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A l'aube d'une renaissance

 
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Queen B



Inscrit le: 12 May 2008
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MessagePosté le: Fri Jul 24, 2009 5:41 pm    Sujet du message: A l'aube d'une renaissance Répondre en citant

NDA: Ceci est un premier jet de ce que j'ai "pondu" lors de ma pause.

Août 2010 (Valentine a 28 ans)

- « Brad reviens ici vite » s’écria Valentine.
- « Mais moman ze veux aller zouer. Zai plous faim moi. » répondit plaintivement le garçonnet
- « Reviens à table et finis le repas avec nous petit homme » repris Hermann
- Ze poulais aller zouer aplès papa ?
- Oui fils mais pas bien longtemps car ce sera l’heure de la sieste.
- Ze poulais zouer deux minutes maman ?
- Oui mon cœur, mais juste deux minutes nous sommes bien d‘accord ?
- « Oui moman » repondit le petit garçons la bouche pleine.
- « On ne parle pas la bouche pleine petit cochon » le reprit sa maman les sourcils froncés mais le regard rieur et emplit de tendresse.

Il attendit de vider sa bouche et lui répondit avec un large sourire édenté « pardon moman ».

Les yeux débordants d’amour, Valentine regardait « son chef d’œuvre » engloutir goulûment son flan pâtissier. Elle savait que c’était son dessert favori ; Du haut de ses 4 ans (plus précisément 4 ans et 7 mois comme il aimait bien le préciser), Hermann était plus vif d’esprit que ses camarades de crèche. Les puéricultrices ne cessaient de dire que lors des ballades ou des lectures ou même encore en écoutant les comptines, il était le seul à poser beaucoup de questions. Il voulait par exemple savoir comment cela se faisait que le loup des histoires marche sur ces jambes arrières comme son papa alors que celui de la télé marche sur ses « pieds et ses mains », pourquoi il ne pouvait pas parler au soleil comme Nicolas dans ses livres, comment faisait le tram pour avancer alors qu’il n’avait pas de roues, ……. Des questions somme toute enfantines pour un adulte, mais qui ne l’était pas pour un enfant de son âge.

Attablée, Valentine ne quittait sa petite famille des yeux. Elle qui avait longtemps cru qu’elle faisait partie de ce club très peu convoité dont les membres n’avaient pas droit au bonheur.
Elle se rappelait encore de ces années de galères, de chagrin, de souffrance, de toutes ces épreuves qu’elle a enduré sans jamais fléchir, enfin pas trop car en effet, tel un roseau elle a plié, elle a courbé l’échine mais elle n'a jamais rompu.
Quand elle regarde le chemin parcouru jusqu’ici, elle ne peut que se sentir fière et même un tantinet arrogante. Comme sous hypnose, elle se laissa envahir par son passé, elle se laissa submerger par ses souvenirs.


Octobre 1995 (Valentine a 13 ans)

Elle vient à peine de s'endormir et du fond de son esprit embué par la fatigue elle sent un malaise. Elle rêve. Et dans son rêve, elle se trouve dans une forêt (ne me demandez surtt pas si elle vierge, amazonienne, équatioriale ou primaire cette forêt.) . Elle a horreur des forêts, elle en a une peur viscéral. Cette dernière la cloue littéralement sur place. C'est alors qu'elle sent quelque chose s'insinuer sous sa jupe; La chose remonte petit à petit vers son ventre. Elle est complètement éffrayée, tétanisée et n'ose baisser le regard pour voir ce que c'est. La chose continue son ascension, se glisse sous sa culotte et lui trifouille le "non-non". Les larmes coulent doucement et se répandent sur elle. Elle n'ose faire le moindre geste de peur d'avoir encore plus mal, de peur de se faire mordre.
Puis elle entend du bruit au loin, un bruit qui lui semble si familier. Ensuite des rayons de soleil vinrent se poser sur son visage. La peur diminuait en intensité, mais le malaise persistait.
Peu à peu, elle émergea du sommeil ....... et se rendit compte que "la chose" était tjs dans sa culotte. A cet instant, totalement éveillée, elle éssayait de se rappeler qui était avec elle dans le lit: sa petite soeur et ....... son oncle. Et là, elle comprit. Son coeur battait à la chamade, elle ne savait si elle devait se lever en hurlant. Elle decida de bouger en faisant comme si elle changeait juste de position. Ce faisant, elle heurta a cadette qui grommela, ce qui effraya son oncle. Elle en profita pour se lever et courru s'enfermer dans les toilettes.
Là, toujours tremblante, elle s'éffondra en larmes. Elle ne savait si elle devait en parler à sa maman. Elle en était encore à se poser la question quand...
- "Valentine! Sors des toilettes. Tu as la diarrhée?"
C'était sa maman. Elle sortie les yeux rouges et se jetta dans ses bras lui entourant la taille de ses bras et se préssant contre elle.
- Qu'est ce qu'il y'a? Tu as fait un mauvais rêve n'est ce pas? Je t'ai déjà dit d'arreter de regarder ces films de zombies à la télé. C'est tjs ainsi. Soit tu te réveilles en pleine nuit et tu viens me déranger, soit le matin tu es malade. D'ailleurs à partir de ce soir, tu dormiras à 21h.
Allez va réveiller ta soeur et vs vs appretez pour l'école.

