concernée peut ne pas avoir recours à votre parterre de personnalités, puisque l'ordonnateur pourra choisir le bénéficiaire à sa seule discrétion. Un montage de plusieurs marchés inférieurs à 5 000 000 F cfa sur un même projet et le tour est joué. La question de la publication des appels d'offres est aussi un autre tour de passe passe. Si les appels d'offres ne sont pas publiés, il est clair que seuls les entreprises qui sont dans le secret seront candidates et verront leurs chances accrues d'obtenir le marché pour lequel elle postule.

Nous pensons aussi que même si le processus d'attribution des marchés est un problème, il n'est pas le seul. L'exécution du cahier des charges en adéquation avec le budget finalement alloué et proposé par l'entreprise bénéficiaire est un autre problème. L'exemple des controverses autour des réalisations de l'entreprise Ketch à Douala en est un cas flagrant. Il est pertinent d'attribuer les marchés aux entreprises qui peuvent les exécuter au moindre coût (c'est ce qu'exige le code des marchés publics), mais encore faut-il que ce qui est proposé soit viable et réaliste. C'est pour cela qu'il faut de vrais professionnels de chaque secteur qui travaillent sur la question de l'exécution, en plus de celle de l'attribution, puisque les deux vont ensemble.

D'autre part, nous ne sommes pas sûr d'avoir tout suivi, mais la procédure actuelle consiste aussi à avoir l'aval du Premier Ministère sur les marchés publics, après que la commission ministérielle en charge dut dit marché ait fait le premier choix. Comment cela se-déroulerait-il maintenant ? La commission indépendante demanderait l'aval du Premier Ministère selon la procédure actuelle ou ce serait elle qui donnerait son aval définitif ? Qui va procéder à la sélection des membres ?

Dernière question : que pensez vous du système de préférence nationale qui permet à une entreprise Camerounaise de bénéficier d'un marché, même si son offre est de 10 à 15% plus chère que celle d'un concurrent étranger à "offres techniques équivalentes" (article 32 alinéa 4 du code des marchés publics) ?

Nous avons parlé de beaucoup de choses. Mais vous comprendrez que si on salue l'originalité de votre proposition de personnalités indépendantes (qui existe néanmoins déjà sous une forme + rudimentaire), nous aimerions que vous précisiez leurs attributions et le cadre dans lequel ils vont travailler, en plus d'aborder cette question des marchés publics de manière beaucoup plus large que sous l'unique angle de la passation. Parce que quand le Premier Ministère désavoue des entreprises dont il avait lui même validé le choix, il faudrait qu'il y ait des organes pour trancher. Ne faudrait il pas élargir le rôle de l'autorité des marchés publics du Cameroun en élargissant son rôle à l'attribution des marchés ? Pour nous, la question des marchés relève avant tout de dysfonctionnements institutionnels et organisationnels.

Nous prenons cette question très au sérieux car elle est le terreau de la corruption dans notre pays et de l'enrichissement illicite. Donc vous voudrez bien nous apporter tous les éléments permettant d'avoir une idée claire de la manière avec laquelle vous allez améliorer les choses.

En vous remerciant pour vos éclaircissements.

Par la suite, nous aborderons vos autres propositions sur la corruption avant d'entamer les points sur le tribalisme.
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MessagePosté le: Mon Jan 26, 2009 2:44 pm    Sujet du message: Répondre en citant

meb a écrit:
Dans ce cas pourquoi me demander qui du monde réel?
Vous avez vu qui de ces gens dans mon équipe de campagne?

et je ne pense pas que quiconque aurait pu prédire que Clinton serait sécrétaire d'état avant les élections par exemple, ou F Amara

J'attends avec impatience vos pertinentes prochaines questions

Votre réponse démontre une certaine incompréhension de mon avant dernier post. Nous ne attarderons néanmoins pas sur cette mésentente et sur la composition de vos futures équipes pour ne pas nous égarer dans ce topic et en garder une certaine fluidité.

Je dois noter que je trouve votre ton particulièrement agressif pour un candidat à l'élection présidentielle.
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MessagePosté le: Mon Jan 26, 2009 4:03 pm    Sujet du message: Répondre en citant

si vous le dites...
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MessagePosté le: Mon Jan 26, 2009 11:45 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Cher candidat Meb,

En attendant les premiers éléments de réponse sur le sujet des marchés publics, nous allons embrayer sur le deuxième volet de votre programme sociétal.

Citation:

I.A.Lutte contre la corruption


Comme dans le cas des marchés publics, nous pensons que là encore, le cadre règlementaire existe et que les problèmes sont avant tout organisationnels : comment les organismes interagissent entre eux, comment ils sanctionnent, de quelle hiérarchie ils dépendent, quelles garanties a-t-on sur leur indépendance et que contraintes de résultats ont-ils.

En moins de 5 ans, le Président de la république a créée l'ANIF, le CONAC. En plus de ces organismes, on la le contrôle supérieur de l'Etat qui effectue des passages particulièrement redoutés dans les ministères et la chambre des comptes qui est sensée auditer les comptes des sociétés publiques et parapubliques et des diverses administrations (On notera que l'ANIF peut, à la rigueur, être assimilée à une sorte de brigade financière qui s'occupe des fraudes à la douane ou aux impôts sur les sociétés puisqu'affilié au Ministère des finances). La société civile n'est pas en reste avec des associations comme le COMICODI de Shanda Tonme qui est très active sur le terrain de la corruption et des discriminations sociales.

Donc pourquoi encore vouloir transformer le Cameroun en une terre de délation où tous les Camerounais s'épieront et où l'administration sera à chaque instant inquiétée et perturbée dans son travail parce qu'un agent peut être dénoncé ? Et que dire des abus ? Et ne sont ce pas là des risques pour les dénonciateurs lorsque le dénoncé n'est finalement pas inquiété ? Et croyez vous vraiment que dans un pays pauvre comme le nôtre, le procédé pour démontrer une tentative de corruption peut être basé sur l'utilisation de téléphones portables avec caméra ? Combien de Camerounais disposent de ce genre de technologies ? Et comment filmer quelqu'un si on l'a en face de nous et qu'il est en train de majorer la facture pour un simple timbre ?

