Bonaberi.com Publicité
Forum Bonaberi.com
Le Cameroun comme si vous y étiez
FAQFAQ RechercherRechercher Liste des MembresListe des Membres Groupes d'utilisateursGroupes d'utilisateurs S'enregistrerS'enregistrer
ProfilProfil Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés ConnexionConnexion
Bonaberi Communication

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum Bonaberi.com Index du Forum -> Les Présidentielles de Béri
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
briwill



Inscrit le: 30 Dec 2008
Messages: 230

MessagePosté le: Tue Jan 06, 2009 1:37 pm    Sujet du message: Bonaberi Communication Répondre en citant

Un nouvel éditorial afin de suivre au mieux cette campagne présidentielle ...
_________________
Demain peut être
http://briwill.over-blog.com
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
briwill



Inscrit le: 30 Dec 2008
Messages: 230

MessagePosté le: Tue Jan 06, 2009 1:40 pm    Sujet du message: MEB : Une vision de la politique extérieure du Cameroun Répondre en citant

[Bonaberi Communication] : Bonjour monsieur MEB et merci de nous accorder cet interview.

[MEB]: C'est moi qui vous remercie de votre invitation. Bonjour à tous vos lecteurs.

[BC] : Pour nos lecteurs qui ne vous connaissent pas encore est ce que vous pouvez vous présenter en quelques mots.

[MEB] : Je m'appelle Marcel EBENE, toujours non marié et pas encore d'enfant. J'ai plus ou moins fait quelques études et ce qui m'intéresse au plus haut point, c'est le Cameroun et son devenir

[BC] : Qu’est ce qui vous a donné envie de faire de la politique ? Quels sont vos principales motivations ?

[MEB] : je dois vous avouer que la politique a longtemps été absente de mes préoccupations. A mon arrivée en France en 2000 j'ai pris goût pour les émissions politiques et les débats qu'elles permettaient et de fil en aiguille je me suis persuadé qu'il fallait apporter ma pierre à l'édifice du développement camerounais. C'est là que réside ma principale motivation.

[BC] : Quelles sont les personnalités (politique j’entends) qui vous ont influencés ou qui vous influencent ?

[MEB] : Alors je dois avouer que j'ai un faible en France pour Laurent Fabius et Alain Juppé. J'ai bien aimé aussi l'élévation de certains discours de Barack Obama, bien que je méfie des auréoles de messie. Les discours de T Sankara aussi sur le développement africain sont percutants.
Et je dois avouer que quand on sépare la pratique de la théorie, Monsieur Biya aligne très souvent des discours de vérité. Nous avons identifié pourquoi ces discours ne sont pas suivis d'effet et c'est à cela que nous entendons remédier. Donc pas d'admiration pour quelqu'un, mais du pragmatisme devant les idées


[BC] : Nous n'entrerons pas dans les lignes de votre programme, mais je constate de fait que vos influences sont plutôt variés ... J'en déduis que vous êtes un fervent défenseur de la mondialisation

[MEB] : Je ne pense pas que l'on puisse le déduire juste de cela. De tout temps, et donc bien avant que l'on parle de mondialisation, les hommes et les hommes politiques aussi se sont inspirés de tout le monde. Néanmoins pour répondre à votre question sur la mondialisation, elle est un fait et il ne s'agit pas d'en être un défenseur ou un adversaire, il s'agit de voir dans quelle mesure nous pouvons participer à en tirer profit

[BC] : Pensez-vous que certaines parties du monde doivent être privilégiées? Je pense notamment à nos voisins proches comme le Nigéria ou un peu plus éloigné comme la France.

[MEB] : Qu'entendez vous par privilégiées? (ie par qui? comment?)

[BC] : Vous avez cité T Sankara tout à l'heure qui pensait que l'on devrait privilégier les relations inter Afrique alors que certains se tourne plus vers l'occident (notamment la France), quel est votre point de vu?

[MEB] : Son message ne se limitait pas à cela. Néanmoins, il est clair que nombre de pays africains partagent les mêmes réalités socio économiques. De ce fait, une communauté d'actions et d'iniatives (vu que nous sommes en communauté d'intéret) s'impose. C'est déjà ce principe que la CEMAC par exemple théorise, et nous devons continuer cela. Si cela se fait, nous affronterons avec plus de poids les négociations avec les autres entités (UE, USA, CHine, etc .
[MEB] :Bien sûr en échangeant aussi entre nous

[BC] : Vous favoriseriez donc les relations entre le Cameroun les états de l'Afrique Centrale (par exemple) aux relations avec la France!