Valentine sourit, un peu rassurée; Sa maman avait ce don de faire les questions et les réponses toute seule et de clore ainsi une conversation qui en fait n'en était pas une au départ, plutot un monologue.
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Dernière édition par Queen B le Sat Aug 08, 2009 1:29 am; édité 1 fois
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Mell
Invité





MessagePosté le: Fri Aug 07, 2009 5:39 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Entre 28 et 13 ans c'est le trou noir ou quoi ?

J'aime bien le début de l'histoire par un dialogue. Le ton que tu utilises est trop répandu dans les Harlequins. Tu peux l'utiliser, mais personnalise le un peu, c'est trop stéréotypé.

La suite c'est pour quand ?
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dino
Bérinaute Vétéran


Inscrit le: 24 May 2008
Messages: 7296

MessagePosté le: Fri Aug 07, 2009 6:28 pm    Sujet du message: Répondre en citant

La Valentine de 1985 c'est la même de 2010? Elle avait vrament 13ans en 1985??? Ce n'est pas 3ans par hasard?? Petite erreur je crois.

Sinon pas mal.


ZP Cool
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Queen B



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MessagePosté le: Sat Aug 08, 2009 1:32 am    Sujet du message: Répondre en citant

Hello

Dino: en effet il y'a eu un lapsus clavi. Michi

Mell: miss ça va être diff pour moi car j'ai vraiment une influence harlequin ancrée en moi. je vais try Very Happy
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Mell
Invité





MessagePosté le: Tue Aug 11, 2009 12:46 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Queen B a écrit:
Hello

Dino: en effet il y'a eu un lapsus clavi. Michi

Mell: miss ça va être diff pour moi car j'ai vraiment une influence harlequin ancrée en moi. je vais try Very Happy


Justement Miss, c'est là l'un des boulot que tu dois faire en tant que quelqu'un qui écrit. On a toujours une référence, mais on se doit de se démarquer !!!. Un peu comme les chanteurs de zook, ils se copient entre eux, mais chacun essaie d'y mettre une touche personnelle ! Tu écris plutôt bien, je crois que c'est le temps qui va te manquer à la longue.
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Queen B



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MessagePosté le: Mon Aug 17, 2009 10:14 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Plus tard dans la journée, de retour des classes, Valentine se demandait tjs comment en parler à sa maman. A défaut de lui en parler à elle, peut–être pourrait elle le faire à tata Lucille.
Oui mais comment aborder le sujet ? Quels mots choisir ?
Elle en était là dans ses réflexions quand sa petite sœur Coralie vînt s’assoir près d’elle.
- Dis Val, je peux te poser une question ?
- Oui mais je ne te garanti pas de réponses hein ?
- Comment ça tu ne me garantis pas de réponses ? A quoi sert alors que je te pose une question ?
- Est-ce que je t’ai demandé de me poser des questions ?
- Tu n’avais qu’à me dire non non ?
- dis donc c’est quoi ta question ? Ne me perd pas le tps ?
- Pck tu faisais d’abord quelque chose de très important n’est ce pas ?
- Mais je dis hein, on t’a envoyé ? A beck tchuss me si tu n’as rien à me dire hein. Si tu as une question à me poser, je t’écoute ; sinon a beck fuis.
- Je n’ai plus envie de dormir avec tonton Apollinaire

Le sang de Val fit un tour, son cœur se mit à battre à la chamade.
- « Pourquoi ? » lui demanda t elle.
- Je ne veux plus seulement. C’est tout.
- Ce n’est pas vrai. Si c’était tout, tu serais simplement aller dormir avec maman.
- J’ai bien essayé, mais comme je bouge trop dans la nuit, elle m’a chassé.
- Qu’est qui se passe ? Dis-moi la vérité now ?
- Non….. Vraiment…. Je ne veux plus seulement.
- Coralie tu mens. Dis-moi maintenant la vérité.
- Ekié ! Si je te dis que c’est seulement comme ça pkoi tu dis que je mens ? Tu t’attendais à ce que je te dise autre chose ?
……………
- Aurais-tu toi mm quelque chose à me dire Valentine ?
………………..
- Valentine ?
Cette dernière n’eut plus la force de retenir ses larmes, qui se déversèrent silencieusement par torrent.