Pourquoi ne pas renforcer par exemple le champ de compétences d'activités de la CONAC en intégrant un service qui permet de faire des vérifications anonymes. Ce serait par exemple des contrôleurs de la CONAC qui circuleraient en taxi en ville, histoire de se faire interpeller et de repérer les policiers véreux qui demandent de l'argent aux automobilistes. On pourrait même, toujours dans cet ordre d'idée qui était aussi un peu le vôtre, sélectionner des personnalités de la société civile qui agiraient comme agents du CONAC pour repérer toutes les pratiques indélicates dans les corps administratifs qu'ils sont amenés à côtoyer (un étudiant à l'université par exemple, un taximan pour la police par exemple, etc.), des gens qui feraient du "testing" comme pouvait le faire SOS racisme en France à l'entrée des boites.

Vous comprendrez donc que nous ne voulons pas laisser notre fonction publique à l'assaut des humeurs du citoyen lambda, avec les abus que cela comporterait. Nous avons de nombreuses institutions, il faudrait peut être les utiliser à bon escient et décoreller leurs activités du pouvoir exécutif, pour en garantir la totale indépendance.

Nous espérons qu'il y aura dans votre programme une partie consacrée à la réforme des institutions.
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MessagePosté le: Tue Jan 27, 2009 5:31 am    Sujet du message: Répondre en citant

meb a écrit:
si vous le dites...


Laughing Laughing Laughing Laughing C'est lui qui dit?
Toi meme tu as vu comment?
Sinon ca se passe comment ici? C'est Tchoko le journaliste? ou n'importe qui pose ses questions?
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Tchoko
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MessagePosté le: Tue Jan 27, 2009 10:12 am    Sujet du message: Répondre en citant

Candidat Meb,

En nous relisant, nous nous rendons compte que nous n'avons pas été assez précis dans nos questions. Vous pouvez nous faire une réponse globale sur chaque aspect que nous avons abordé sans répondre explicitement à toutes les mini questions présentes dans nos posts.

Dans les prochains posts, nous essaierons de faire plus clair sur les points qui nous semblent bloquants en adoptant la démarche suivante :
- point qui soulève des interrogations
- pourquoi on considère que le point est bloquant
- éventuelles suggestions d'améliorations

Si possible, nous illustrerons nos propos par des coupures de presse (ou plutôt des liens). Si vous voulez prendre plus de temps pour répondre sur ces sujets et souhaitez qu'on avance sur d'autres, n'hésitez pas à nous le faire savoir.

Bess, vous pouvez bien évidemment poser vos questions au candidat, mais de préférence dans le sujet qui lui est dédié et où il répond aux questions des électeurs.
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MessagePosté le: Tue Jan 27, 2009 12:32 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Tchoko a écrit:
Sur le plan de la lutte contre la corruption, nous saluons l'ensemble de vos propositions, notamment sur la déclaration de biens (qui existe par ailleurs dans la loi et la constitution) et dont vous voulez améliorer l'effectivité. Je rappellerai néanmoins aux internautes que votre programme ressemble étrangement au programme de rigueur et de moralisation du Président Biya à son accession à la magistrature suprême.

Tout comme en cherchant bien dans le passé, nous trouverons certainement un journaliste qui aura posé telle ou telle question que vous posez. Vous dites qu'il ressemble au programme de Biya de l'époque, mais où sont les effets de son programme? Je pense aussi que sur le volet sociétal il y a la dimension de responsabilité de ces actes qui n'apparaissait pas dans son programme à lui. C'est cette dimension qui répondra à quelques unes des questions que vous avez plus bas.

Tchoko a écrit:

Pour parler concrètement des mesures, plusieurs questions, notamment sur les point 7) et 8 ) du volet consacré à la corruption.

Citation:
I.A. système d’attribution des marchés publics


L'idée de prendre des personnalités "indépendantes" qui n'ont pas une expérience particulière dans la gestion des marchés publics ne nous paraît pas pertinente parce que, pour nous,


A ce stade j'aimerais savoir si votre rôle est de me faire expliquer mon programme, ou alors de dire des choses qui vous plairaient vous personnellement, juste une question, mais continuons...

Tchoko a écrit:

ça demeure une activité qui nécessite une certaine technicité et une compréhension des problèmes liés à chaque projet et donc à chaque administration de tutelle. Quelqu'un qui travaille au Ministère de l'éducation depuis 20 ans comprendra mieux les besoins de l'Etat dans le cadre d'un appel d'offres sur la construction de plusieurs écoles à Ebolowa. Raison pour laquelle dans les ministères, il existe des commissions dédiées aux marchés publics.

Quelqu'un qui travaille au ministère de l'éducation depuis 20 ans comprendra mieux les besoins en école d'Ebolowa, c'est pourquoi c'est lui qui rédigera les appels d'offres, et filtrera les premières propositions, pour qu'il en reste un nombre suffisamment réduit, pour que l'on soit en droit de penser une certaine proximité au cahier de charges. Les commissions actuellement existantes ne sont pas indépendantes des ministères, c'est pour cela qu'il y a des problèmes.
Et je pense que dans toute réponse à un appel d'offres, en sus de la proposition technique (néanmoins compréhensible par l'enseignant de 20 ans selon vous qui n'est pas maçon), la proposition financière, les enjeux et impacts sociaux sont des problématiques compréhensibles par les nombreuses élites que nous avons dans le pays, c'est notamment pour cela que vous permettez de critiquez Keitch alors que vous n'avez pas de diplôme en génie civil.
J'ai quand même inclus dans ma proposition, la présence lors du vote final de deux membres du ministère pour expliciter la position du ministère et qui participeront au vote.