[MEB]: Ce n’est pas favoriser. Si vous vous referez à mon programme agricole par exemple, nous ambitionnons de devenir le grenier de l'Afrique centrale. Cela veut dire que toute la sous région doit devenir le marché de nos producteurs. Mais à côté nous exportons (et là je parle réellement d'exportation) la banane, le café et d'autres produits vers l'Europe. L'un n'exclut pas l'autre. ce que nous ferons par exemple concernant la banane, c'est de nous mettre d'accord sur une position commune avec les autres producteurs de la sous région pour être, tous ensemble, le plus gagnant possible. Donc encore une fois il ne s'agit pas de privilégier nos voisins, les voisins sont de partenaires de galères et nous devons être solides ensemble face à nos partenaires d'affaire que seront l'UE, les USA et La chine

[MEB]: mais ce n'est pas parce qu'ils sont nos voisins, mais plutôt parce que nous avons des intérêts communs. Le Cameroun est producteur de Café, il n'y en a pas qu'en Afrique, donc quand les producteurs se réunissent, nous devons trouver un accord même avec les sud américains, parce que nous partageons les mêmes intérêts

[BC] : Un autre point qui intéresserait fortement nos lecteurs. Que pensez-vous de la politique de Monsieur N. Sarkozy et son ministre Brice concernant l'immigration choisi?

[MEB]: je pense comme l'a dit le président Biya que chaque pays est libre de faire la politique qu'il veut chez lui. Certains leaders joueront la carte du populisme, d'autres celle du pragmatisme, etc... Mais chacun fait la loi qu'il veut et que son peuple veut chez lui. Êtes-vous en train de me demander quelle sera ma politique d'immigration?

[BC] : En quelque sorte

[MEB]: Vous êtes sans ignorer qu'actuellement les camerounais émigrent plus que des non camerounais immigrent. Pourquoi émigrent-ils? Parce qu'ils pensent trouver un eldorado ailleurs. Ce que je propose avec ma politique économique et sociale, c'est que tous ensemble nous parvenions à bâtir cet eldorado au Cameroun.
Actuellement, des nigérians, des tchadiens et des centrafricains et dans une moindre mesure les chinois sont les seuls à voir un possible eldorado au Cameroun, Il faut que tout le monde le voie.
Et c'est clair qu'une fois le développement enclenché, de plus en plus de monde aspirera à vivre au Cameroun


[BC] : Votre politique économique, qui fera je l'espère l'objet d’une autre interview, ne pourra être effective qu'après un certain temps. Pensez vous mettre en place une politique d'immigration, même temporaire?

[MEB]: et nous devons donc nous y préparer. Cela fait partie de la vision globale du Cameroun que nous devons avoir. La politique actuelle est suffisante devrait être suffisante aux problématiques
[BC] : et concernant l'émigration?

[MEB]: Je viens en partie d'y répondre. La raison pour laquelle des gens immigrent dans un pays est l'exacte raison pour laquelle les gens émigrent d'un autre pays

[BC] : Si je résume : construire un eldorado au Cameroun et le faire savoir aux camerounais est votre réponse à la politique d'immigration choisi de M. Sarkozy?

[MEB]: Bcp de jeunes, étudiants, non étudiants, filles qui se cherchent partent du Cameroun ou n'y reviennent pas après leurs études par ce qu'ils n'y voient aucun avenir possible. Nous devons participer à leur redonner cet espoir et cet optimisme. Un Cameroun qui se développe permettra à nombre d'entre eux d'envisager un avenir au Cameroun.

[BC] : ce qui résume assez bien ma phrase précédente ...

[MEB]: Il n'est toutefois pas exclu de signer des accords avec les pays d’exils des camerounais, notamment pour les étudiants (nombre de disciplines sont encore malheureusement très peu développées au Cameroun). Un meilleur traitement de la diaspora, notamment en facilitant les investissements au pays, les initiatives d'aides et le droit de vote sont aussi à prendre.
Nous ne pouvons pas faire plus qu'améliorer les conditions locales et permettre de meilleurs échanges ave ceux qui veulent s'exiler. Je n'ai pas e réponse particulière à apporter à la politique de M Sarkozy. Il est président d'un état, j'aspire à l'être pour un autre état


[BC] : J'aimerais clôturer cet interview en vous demandant de résumer les grandes lignes de votre programme politique.

