Nouveautés
Nouveautés Copos
Musique
Vidéos

Actualités
Derniers articles
News
Société
Faits Divers
Sports
People
Potins de Stars
Portraits
New Tech
Santé
CAN 2008

Discussions
Forum
Chat

Culture
Sciences et éducation
Femmes et beauté
Point de vue
Souvenir
Histoire

Littérature
Contes
Poésie
Livres

Initiatives
Associations
Bons Plans

Divers
Humour
Galeries photos
Liens

 Accueil     Forum     Chat     Photos     Musique     Vidéos     Qui sommes-nous?   Contact 
 S'inscrire à la newsletter  
Google Sur
Accueil > News > Points de Vue
 
 

Cameroun : Douala, ou l'apologie d'un désordre urbain (06/08/2008)

Capitale économique, Douala est souvent appelée le poumon du Cameroun tant elle regorge d'activités et d'entreprises en tous genres. Mais le désordre qui y règne contraste avec son statut.
Par Redaction Bonaberi.com (Dominique M.)
 Publicité 
 
 
Douala, ou l'apologie du désordre
Douala, ou l'apologie du désordre

S’il y’a un aspect qui fait comprendre à un nouveau venu qu’il est à Douala, c’est sans aucun doute le désordre urbain qui y règne.Contrairement a sa sœur capitale qu'est Yaoundé - qui brille par sa droiture, sa beauté et sa bonne circulation en tant que la capitale politique - la capitale économique elle est le chef lieu du désordre. Circuler à Douala à pied ou en véhicule est un véritable parcours de combattant dans lequel il faut être aguerri pour s'en sortir sans dommage.

Pour les automobilistes c’est chacun qui applique son code de la route au détriment du code Rousseau que tout le monde est censé connaître, mais a relégué au fond de sa mémoire comme les élections transparentes : tout le monde sait que cela existe mais personne n'y croit. L’incivisme est d’autant plus poussé dans cette ville qu'elle est la seule où l'on peut voir abandonnés sur la voie publique un conteneur par-ci ou un camion par-là, et il revient à ceux que cela gêne de chercher une solution.

Seulement c’est un cas parmi tant d’autres, à Bonabéri, du coté de la « nouvelle route » dans la zone dite du « grand hangar » la voie publique est systématiquement assaillie par des commerçants qui étalent leurs marchandises à même le sol et en bordure de la chaussée. Le marché nest pourtant pas loin, mais on est sur d'avoir plus de clients en faisant comme cela.

 
 Publicité 
 
Les motos-taxis sont de véritables fléaux urbains
L'Etat de la route n'aide pas les automobilistes
L'Etat de la route n'aide pas les automobilistes

Du fait de cette invasion, la circulation  devient encore plus difficile et le mauvais état de la route n'y arrange rien.Il n'est donc pas étonnant qu'embouteillages et accidents soient souvent au rendez-vous. Le même sort est réservé à la route de Bonakouamoug,où la « la casse » a élu son domicile : en effet, des vendeurs se retrouvent le temps d’une matinée à occuper cette voie en proposant des produits de tous genres au clients, produits bien sur exposés par terre. Ces diverses ventes rendent la circulation difficile, même pour un piéton.

A la question de savoir pourquoi occuper la voie publique de nombreuse raison sont évoquées :    « Nous les camerounais du bas peuple nous sommes obligés de nous rapprocher au maximum des clients pour avoir de quoi vivre, j’ai une licence mais pas eu la chance d’avoir un emploi donc je me débrouille de plus la communauté ne nous laisse pas avec les taxes ». Interrogé, Séraphin Antoine lui répond « nous voulons bien aller dans un marché mais seulement c’est loin des clients et la location du locale est très cher pour nous »

 
Comment remédier à ce problème ?
Les motos taxis ont pris d'assaut les rues de Douala
Les motos taxis ont pris d'assaut les rues de Douala
Le pouvoir public essaye de résoudre ce problème en essayant de créer des marchés bien situés mais aussi à des prix de location abordable. Un premier succès a été enregistré concernant les vendeurs du marché des fleurs à Bonapriso. Mais ce n'est qu'une grain de sable face à ce qui constitue le noeud du problème : les motos-taxis. Avec près de 50000 motos taxi dans la ville, la circulation à Douala est devenue impossible. Dangereux, créant de multiples accidents, ces motos sont incontournables et ont envahi toutes les voies publiques. Il n'est pas rare au détour d'une rue de voir une moto, dès que le chauffeur a pris un client, rejoindre la route sans regarder si une voiture arrive.