Tchoko a écrit:

Sous la tutelle de qui sera la commission de personnalités indépendantes qui décideront de l'octroi d'un marché à telle ou telle entreprise ? Les personnalités seront-elles affectées à temps plein ? Leur statut ? Fonctionnaire ? L'"observateur indépendant" qui est requis dans toutes les procédures d'attribution de marché n'est il pas sensé etre votre commission indépendante ?

Un observateur indépendant étant plus facilement corruptible que 7 observateurs indépendant qui plus est connus au dernier moment. Je ne sais pas si vous vous rappelez, mais j'ai parlé d'une commission de 100 personnes dont 7 sont choisis pour chaque attribution. La commission de 100 n'a bien sûr pas de tutelle, et les 7 sont choisis randomly.
A chaque attribution, les 7 reçoivent des jetons de présence, ils n'ont donc pas de statut de fonctionnaire. Un peu comme des jurés.



Tchoko a écrit:

Autre chose aussi, la législation permet pour des marchés d'un montant inférieur à 5 000 000 FCFA de ne pas soumettre d'appels d'offres (article 4 alinéa 2 du code des marchés publics http://www.droit-afrique.com/images/textes/Cameroun/Cameroun%20-%20Code%20marches%20publics.pdf)
Donc pour tous les marchés inférieurs à cette somme, l'administration concernée peut ne pas avoir recours à votre parterre de personnalités, puisque l'ordonnateur pourra choisir le bénéficiaire à sa seule discrétion. Un montage de plusieurs marchés inférieurs à 5 000 000 F cfa sur un même projet et le tour est joué. La question de la publication des appels d'offres est aussi un autre tour de passe passe. Si les appels d'offres ne sont pas publiés, il est clair que seuls les entreprises qui sont dans le secret seront candidates et verront leurs chances accrues d'obtenir le marché pour lequel elle postule.

Vous oubliez qui fait la loi et que cette limite de 5.000.000 n'est pas immuable. Nous rappelons néanmoins qu'elle a été instaurée pour fluidifier les procédures. Nous introduirons une légère modification qui lèvera ce pouvoir discrétionnaire. Pour les marchés attribués en dessous de cette limite, l'ordonnateur devra passer devant la commission de 7 (qui devra valider) et justifier (à la fois en quoi le projet est en dehors d'un truc plus grand et pourquoi le bénéficiaire est le meilleur) son choix, le tout sera évidemment publié. Ce n'est qu'ainsi que le marché sera effectivement attribué. La réunion de la commission n'étant pas consommatrice de temps, le reproche de manque de fluidité ne pourra pas être invoqué. Et nous aurons plus de transparence.


Tchoko a écrit:

Nous pensons aussi que même si le processus d'attribution des marchés est un problème, il n'est pas le seul. L'exécution du cahier des charges en adéquation avec le budget finalement alloué et proposé par l'entreprise bénéficiaire est un autre problème. L'exemple des controverses autour des réalisations de l'entreprise Ketch à Douala en est un cas flagrant. Il est pertinent d'attribuer les marchés aux entreprises qui peuvent les exécuter au moindre coût (c'est ce qu'exige le code des marchés publics), mais encore faut-il que ce qui est proposé soit viable et réaliste. C'est pour cela qu'il faut de vrais professionnels de chaque secteur qui travaillent sur la question de l'exécution, en plus de celle de l'attribution, puisque les deux vont ensemble.

Nous parlons ici juste d'attribution. Une fois faite, le suivi d'exécution est de la responsabilité de l'exécutant et du demandeur. N'oubliez pas que la responsabilité des actes posés et des choix faits est l'un des piliers de ma vison de société


Tchoko a écrit:

D'autre part, nous ne sommes pas sûr d'avoir tout suivi, mais la procédure actuelle consiste aussi à avoir l'aval du Premier Ministère sur les marchés publics, après que la commission ministérielle en charge dut dit marché ait fait le premier choix. Comment cela se-déroulerait-il maintenant ? La commission indépendante demanderait l'aval du Premier Ministère selon la procédure actuelle ou ce serait elle qui donnerait son aval définitif ? Qui va procéder à la sélection des membres ?


Les membres seront sélectionnés en concertation avec les partis politiques et la société civile. N'oubliez pas que je serai le président, et vous pouvez jugez de mon objectivité au tribunal ou encore dans l'organisation des présentes élections, personne n'a encore remis en cause le choix des organisateurs que j'ai fait.
Pour ce qui est du premier ministre, c'est un homme comme un autre, nous voulons prévenir les tentations. ça ne pourra donc pas passer par lui comme avant.
J'ajouterais que l'actuel a été entendu dans des affiares récemment.


Tchoko a écrit:

Dernière question : que pensez vous du système de préférence nationale qui permet à une entreprise Camerounaise de bénéficier d'un marché, même si son offre est de 10 à 15% plus chère que celle d'un concurrent étranger à "offres techniques équivalentes" (article 32 alinéa 4 du code des marchés publics) ?

Là nous sortons de la lutte contre la corruption. Ce code a été établi par des hommes et des femmes Camerounaises pour leur avis défendre les intérets de l'économie camerounaise, mais il n'est pas non plus immuable. Les membres de la commission sont des hommes et femmes camerounaises qui ont aussi sans doute le souci de l'intérêt camerounais. Mais ils seront indépendants. A titre personnel, je ne vois pas pourquoi on devrait se complaire longtemps à afficher des prix 10 à 15% supérieurs à la concurrence. Les mesures économiques que j'ai par ailleurs prônées devront permettre à ces entreprises camerounaises d'accéder à la compétitivité.