[MEB]: Un Cameroun gagnant c'est un Cameroun qui assure les libertés individuelles et l'égalité en droit entre tous et qui n'oublie personne, c'est un Cameroun qui rayonne sur le plan économique, culturel, sportif, artistique, intellectuel non seulement au plan africain, mais dans un objectif à moyen terme mondial. C'est avec cette philosophie en tête que mon programme se décline sur les plans agricoles, éducationnels (enseignement supérieur, secondaire et primaire), de la santé, politique (libertés individuelles, d'expression, etc...), industriel, social et sociétal.
Plus de détails seront disponible sur le lien http://www.bonaberi.com/forum/viewtopic.php?t=1863 dès demain.


[BC] : Tous les Lecteurs de Communication Bonaberi et moi-même vous remercions des éclaircissements que vous avez su nous apporter.

[MEB]: C’est moi. Et meilleurs vœux à tous vos lecteurs
_________________
Demain peut être
http://briwill.over-blog.com


Dernière édition par briwill le Tue Jan 06, 2009 2:24 pm; édité 1 fois
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Mfiang-Owondo



Inscrit le: 26 May 2008
Messages: 1753
Localisation: Rêve du soleil de Mora...

MessagePosté le: Tue Jan 06, 2009 1:57 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Hum... gars, tu n'es pas marié, pas d'enfants (puceau?), tu admires fabius et juppé....et tu veux diriger un pays? je wanda Laughing ==> Exclamation
_________________
Mon papayer...Dans un coin de ma cour....Zik-Zikzak

Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
meb
Bérinaute Vétéran


Inscrit le: 13 May 2008
Messages: 6873

MessagePosté le: Tue Jan 06, 2009 3:18 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Mfiang-Owondo a écrit:
Hum... gars, tu n'es pas marié, pas d'enfants (puceau?), tu admires fabius et juppé....et tu veux diriger un pays? je wanda Laughing ==> Exclamation

je pense que les deux font partie des premiers ministres les plus brillants que la france ait eue.
C'est clair que si tu préfère Sarko...
_________________
MEKTOUB

Ce n'est pas encore écrit, ça l'était juste...
sur http://mebene.over-blog.com/
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web de l'utilisateur
briwill



Inscrit le: 30 Dec 2008
Messages: 230

MessagePosté le: Tue Jan 06, 2009 7:05 pm    Sujet du message: Répondre en citant

meb a écrit:
Mfiang-Owondo a écrit:
Hum... gars, tu n'es pas marié, pas d'enfants (puceau?), tu admires fabius et juppé....et tu veux diriger un pays? je wanda Laughing ==> Exclamation

je pense que les deux font partie des premiers ministres les plus brillants que la france ait eue.
C'est clair que si tu préfère Sarko...


Ceci est un espace d'information NEUTRE. D'autres pages sont disponibles pour des débats ... Vous pouvez évidemment citer cet article ou le commenter mais évitez svp de commencer des guerres de clan.
_________________
Demain peut être
http://briwill.over-blog.com
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
briwill



Inscrit le: 30 Dec 2008
Messages: 230

MessagePosté le: Wed Jan 07, 2009 2:42 pm    Sujet du message: Le candidat NJI et sa politique interieure Répondre en citant

[Bonaberi Communication] : Bonjour monsieur NJI et merci de nous accorder un peu de votre précieux temps

[NJI] : Le plaisir est le notre de constater que les gens s'intéressent à ce que l'on dit ou fait

[BC] : Pour nos lecteurs qui ne vous connaissent pas encore est ce que vous pouvez vous présenter en quelques mots.

[NJI] : Je dirais que je suis un camerounais de 2008, né au début des années 1980. J'ai donc eu le triste privilège de connaître la lente descente aux enfers de notre pays et surtout la conscience de ne pas faire partie d'une génération sacrifiée. Jeune, célibataire et ayant le sens profond de mes traditions, je connais le Cameroun que j'ai parcouru en accompagnant des parents fonctionnaires qui m'ont donné une éducation axée autour de la religion, du respect, de l'amour de mon pays et du travail

[BC] : Concernant les fonctionnaires, étant donné que vous semblez être au fait de leur situation quel est votre regard sur la situation actuelle?

