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Douala, ou l'apologie du désordre | |
S’il y’a un aspect qui fait comprendre à un nouveau venu qu’il est à Douala,
c’est sans aucun doute le désordre urbain qui y règne.Contrairement a sa sœur
capitale qu'est Yaoundé - qui brille par sa droiture, sa beauté et sa bonne
circulation en tant que la capitale
politique - la capitale économique elle est le chef lieu du désordre. Circuler à
Douala à pied ou en véhicule est un véritable parcours de combattant dans lequel
il faut être aguerri pour s'en sortir sans dommage. | |
| Les motos-taxis sont de v?ritables fl?aux urbains | |
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L'Etat de la route n'aide pas les automobilistes | |
Du fait de cette invasion, la circulation
devient encore plus difficile et le mauvais état de la route n'y arrange rien.Il
n'est donc pas étonnant qu'embouteillages et accidents soient souvent au
rendez-vous. Le même sort est
réservé à la route de Bonakouamoug,où la « la casse » a élu son domicile : en
effet, des vendeurs se retrouvent le temps d’une matinée à occuper cette voie en
proposant des produits de tous genres au clients, produits bien sur exposés par
terre. Ces diverses ventes rendent la circulation difficile, même pour un
piéton. | |
| Comment rem?dier ? ce probl?me ? | |
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Les motos taxis ont pris d'assaut les rues de Douala | |
| Le pouvoir public essaye de résoudre ce problème en essayant de créer des marchés bien
situés mais aussi à des prix de location abordable. Un premier succès a été
enregistré concernant les vendeurs du marché des fleurs à Bonapriso. Mais ce
n'est qu'une grain de sable face à ce qui constitue le noeud du problème : les
motos-taxis. Avec
près de 50000 motos taxi dans la ville, la circulation à Douala est devenue
impossible. Dangereux, créant de multiples accidents, ces motos sont
incontournables et ont envahi toutes les voies publiques. Il n'est pas rare au
détour d'une rue de voir une moto, dès que le chauffeur a pris un client,
rejoindre la route sans regarder si une voiture arrive. La nuit, c'est encore pire car bon nombre de motos roulent toutes lumières éteintes : l'automobiliste classique doit donc être constamment en éveil s'il ne veut pas heurter un bend skin qui, prévu pour une ou deux personnes, en transporte parfois trois ou quatre, voire plus dans des cas exceptionnels : il n'est en effet pas rare de voir une mère d'enfants - sans doute par manque de moyen - emprunter ce moyen de transport avec ses deux ou trois enfants. Un accident survenant, on aura tôt fait de crier à la sorcellerie, seule explication logique pour selon certains pour expliquer que plusieurs membres d'une même famille perdent la vie en même temps ; il n'est est rien : il s'agit tout simplement d'incivilité routière. | |
| De bonnes raisons d'esp?rer | |
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Douala est en phase d'amélioration | |
Ici encore c’est le pouvoir public qui est indexé sur le fait de tout ce
désordre : il est en effet reproché à celui-ci de n'avoir pas créé des aires de stationnement. L’ancien préfet du
Wouri, M.Atebede avait fait du déguerpissement des motos taxi des
grands axes routiers son objectif principal. Il est à déplorer qu'il ne soit pas
resté plus longtemps afin de prendre des mesures efficaces.Il ne nous reste plus qu’à espérer que le nouveau
suivra ses traces.
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