Tchoko a écrit:

Nous avons parlé de beaucoup de choses. Mais vous comprendrez que si on salue l'originalité de votre proposition de personnalités indépendantes (qui existe néanmoins déjà sous une forme + rudimentaire), nous aimerions que vous précisiez leurs attributions et le cadre dans lequel ils vont travailler, en plus d'aborder cette question des marchés publics de manière beaucoup plus large que sous l'unique angle de la passation. Parce que quand le Premier Ministère désavoue des entreprises dont il avait lui même validé le choix, il faudrait qu'il y ait des organes pour trancher. Ne faudrait il pas élargir le rôle de l'autorité des marchés publics du Cameroun en élargissant son rôle à l'attribution des marchés ? Pour nous, la question des marchés relève avant tout de dysfonctionnements institutionnels et organisationnels.

Nous prenons cette question très au sérieux car elle est le terreau de la corruption dans notre pays et de l'enrichissement illicite. Donc vous voudrez bien nous apporter tous les éléments permettant d'avoir une idée claire de la manière avec laquelle vous allez améliorer les choses.

En vous remerciant pour vos éclaircissements.

Par la suite, nous aborderons vos autres propositions sur la corruption avant d'entamer les points sur le tribalisme.


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MessagePosté le: Tue Jan 27, 2009 1:20 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Tchoko a écrit:
Cher candidat Meb,

En attendant les premiers éléments de réponse sur le sujet des marchés publics, nous allons embrayer sur le deuxième volet de votre programme sociétal.

Citation:

I.A.Lutte contre la corruption


Comme dans le cas des marchés publics, nous pensons que là encore, le cadre règlementaire existe et que les problèmes sont avant tout organisationnels : comment les organismes interagissent entre eux, comment ils sanctionnent, de quelle hiérarchie ils dépendent, quelles garanties a-t-on sur leur indépendance et que contraintes de résultats ont-ils.

Si ils existent et que ça ne fonctionne pas, c'est qu'effectivement il y a un problème. Mais si vous m'avez bien lu, je m'appuie sur ces organismes, mais ils sont et seront malheureusement insuffisants

Tchoko a écrit:

En moins de 5 ans, le Président de la république a créée l'ANIF, le CONAC. En plus de ces organismes, on la le contrôle supérieur de l'Etat qui effectue des passages particulièrement redoutés dans les ministères et la chambre des comptes qui est sensée auditer les comptes des sociétés publiques et parapubliques et des diverses administrations (On notera que l'ANIF peut, à la rigueur, être assimilée à une sorte de brigade financière qui s'occupe des fraudes à la douane ou aux impôts sur les sociétés puisqu'affilié au Ministère des finances). La société civile n'est pas en reste avec des associations comme le COMICODI de Shanda Tonme qui est très active sur le terrain de la corruption et des discriminations sociales.

Vous avez pu voir que hier dans ma liste de personnailtés j'ai mis David Siegfried Etame Massoma. J'en suis donc conscient, mais ça ne suffit malheureusement pas. Le contrôle supérieur de l'état s'adresse en particulier à la corruption à col blanc. Si j'ai bien compris vous critiquez ce que vous appelez la délation, ce que j'ai proposé pour combattre la corruption dans les étages inférieurs (excepté pour la déclaration de biens, mais vous sembliez d'accord plus haut). Donc il est important que vous recadriez vos propos (ou que vous gardiez en tête les miens en lisant mes réponses plus bas)

Tchoko a écrit:

Donc pourquoi encore vouloir transformer le Cameroun en une terre de délation où tous les Camerounais s'épieront et où l'administration sera à chaque instant inquiétée et perturbée dans son travail parce qu'un agent peut être dénoncé ? Et que dire des abus ? Et ne sont ce pas là des risques pour les dénonciateurs lorsque le dénoncé n'est finalement pas inquiété ? Et croyez vous vraiment que dans un pays pauvre comme le nôtre, le procédé pour démontrer une tentative de corruption peut être basé sur l'utilisation de téléphones portables avec caméra ? Combien de Camerounais disposent de ce genre de technologies ? Et comment filmer quelqu'un si on l'a en face de nous et qu'il est en train de majorer la facture pour un simple timbre ?

Moi je n'appelle pas cela la délation cher ami. Vous savez que l'on peut être poursuivi si vous assistez à un meurtre et que vous ne dénoncez pas le coupable. Est ce de la délation? Si vous voyez quelqu'un commettre un accident de voiture et s'enfuir et qu'après vous témoignez et le décrivez à la police, est ce de la délation? Pour vous la corruption n'est pas grvae? Ne mérite t'elle pas que tout le monde soit vigilant?
Je sais que vous vivez en France, et c'est pourquoi ce concept vous dérange, à cause de l'histoire de la France où on dénonçait les juifs aux allemands. On a appelé cela délation, mais savez pourquoi la France est genéé par cela? parce que les Juifs n'étaient pas coupables ou n'avaient rien fait de mal. Si ça avait été des coupables, il n'yyaurait pas ce même problème. Problème qui n'existe pas en angleterre par exemple. Je ne suis pas français moi. Juste pragmatique.
J'ai été le premier à dire qu'il faudra faire gaffe aux dénonciations calomnieuses, c'est pourquoi les preuves apportées devront être solides. La deuxième partie de votre paragraphe montre que vous vous en inquiétez aussi. Pensez vous que c'est impossible pour un taximan de dire à un de ses clients de filmer la scène? Ou de laisser son portable allumé? Ou de transporter un des membres de la Conac vers un de ces coins qu'il sait chauds? Et même plusieurs dénonciations, même sans preuve faciliteront les déplacements des membres de la Conac, ne pensez vous pas? Ce qui est sûr c'est que personne ne sera arrêté sur la base d'un témoignage sans preuve.
Enfin je tiens à vous rappeler, que ces propositions rentrent plus dans le cadre de la prévention et ont pour but d'amener les agents à rester vigilants car ils ne sauront pas d'où le danger peut venir.