[NJI] : les fonctionnaires ont progressivement quitté la classe moyenne en devenant de plus en plus pauvres. Leur pouvoir d'achat a progressivement baissé à coups de baisses de salaires et d'inflation galopante sur les marchés. Résultat, corruption galopante, immoralité professionnelle et tous les débordements en tous genres. Cependant, les fonctionnaires restent des personnes motivées qui peuvent fournir du bon travail s'ils sont mis dans de bonnes conditions de vie et de travail.

[BC] : Comment pensez vous améliorer leur situation?

[NJI] : il faut tout d'abord assainir la fonction publique. Des audits ont été fait il y a des années mais rien n'en a découlé en termes pratiques. Il faudra baisser considérablement le nombre de fonctionnaires fictifs etc.
Lors des émeutes de février dernier, les députés ont souligné qu'il y avait des ressources pour augmenter leurs revenus, et je pense que c'est une voie à explorer et à mettre en œuvre aussitôt que possible.
En plus, il faudra changer les modules de formation dans les écoles d'administration. La morale a foutu le camp et il n'y a que les écoles pour la faire revenir.
Enfin, il faut une force de frappe suffisamment efficace pour lutter contre la corruption et les autres abus.
Des contrôles plus efficaces comme les déclarations de revenus annuels, un système judiciaire plus libre, compétent et efficace sont des gages de cette réussite



[BC] : Tout cela me semble assez utopique ... Quels moyens pensez vous utilisez pour mettre tout ceci en place?

[NJI] : Cela n'est pas utopique! Prenez les policiers qui étaient considérés comme les plus corrompus au Cameroun. Avec des coups d'éclat de la justice et des sanctions administratives, il y a eu du changement. Je ne veux pas dire que le changement est déjà significatif mais qu'un savant dosage de répression et de prévention est nécessaire.
C'est pourquoi je parle du besoin d'une justice efficace et libre, la liberté vient du pouvoir économique de ceux ci et de ka protection de la loi. La constitution nous oblige de déclarer les revenus, alors pourquoi ne pas la respecter?


[BC] : Quel est votre priorité concernant les fonctionnaires ?

[NJI] : Le train de vie de l'Etat est astronomique, en contrôlant les achats, frais de mission et autres dépenses inutiles, des économies seront faites et utilisées où il faut.Ma priorité sera la mise en place des moyens de contrôles efficaces à tous les niveaux et l'augmentation rapide du pouvoir d'achat des fonctionnaires

[BC] : Vous parliez de police tout à l'heure. Beaucoup de nos lecteurs, vivant notamment en Europe, se plaignent de l'insécurité au Cameroun ... Ce fleau est il réel et quel serait votre plan d'action

[NJI] : lorsque l'insécurité a atteint les portes de la capitale dans les années 90, un ministre de la sécurité (Bell Luc Réné) a osé dire qu'il ne pouvait pas mettre un policier derrière chaque camerounais, c'est tout simplement pathétique. Avec la complicité de certains policiers, des camerounais se font agresser tous les jours et on les voit les lendemains dans la rue, il faut faire changer tout cela. Je propose de travailler sur trois axes :

1. La lutte contre la dissémination des armes, des stupéfiants qui alimentent la prolifération du crime organisé
2. en donnant plus de moyens à la justice de manière à ce que les juges et policiers ne soient plus trop tentés par la corruption
3. il ne faut pas se voiler la face et considérer que les criminels sont des personnes qui n'ont pas de passé miné par la pauvreté, l'exclusion sociale et il faudra mettre sur pied des programmes d'investissement générateurs de richesse


[BC] : Beaucoup d’internautes se sont interrogé sur les problèmes de santé au Cameroun? Quelle est votre analyse de la question.

[NJI] : il est difficile de donner en quelques mots une appréciation complète sur les problèmes du secteur de la santé au Cameroun. Cependant, il y a des constats qui s'imposent au niveau de la couverture géographique, des infrastructures, de la formation et de la lutte contre certaines pandémies.
il faut, comme je l'ai déjà dit sur le forum chercher à couvrir les régions les moins disponibles, améliorer l'approvisionnement en consommables et définir de nouvelles bases de formation
il faudra également assainir le secteur privé de la pratique et surtout faire face aux racquets et à la corruption qui minent le secteur de la santé.


[BC] : Que pensez-vous du système éducatif camerounais?