C’est cet instant que choisit leur tante Lucille pour entrer dans le salon.

- Valen pkoi tu pleures ? Coralie tu l’as encore insultée ?
- « Noho tata » s’écria Coralie « je ne l’ai pas moi insulté. On causait c’est tout ».
- Vous causiez de quoi jusqu’à elle pleure ? Valen vient me dire. Qu’est ce qui se passe ? Tu as fait une bêtise et tu anticipes le deuil de ta baston ?

Val et Coralie éclatèrent de rire. Leur tata avait ce don de les faire rire aussi facilement qu’elle savait les faire pleurer avec un seul regard.

- Raconte- moi. Pkoi tu pleures ? C’est suspect parce qu’on ne vous entendait mm pas vous chamailler alors que la télé est éteinte.
- « Tata…….. On ne veut plus dormir avec tonton apollinaire » lui répondit Cora
- Pourquoi ?
…………………….
- Valentine répond moi sinon je vais me fâcher hein. Tu sais que vos chichis là ne fonctionnent pas longtemps avec moi. Parle vite sinon je vous fouette.
……………….
- « Valentine j’attend » gronda leur tante
………………………..
- Tata ….. C’est que ……. C’est que ….. Tu vois non …….
- Je vois quoi ? Je ne viens pas du Mont Coupé hein ! Je ne vois pas ce qui est invisible. Exprime-toi comme dans tes dissertations. Et assèche-moi ces rivières sur ton visage.
- Tata Lucille …… C’est que….. Dans la nuit ……. Tonton Apollinaire me touche.
- « Moi aussi tata » ajouta Coralie
- Comment ça il vous touche ? Expliquez-vous.
- Valentine « il m’a touché le non-non tata. »
……………………………………
- « Pour moi aussi hein tata » rajouta Coralie
……………………………………….
………………………………………
- « Tata pourquoi tu pleures ? Il t’a aussi touché là bas ? » demanda Valentine.
- Non pas du tout.
Vous êtes bien certaines de ce que vous dites là ?
- « Oui tata. Je te jure que je ne mens pas. Il m’a fait ça Mercredi et j’ai fui pour aller dormir avec mama mais elle m’a chassé parce que je la bousculais dans la nuit » expliqua Coralie
- Ok. Quand maman va renter vous lui direz.
- « Non non non tata » Cria Valentine « Pardon tata je ne veux pas lui dire » Et elle se remit à pleurer. « C’est trop grave, elle va me fouetter »
- Mais non elle ne te fouettera pas. Oui c’est grave. Très grave même. Mais la personne à fouetter dans cette histoire ce n’est pas toi ; ni toi Cora. Arrêtez de pleurer. On attend qu’elle arrive et je lui parlerai. Vous serez avec moi.

Les deux petites se mirent à pleurer.
- Tata elle va nous fouetter. Pardon tata ne lui dis pas. Laisse nous seulement dormir avec toi. Pardon tata. On va bien travailler à l’école. J’aurais 10 en maths et en physique-chimie.
- « Oooooh arrêtez de pleurer je vous dis. Comment. Elle ne vous tapera pas. Je lui en parlerai. »
- « Pourquoi croyez-vous qu’elle va vous taper ? »leur demanda leur tante.
Et Coralie de répondre
- Quand c’est grave, maman nkorbonnise toujours.
- Oui mais seulement quand vous êtes en tort et là vous ne l’êtes pas du tout. Alors séchez vos larmes, allez vous laver le visage et tenez, après partez vous acheter les tops que vous voulez chez ‘Momo’.
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Queen B



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MessagePosté le: Sat Oct 10, 2009 12:43 pm    Sujet du message: Répondre en citant

A ce souvenir, Valentine ne put s’empêcher d’esquisser un sourire ; Sa tata avait toujours su comment les apaiser (en mm tps, il est clair que promettre du top – surtout grenadine – ou de la « bergère » à un enfant était le moyen le plus sûr d’avoir la paix en lui apportant un peu de bonheur.)
Ce soir là, sa maman n’avait pas crié (ce qui la rendait encore plus terrifiante). Elle avait parlé avec un calme absolu, ordonnant à cet oncle de sortir de la maison sans plus jamais y remettre les pieds. Mais plus tard, Val l’avait entendu pleurer silencieusement. Mais elle n’en avait plus jamais parlé.

Valentine et Coralie continuèrent donc de vivre leur quotidien comme toutes les autres petites filles de leur âge ; à la seule exception qu’elles ne regardaient plus les hommes de la même façon, surtout Valentine qui rajouta à la crainte, un sentiment de mépris.
Sa confiance en la gent masculine en fut longtemps grandement ébranlée, ses rapports avec eux très souvent empreints d’affrontements. Ce qui, logiquement, expliquait pourquoi elle avait si peu d’expérience avec les garçons, pourquoi elle a eu son tout premier baiser à un peu plus de 15 ans.
Sa meilleure amie par contre, affichait à même pas 17 ans, un extraordinaire palmarès de conquêtes masculines. Elle en arrivait même à jongler entre trois petits copains à la fois. Ce qui, loin d’éveiller de l’admiration à Val, suscitait plutôt un mélange d’envie et de répulsion.