Tchoko a écrit:

Pourquoi ne pas renforcer par exemple le champ de compétences d'activités de la CONAC en intégrant un service qui permet de faire des vérifications anonymes. Ce serait par exemple des contrôleurs de la CONAC qui circuleraient en taxi en ville, histoire de se faire interpeller et de repérer les policiers véreux qui demandent de l'argent aux automobilistes. On pourrait même, toujours dans cet ordre d'idée qui était aussi un peu le vôtre, sélectionner des personnalités de la société civile qui agiraient comme agents du CONAC pour repérer toutes les pratiques indélicates dans les corps administratifs qu'ils sont amenés à côtoyer (un étudiant à l'université par exemple, un taximan pour la police par exemple, etc.), des gens qui feraient du "testing" comme pouvait le faire SOS racisme en France à l'entrée des boites.

On se limiterait rapidement à un problème de moyens si il fallait mailler tout le territoire, c'est pourquoi l'aide des citoyens pour prendre sur le fait, ou simplement aider à localiser les agents véreux sera indispensables. Sans compter que l'on a déjà vu des agents chargés de surveiller faire copain copain avec les personnes qu'ils doivent surveiller.

Tchoko a écrit:

Vous comprendrez donc que nous ne voulons pas laisser notre fonction publique à l'assaut des humeurs du citoyen lambda, avec les abus que cela comporterait. Nous avons de nombreuses institutions, il faudrait peut être les utiliser à bon escient et décoreller leurs activités du pouvoir exécutif, pour en garantir la totale indépendance.

Je pense que les garde fous suffisant ont été proposés par rapport aux humeurs des citoyens lambda

Tchoko a écrit:

Nous espérons qu'il y aura dans votre programme une partie consacrée à la réforme des institutions.

Il y en aura
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MessagePosté le: Tue Jan 27, 2009 3:55 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Cher candidat,

Je vous remercie pour vos réponses qui précisent votre programme.

Sur la question des marchés publics, si nous avons bien compris :

- vous vous laissez la possibilité de réformer le code des marchés publics notamment l'article sur la partie sur la préférence nationale ainsi que celui sur le montant minimal pour que le marché soit soumis au code des marchés si besoin est (vous n'êtes pas juriste donc nul besoin de vous demander ce que vous comptez réformer exactement dans ce code)
- vous allez changer la procédure d'attribution des marchés avec votre commission indépendante qui va remplacer l'observateur indépendant
- Vous allez aussi changer la manière de sélectionner les membres de cette commission puisqu'ils seront choisis par "hasard" parmi 100 personnalités (qu'on choisira selon des critères de probité, technicité, etc - c'est un détail)
- Le rôle du Premier Ministère qui est actuellement l'institution qui fait autorité va être annulé ;
- L'autorité de régulation des marchés (ARMP) va rester dans rôle et ne va plus recruter l' observateur indépendant

Donc pour faire simple, nous allons aussi vous demander comment vous entrevoyez une éventuelle nouvelle procédure pour l'attribution d'un marché.

La procédure actuelle étant celle ci dessous, qu'est ce qui va changer ?
Citation:
1) appel d'offres => 2) candidatures => 3) recrutement de l'observateur indépendant par l'ARMP par appel d'offres => 4) dépouillement de la Commission de passation de l'administration en question (Ministère, mairie, etc) en présence de l'observateur indépendant et choix => 5) envoi à la commission spécialisée de contrôle des marchés du Premier Ministère pour confirmation => 6) vérification éventuelle de l'ARMP sur la légalité de la procédure et reconfirmation au premier Ministère => 7) Attribution


Pour finir, des questions d'actualité :

- Que vous suggère la position du délégué du gouvernement auprès de la commune urbaine de Yaoundé, Tsimi Evouna, qui remettait dernièrement en cause le code des marchés publics dans un courrier adressé au président de l'ARMP, Jean Jacques Ndoudoumou, au sujet de litiges sur l'attribution de marchés par la communauté urbaine de Yaoundé ?
http://www.bonaberi.com/ar,marches_publics_la_cuy_et_l_armp_a_couteaux_tires,5661.html

- Et que vous suggère l'attitude du même délégué dans l'affaire du marché relatif à la construction de la route Etoudi-Messassi-Olembe ?
http://www.cameroon-info.net/cmi_show_news.php?id=23784

Merci pour vos réponses.

A venir, des questions sur la suite de votre programme.
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MessagePosté le: Tue Jan 27, 2009 4:25 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Tchoko a écrit:

- Vous allez aussi changer la manière de sélectionner les membres de cette commission puisqu'ils seront choisis par "hasard" parmi 100 personnalités (qu'on choisira selon des critères de probité, technicité, etc - c'est un détail)


juste une petite précision, ce sera "au" hasard et pas "par" hasard.
mais bon Wink
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MessagePosté le: Tue Jan 27, 2009 4:37 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Tchoko a écrit:

La procédure actuelle étant celle ci dessous, qu'est ce qui va changer ?
Citation:
1) appel d'offres => 2) candidatures => 3) recrutement de l'observateur indépendant par l'ARMP par appel d'offres => 4) dépouillement de la Commission de passation de l'administration en question (Ministère, mairie, etc) en présence de l'observateur indépendant et choix => 5) envoi à la commission spécialisée de contrôle des marchés du Premier Ministère pour confirmation => 6) vérification éventuelle de l'ARMP sur la légalité de la procédure et reconfirmation au premier Ministère => 7) Attribution


Ce qui change c'est une plus grande fluidité, le fait que les indépendants ne sont pas juste des observateurs (remeber, Onel était observateur) mais des décideurs, et que l'on s'affranchit au maximum des personnes susceptibles de subir des pressions de corruption.

Tchoko a écrit:

Pour finir, des questions d'actualité :

- Que vous suggère la position du délégué du gouvernement auprès de la commune urbaine de Yaoundé, Tsimi Evouna, qui remettait dernièrement en cause le code des marchés publics dans un courrier adressé au président de l'ARMP, Jean Jacques Ndoudoumou, au sujet de litiges sur l'attribution de marchés par la communauté urbaine de Yaoundé ?
http://www.bonaberi.com/ar,marches_publics_la_cuy_et_l_armp_a_couteaux_tires,5661.html

- Et que vous suggère l'attitude du même délégué dans l'affaire du marché relatif à la construction de la route Etoudi-Messassi-Olembe ?
http://www.cameroon-info.net/cmi_show_news.php?id=23784

Merci pour vos réponses.