La nuit, c'est encore pire car bon nombre de motos roulent toutes lumières éteintes : l'automobiliste classique doit donc être constamment en éveil s'il ne veut pas heurter un bend skin qui, prévu pour une ou deux personnes, en transporte parfois  trois ou quatre, voire plus dans des cas exceptionnels : il n'est en effet pas rare de voir une mère d'enfants - sans doute par manque de moyen - emprunter ce moyen de transport avec ses deux ou trois enfants. Un accident survenant, on aura tôt fait de crier à la sorcellerie, seule explication logique pour selon certains pour expliquer que plusieurs membres d'une même famille perdent la vie en même temps ; il n'est est rien : il s'agit tout simplement d'incivilité routière.

 
De bonnes raisons d'espérer
Douala est en phase d'amélioration
Douala est en phase d'amélioration

Ici encore c’est le pouvoir public qui est indexé sur le fait de tout ce désordre : il est en effet reproché à celui-ci de n'avoir pas créé des aires de stationnement. L’ancien préfet du Wouri, M.Atebede avait fait du déguerpissement des motos taxi des grands axes routiers son objectif principal. Il est à déplorer qu'il ne soit pas resté plus longtemps afin de prendre des mesures efficaces.Il ne nous reste plus qu’à espérer que le nouveau suivra ses traces.

Mais il reste encore un espoir, car il y a bien une personne qui veut et peut faire de Douala une ville non seulement propre mais aussi moderne. Organisation de journées citoyennes de propreté, concours de la ville la plus propre, il a apporté sa touche personnelle à la ville de Douala et les effets s'en font sentir : on pense bien sur au Dr Fritz Ntonè Ntonè, délégué du Gouvernement à Douala. Mais seulement, sa politique de "faire des omelettes en cassant durement les oeufs" se heurte aux moeurs et aux âmes sensibles, et il a souvent recours à la force, ce que nous décrions. De nombreux commerçants ont du déguerpir des axes routiers, tout matériel abandonné sur la voie publique est désormais systématiquement retiré, de bonnes augures en vue d'un assainissement de la voie public.

La mentalité étant la plus vive des résistances, nous devons avoir un comportement saint et cesser de faire de la voie publique une propriété personnelle mais plutôt collective. Prenons notre mal en patience et nous espérons que Douala deviendra une belle ville qui n'aura plus à rougir face à sa soeur Yaoundé.

 
 
Cet article a été classé parmi les mots-clé suivants :
(cliquez sur un mot-clé pour voir la liste des articles associés)
  urbanisme   points de vue   douala   
 
Discussion: 4 bérinautes ont donné leur avis sur cet article
donnez votre opinion sur l'article, ou lisez celle des autres
 
 
 
Les dernières photos publiées sur Copos
 
 


Réagir à l'article
  Récents
Trente huit mille cas de palu recensés au Nord-Ouest
Ambiance de fin de règne à Etoudi
Danielle Bamkoui avoue tout: elle était en actions lorsque son mari les surprit
Les enfants et les abus sexuels : La loi de l'omerta
Des militaires accusés de piraterie au large de Kribi
Douala : 70% des projets réalisés à la communauté urbaine
Eto'o n'était pas du déplacement en Afrique du Sud
Match amical : Cameroun 2 - 3 Afrique du Sud
Affaire Bamkoui : Le commissaire du gouvernement prescrit une autopsie
Cameroun - Opération épervier : Mendo Ze entendu par le juge
Cameroun : pratiques mystiques à la mairie de Françoise Foning ?
Vidéo - Clash : Brice Hortefeux s'explique sur RTL au sujet de Victorine
Brice Hortefeux permet à Victorine de demeurer en France
Que se passe-t-il en France ? Une Camerounaise menacée d'expulsion
La douane communique sur ses performances
Une mère camerounaise menacée d'expulsion après la mort de son enfant
Cameroun-Défense : Les députés Rdpc demandent des comptes
Gicam : Protais Ayangma candidat à la présidence
Match amical : Le Cameroun en route pour l'Afrique du Sud
Neufs magasins consumés au marché Ndokoti