A ce souvenir, Val se dit avec un sourire en coin, que d’aucuns penseront certainement que c’était certainement parce que Amélia est bassa’a et elle bamiléké. Mais selon Val, il s’agissait juste d’un problème de tempérament. Amé est aussi extravertie que Val est introvertie. Elle a longtemps essayé d’avoir cette emprise sur les garçons qui l’entouraient sans jamais réussir.
Du moins croyait-elle n’avoir jamais réussi. Maintenant, avec un regard aguerri d’adulte, elle se rendait compte à quel point tous les garçons de son adolescence étaient fous d’elles. Elle se souvient encore des invitations au ciné, des cadeaux (plus précisément, biscuits fourrés au chocolat communément appelés « les fourrés »), des files d’attente afin de danser avec elle.
Ce qu’elle a pu être naïve, aveugle, ignorante.
Lol. Ce qu’elle « a pu être » ? Comme si cela avait changé. A cause du regard des autres (ou du moins, de ce qu’elle croyait lire dans leur regard, mais qui n’était en réalité rien d’autre que le reflet de ce qu’elle pensait d’elle-même), elle a toujours cruellement manqué de confiance en elle.
Pourtant le choix de ses hommes n’a pas toujours été mauvais. Elle a rencontré des hommes qui l’ont aimé, limite adoré ; tout comme elle a rencontré des hommes qui l’ont moins aimé, qui se sont servis d’elle. Loin de l’anéantir, ces « défaites » lui ont forgé un caractère de combattante, ont consolidé son moral d’acier et n’ont en aucun cas abimé sa foi en l’espèce humaine.


-« Mon cœur le petit t’attend pour lui faire un bisou »

Val émergea de ses souvenirs pour se rendre compte que la table avait déjà été débarrassée, le petit couché et son époux entrain de ranger la vaisselle dans le lave-vaisselle.

-« Oh mon chéri je suis terriblement navrée. Laisse, je viendrai m’en occuper après le bisou à Brad »
-« Mais non mon cœur, j’en ai déjà fini. Ne t’en fais donc pas »
Remarquant la mine désolée de son épouse, Hermann lui fit un clin d’œil et rajouta d’une voix bourrue :
-« Tu as les 300 autres jours de l’année pour te rattraper femme »
-« Ouais c’est ça, tu peux toujours y compter, macho en herbe » lui renvoya Val. « Je reviens, je vais embrasser mon prince. »

Sa femme partie, Hermann se demanda vers quel monde elle s’était encore envolée. Il l’a toujours connu ainsi : douce, rêveuse, secrète, le regard un coup rieur et illuminé, la seconde d’après si triste et empreint d’une douleur intense.
Cela fait six ans qu’ils sont ensemble, dont deux mariés mais il sait qu’il ignore toujours énormément de choses concernant un pan du passé de la femme qu’il aime et en qui il a une totale confiance. Si il n’a jamais insisté pour qu’elle lui révèle ce qui la torture autant, c’est parce qu’il sait que cela ne la concerne seule, mais aussi certains membres de sa famille et que c’est afin de les protéger qu’elle se tait et souffre en silence. Ce qui l’accable encore plus, c’est son impuissance face à la peine de sa femme.

-« Ca y est. Je suis arrivée juste à temps pour le câlin » dit Val en entrant dans la cuisine.

Elle se dirigea vers Hermann et l’enlaça par derrière : « Merci encore mon cœur pour ton aide »
-« Il n’y a vraiment pas de quoi princesse » lui répondit-il en s’essuyant les mains.
-« C’est gratuit ? » lui demanda t-elle en souriant
-« Ah ça non. Vous allez devoir rémunérer mes services très chère»
-« Cela va de soi cher monsieur. Allez-y dites moi tout. Votre prix sera le mien »
-« et bien » commença Hermann en l’entrainant dans leur chambre, « suivez-moi, je connais un endroit où nous pourrons tranquillement discuter de mes honoraires et des modalités de paiement » termina t-il en refermant la porte derrière eux.

Plus tard en début de soirée, pendant qu’Hermann regardait un documentaire animalier avec son fils, Val était au téléphone avec sa cousine et semi-confidente Rachel. Elles papotaient, parlaient de leur quotidien, de leur emploi de temps respectif qui ne leur laissait plus le temps de se voir, se promettant d’y remédier au plus vite en organisant une sortie entre filles. Elles raccrochèrent sur ces beaux projets.
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