A venir, des questions sur la suite de votre programme.


J'ai d'abord apprécié ce monsieur pour sa volonté manifeste de changement, bien que le volet social (que j'ai repris dans mes propositions économiques, avec notamment le logement) soit complètement laissé de côté.
Néanmoins les récents évènements que ce soit ceux que vous avez cité ou d'autres encore (attribution d'un marché en juillet et tentative de le faire valider a posteriori en Décembre, puis renvoi des principaux membres qui s'étaient opposés à cela + propagation d'un faux compte rendu dans Cameroon Tribune) me font aujourd'hui douter, ou de sa probité ou de sa lucidité (voire les deux)
On peut en effet regretter la procédure complexe actuelle d'attributions de marché, mais il faut avant tout respecter la loi. Quitte à changer la loi (si j'ai bien compris sa seule nouvelle loi était qu'il ne donne pas à ses frères), or lui désobéit d'abord pour dire après que la loi n'est pas bonne. De même penser que seul on a toutes les bonnes solutions et que tous les autres sont des tocards (ce changement d'attribution, il parait qu'il y a deux semaines il s'est improvisé agent de la circulation, etc..) sans parler des dérives autocratiques, tout ça, donc m'amène a reconsidérer ma position sur lui, et à attendre les prochains développements de l'ARMP ou du conseil de Yaoundé.
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MessagePosté le: Tue Jan 27, 2009 7:18 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Cher candidat,

Merci pour vos posts précédentes sur la question des marchés publics.

Pour revenir sur vos réponses relatives à la corruption, nous comprenons que vous faites une différence fondamentale entre dénonciation et délation.

Mais d'un point de vue strict du vocabulaire, la différence entre délation et dénonciation se situe au niveau de ce qui motive l'acte. En l'occurence, dans votre programme, vous comptez récompenser cette dénonciation, et c'est la raison pour laquelle nous avons, contrairement à vous, utilisé le mot "délation":
Citation:
La délation consiste en l'échange d'informations concernant un individu à l'insu de ce dernier, souvent inspiré par un motif contraire à la morale ou à l'éthique, généralement dans le but d'en retirer un avantage personnel.
Petite définition de Wiki : http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9lation


Pour nous, dénoncer un acte qui sort du cadre de la loi est une responsabilité civique et cela ne saurait être récompensé par des réductions ou des gratuités sur des services de l'Etat. En aucune manière. Pourquoi ne récompenseriez vous pas tout citoyen dénonçant un crime, un vol, un larcin, un faux témoignage ou toute autre chose sortant du cadre de la loi ? Qui aurait plus de mérite ? Quelqu'un qui a dénoncé le crime d'un nouveau né abandonné par sa mère ou le citoyen dénonçant l'agent lui ayant soutiré 300 FCFA ?

La réalité de notre point de vue est qu'offrir une récompense pour un acte qui se veut au départ civique va propager le règne de l'inquisition entre citoyens et multiplier les abus, tant on connaît l'imagination de nos citoyens avec les conditions de dénuement dans lesquelles ils vivent. En pratique même, il sera très difficile d'établir la culpabilité de quelqu'un à partir des moyens que vous proposez. L'idée d'avoir une autorité qui constate directement les délits par des méthodes de testing nous paraît plus pertinente puisque cela allège la procédure quant à l'établissement du faisceau de preuves. Pour ce qui est des moyens, nous sommes en excédant budgétaire depuis quelques années et en réduisant par ailleurs le train de vie de l'Etat, vous parviendrez relativement bien à extraire des fonds pour investir dans les activités de la CONAC sur le terrain. Si bien sûr, comme on a semblé le comprendre, vous pensez que la lutte contre la corruption est une priorité pour votre éventuel premier septennat.

Si vous tenez par ailleurs à ce que des citoyens fassent des dénonciations spontanées (ce qui est possible aujourd'hui sans réel cadre législatif précis sur ces questions), ils peuvent toujours le faire auprès d'acteurs de la société civile comme le COMICODI (et bien d'autres) qui est une association réellement active et à qui l'Etat pourrait verser des subventions pour qu'elle puisse accroître son champ d'action..

Pour le reste, vos observations sur l'occupation française sont effectivement bien pensées, mais malheureusement sans objet dans le cadre de nos échanges.

Nous continuerons ce soir sur le tribalisme ou demain matin.
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Dernière édition par Tchoko le Tue Jan 27, 2009 7:52 pm; édité 1 fois
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MessagePosté le: Tue Jan 27, 2009 7:35 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Autre question mais à caractère philosophique qui m'est inspirée de vos réponses à propos du délégué du gouvernement Tsimi Evouna.

Pensez-vous que toutes les lois sont justes ? Si non, pensez vous qu'on peut violer une loi parce qu'on suppose qu'elle est injuste et parce qu'on suppose qu'on défend une bonne cause ?

Parce que n'oublions pas que l'argumentation de Tsimi Evouna est qu'il est soumis à une obligation de résultats, notamment auprès du président de la république dans la ville de Yaoundé. Donc il suppose qu'il a la légitimité de violer par exemple un code des marchés publics qu'il juge inadapté (puisque favorisant un certain nombre de lourdeurs administratives) pour faire avancer des actions plus ou moins positives dans le cadre de la modernisation de la ville de Yaoundé.

Précisons aussi qu'il doit certainement être convaincu qu'étant donné que certains de ses "collègues" violent constamment le code des marchés publics pour leur enrichissement personnel sans donner l'impression d'être inquiétés, il a tout le loisir de le violer à son tour pour moderniser Yaoundé puisque c'est un acte d'intérêt collectif.
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MessagePosté le: Wed Jan 28, 2009 2:49 am    Sujet du message: Répondre en citant

Nous abordons maintenant la partie du candidat consacrée au tribalisme. A la fin, nous poserons quelques questions d'actualité ou qui ont fait l'actualité sur ce sujet.

A vrai dire, cette partie du programme sociétal est à notre sens la plus pertinente de toutes les précédentes propositions que l'on a parcourues et l'une des plus intéressantes; notamment la proposition de légiférer contre les actes caractérisés de tribalisme, comme cela se fait dans certains pays contre le racisme. Cette mesure se démarque largement de ce qui se fait actuellement au Cameroun en matière de lutte contre les dérives tribalistes, puisque rien ne s'y fait.

D'autre part, les diverses propositions que vous avez faites notamment les voyages en région et l'apprentissage des langues sont aussi deux mesures appréciables et qui participeront sans aucun doute à briser les préjugés et permettront au Camerounais de se connaître les uns les autres.

Cela étant, comme dans toute mesure, il y a bien des points qui soulèvent des interrogations :
Citation:
Sur l'apprentissage des langues nationales aux enfants :
Dans chaque établissement public, les enfants devront choisir une langue à étudier. Le but étant qu’ils apprennent une langue et une culture qui n’est pas la leur (mais pas exclusivement), les langues de la région d’un établissement n’y seront pas enseignées. Ainsi dans la Sanaga on n’étudiera pas le Bassa, et les élèves du coin, pourront découvrir une autre langue, au choix parmi les dix régions du Cameroun. Bien sûr dans le littoral, il pourra y avoir des gens de l’ouest qui choisissent le Bamiléké. Ce sera toujours OK.

Le point d'interrogation pour nous est le traitement des grandes agglomérations comme Douala et Yaoundé qui sont cosmopolites et où votre logique d'apprentissage des langues nationales dans les écoles sera à priori détournée de son objectif initial (apprendre à découvrir l'autre pour faire disparaître les préjugés ethniques), notamment pour le cas des Bamilékés à Douala qui constituent selon des statistiques 2/3 de la population de cette ville. Il est impératif pour que cette mesure ait un sens dans le département du Wouri ou plus largement dans le Littoral que les élèves ne puissent choisir ni la langue de leur mère ni celle de leur père, sauf dérogation exceptionnelle pour des cas d'enfants qui peuvent avoir un parent qu'ils n'ont pas connu (un des parents décédés, père ou mère inconnu, etc).

Cette façon de voir les choses peut néanmoins poser problème car elle indexe plus ou moins les élèves en mettant l'accent sur la tribu du père et de la mère, donc c'est une mesure tribalisante car sur la base de critères tribaux contrairement à la vôtre qui est basée sur des critères plus englobants car départementaux. Ce qui soulève des questions plutôt d'ordre moral puisqu'il s'agit de lutter contre le tribalisme. Mais vous comprenez qu'il est important d'adapter votre loi pour qu'un Bangangté à Douala ne puisse pas choisir cette même langue Bangangté dans l'apprentissage des langues nationales.

Il est aussi à noter que si la protection des langues nationales est inscrite dans notre constitution, le bilinguisme n'est pas en reste :
Citation:
article 1 alinéa 3 : L'État garantit la promotion du bilinguisme sur toute l'étendue du territoire. Il oeuvre pour la protection et la promotion des langues nationales.

Pour nous, la pratique de l'anglais-français rentre aussi dans la politique linguistique et dans le cadre de la lutte contre le tribalisme, puisque la séparation anglophones-francophones en est une autre forme.

Si les gouvernements successifs de notre pays ont toujours fait des efforts avec des nominations de ministres anglophones et que la plupart des publications officielles se fait dans les deux langues, nous pensons qu'il faut encore encourager la pratique de l'anglais en zone francophone et du français en zone anglophone, même si de manière générale, les élites anglophones sont généralement bilingues comparativement aux élites francophones.

D'autre part, la question des délibérations à l'assemblée nationale, les conseils des ministres et la plupart des réunions administratives à Yaoundé se font en français, ce qui n'est pas normal si l'on suppose que l'on dispose de deux langues nationales officielles et que Yaoundé est la capitale de notre pays. Le cas de la justice rentre aussi dans ces considérations puisque les provinces anglophones appliquent encore le droit de "tradition britannique" quand les provinces francophones sont soumises au droit civil français. Il faudrait que vous réfléchissiez sur ce point. Cela ne fait plus exactement partie de la lutte contre le tribalisme, mais ça rentre dans le cadre de la politique linguistique et l'acceptation de l'autre.

La suite à venir...
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MessagePosté le: Wed Jan 28, 2009 10:58 am    Sujet du message: Répondre en citant

Permettez moi donc de revenir sur délation et dénonciation

Tchoko a écrit:
Cher candidat,

Merci pour vos posts précédentes sur la question des marchés publics.

Pour revenir sur vos réponses relatives à la corruption, nous comprenons que vous faites une différence fondamentale entre dénonciation et délation.

Mais d'un point de vue strict du vocabulaire, la différence entre délation et dénonciation se situe au niveau de ce qui motive l'acte. En l'occurence, dans votre programme, vous comptez récompenser cette dénonciation, et c'est la raison pour laquelle nous avons, contrairement à vous, utilisé le mot "délation":
Citation:
La délation consiste en l'échange d'informations concernant un individu à l'insu de ce dernier, souvent inspiré par un motif contraire à la morale ou à l'éthique, généralement dans le but d'en retirer un avantage personnel.
Petite définition de Wiki : http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9lation


Sauf que bien évidemment vous n'avez pas mis en gras ce qui est important dans la définition. Il fallait donc lire
Citation:
La délation consiste en l'échange d'informations concernant un individu à l'insu de ce dernier, souvent inspiré par un motif contraire à la morale ou à l'éthique., généralement dans le but d'en retirer un avantage personnel
Petite définition de Wiki : http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9lation

donc comme je l'avais dit précédemment, la dénonciation de juifs par exemple. A noter que ceux qui dénonçaient les juifs n'avaient pas souvent des récompenses.
Ici arrêter les corrompus n'a rien immoral.
Si c'est le pb d'avantage personnel qui vous gène, c'est que vous n'avez pas dû me lire. Quand j'ai par exemple parlé de dénonciation face aux déclarations frauduleuses de biens, je n'ai proposé aucune récompense. J'ai parlé en cas de corruption, non pas de récompense mais d'avantages comparatifs. Les gens qui corrompent le font parce qu'ils croient gagner un avantage. Ne comptons pas seulement sur la morale des gens (que de désillusions), mais soyons pragmatiques, c'est pourquoi j'ai proposé la gratuité du corps du délit. Il ne s'agit en aucun cas d'une récompense, mais de la levée de l'envie de corrompre.

Tchoko a écrit:

Pour nous, dénoncer un acte qui sort du cadre de la loi est une responsabilité civique et cela ne saurait être récompensé par des réductions ou des gratuités sur des services de l'Etat. En aucune manière. Pourquoi ne récompenseriez vous pas tout citoyen dénonçant un crime, un vol, un larcin, un faux témoignage ou toute autre chose sortant du cadre de la loi ? Qui aurait plus de mérite ? Quelqu'un qui a dénoncé le crime d'un nouveau né abandonné par sa mère ou le citoyen dénonçant l'agent lui ayant soutiré 300 FCFA ?

si vous me relisez bien, en l'occurence si il ne s'agit que d'une extorsion de 300FCFA (sans contre partie) il n'y aura bien sûr pas de "récompense".

Tchoko a écrit:

La réalité de notre point de vue est qu'offrir une récompense pour un acte qui se veut au départ civique va propager le règne de l'inquisition entre citoyens et multiplier les abus, tant on connaît l'imagination de nos citoyens avec les conditions de dénuement dans lesquelles ils vivent. En pratique même, il sera très difficile d'établir la culpabilité de quelqu'un à partir des moyens que vous proposez. L'idée d'avoir une autorité qui constate directement les délits par des méthodes de testing nous paraît plus pertinente puisque cela allège la procédure quant à l'établissement du faisceau de preuves. Pour ce qui est des moyens, nous sommes en excédant budgétaire depuis quelques années et en réduisant par ailleurs le train de vie de l'Etat, vous parviendrez relativement bien à extraire des fonds pour investir dans les activités de la CONAC sur le terrain. Si bien sûr, comme on a semblé le comprendre, vous pensez que la lutte contre la corruption est une priorité pour votre éventuel premier septennat.

Comme on dit, vous êtes libre d'établir la réalité de vos points de vue.
encore une fois je me demande si nous devons discuter pour savoir lequel de nos points de vue est le meilleur ou si vous m'interrogez sur la faisabilité réalité de mes points de vue à moi. Je ne comprends pas très bien pourquoi je devrais réagir sur vos opinions (tant que vous n'êtes pas candidat)

Tchoko a écrit:

Si vous tenez par ailleurs à ce que des citoyens fassent des dénonciations spontanées (ce qui est possible aujourd'hui sans réel cadre législatif précis sur ces questions), ils peuvent toujours le faire auprès d'acteurs de la société civile comme le COMICODI (et bien d'autres) qui est une association réellement active et à qui l'Etat pourrait verser des subventions pour qu'elle puisse accroître son champ d'action...

Je ferai comme j'ai pensé

Tchoko a écrit:

Pour le reste, vos observations sur l'occupation française sont effectivement bien pensées, mais malheureusement sans objet dans le cadre de nos échanges.


C'est de là que part la peur de la "délation" en France M. le journaliste
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MessagePosté le: Wed Jan 28, 2009 11:08 am    Sujet du message: Répondre en citant

Tchoko a écrit:
Autre question mais à caractère philosophique qui m'est inspirée de vos réponses à propos du délégué du gouvernement Tsimi Evouna.

Pensez-vous que toutes les lois sont justes ? Si non, pensez vous qu'on peut violer une loi parce qu'on suppose qu'elle est injuste et parce qu'on suppose qu'on défend une bonne cause ?

Parce que n'oublions pas que l'argumentation de Tsimi Evouna est qu'il est soumis à une obligation de résultats, notamment auprès du président de la république dans la ville de Yaoundé. Donc il suppose qu'il a la légitimité de violer par exemple un code des marchés publics qu'il juge inadapté (puisque favorisant un certain nombre de lourdeurs administratives) pour faire avancer des actions plus ou moins positives dans le cadre de la modernisation de la ville de Yaoundé.

Précisons aussi qu'il doit certainement être convaincu qu'étant donné que certains de ses "collègues" violent constamment le code des marchés publics pour leur enrichissement personnel sans donner l'impression d'être inquiétés, il a tout le loisir de le violer à son tour pour moderniser Yaoundé puisque c'est un acte d'intérêt collectif.


Vous basez donc tout cet argumentaire sur le crédit (complètement a priori) que vous accordez à M Tsimi Evouna. Moi je n'ai pas d'a priori.
A moins de penser que tous ceux qui ne violent pas le code existant sont des corrompus (pas juste quelques uns), ce qui serait absurde, cet argmentaire ne tient plus.
Deuxièmement, quand le chef de l'état (qui fait faire les actuelles lois) juge sur les résultats, c'est bien entendu compte tenu de sa propre législation en vigueur, si on estime qu'elle freine, on réfère au chef de l'état qui la fait modifier. Cette partie de l'argumentaire est elle aussi boiteuse

Enfin la liberté c'est d'assumer ses actes, pas de respecter les lois. Si l'on trouve qu'une loi est mauvaise (à titre d'exemple la loi sur l'homosexualité), on est libre de désobéir, mais il faut assumer (même si ça conduit à Kondengui). Un autre moyen d'action (surtout quand on a quelques responsabilités comme M. T E) on peut agir pour faire changer les lois. Ce n'est donc pas une justification de son acte
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