[NJI] : il est totalement à repenser.
les changements au niveaux du ministère (création de ministères s'occupant de mêmes problématiques) est tout simplement une aberration. il faut changer la méthode de conception de notre éducation en rendant plus fluide et complémentaires les systèmes.
il est hors de question qu'à la fin du secondaire professionnel il n'y ait pas de grand choix pour le supérieur ou que les études de facultés ne soient pas complémentaires ou ne s'inscrivent pas dans la continuité du secondaire. au primaire et à la maternelle, la gratuité doit être effective.
Je propose des changements au niveau des APE, pour permettre une gestion plus efficace des fonds destinés aux écoles.
Pour les programmes, il faut changer le mode de conception qui n'est pas très compatible avec le marché de l'emploi et ses attentes. Il faut donner une vision au pays et lui chercher des moyens au niveau de l'éducation pour y arriver.
Consolider l'unité nationale, faire une révolution agricole numérique et industrielle n'ont pas d'avenir sans une éducation plus efficace.
il est inacceptable qu'aujourd'hui on fonctionne encore avec des moyens des années 60 alors que nous sommes dans des réalités différentes




[BC] : Le problème de réel débouchés se pose cependant...

[NJI] : le problème de débouchés se pose parce que les programmes de formation ne sont pas pensés avec le secteur privé et public
il faut que nous concevons les programmes non pas en fonction des copies des autres systèmes mais en fonction de ce dont le marché de l'emploi a besoin
il faudra alors demander: avons nous besoin d'informaticiens, d'historiens ou de médecins? Alors en fonction de la réponse, on concevra des programmes appropriés


[BC] : Je n'aimerais pas abuser de votre temps mais j'aimerais tout de même vous poser une question qui me taraude depuis le début de notre interview. vous avez parlé de redonner du pouvoir d'achat aux fonctionnaire, axer votre lutte contre l'insécurité sur la création de programmes d'investissement, couvrir les régions les moins disponible en santé ...
Comment pensez vous financer ces actions??

[NJI] : Il est clair que l'économie camerounaise n'est pas florissante. Cependant, il faut sortir de la logique de lutte contre la pauvreté pour épouser celle de la création des richesses. Lorsqu’on lutte contre la pauvreté, on brule des crédits, lorsqu'on crée des richesses, on investit et là il y a du retour.
Imaginez vous que les fonds dont nous disposons actuellement ne sont pas utilisés à leur juste valeur. il faut les remobiliser et investir dans des domaines qui rapportent: avec un ordinateur par exemple et un camerounais doué, on peut créer une entreprise de logiciels et les vendre au Cameroun comme à l'étranger.
La lutte contre la corruption, les détournements et les investissements nous donneront des bases qui permettront de crédibiliser notre économie afin de mobiliser des ressources.
Il ne s'agit pas de sortir des ressources colossales, mais de faire évoluer les besoins et d'établir des priorités


[BC] : Merci pour cet entretien et j’espère que le prochain sera aussi éclaircissant.

[NJI] : Merci à vous et bonne année à tous vos lecteurs.
_________________
Demain peut être
http://briwill.over-blog.com
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
briwill



Inscrit le: 30 Dec 2008
Messages: 230

MessagePosté le: Wed Jan 07, 2009 2:44 pm    Sujet du message: Prochain article Répondre en citant

Prochain Article : MEB et son combat économique
Diffusion le Jeudi 08 Janvier.
_________________
Demain peut être
http://briwill.over-blog.com
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
briwill



Inscrit le: 30 Dec 2008
Messages: 230

MessagePosté le: Thu Jan 08, 2009 6:08 pm    Sujet du message: Répondre en citant

[Bonaberi Communication] : Bonjour Mr MEB et bienvenu auprès de nos lecteurs

[MEB] : Bonjour


[BC] : J'aimerais rappeler que vous êtes candidat à l'élection présidentielle sur Bonaberi.
Comment se passe votre campagne?

[MEB] : Nous n'en sommes qu'au début. Les choses commencent à monter progressivement. J’en suis à la finalisation de mon programme et sa diffusion est en cours par les canaux habituels


[BC] : Quel est votre analyse de la situation économique du Cameroun?

[MEB] : Nous sommes passés par des périodes véritablement sombres au cours des dernières décennies, mais certains indicateurs (taux de croissance, secteur industriel, taux de chômage, annulation d'une partie de la dette) indiquent que la situation est en train de s'améliorer. Mais cette amélioration est ralentie par de trop nombreux freins, et ce sont ces freins que nous entendons concourir à lever. La situation est donc MIEUX qu'il y a quelques temps, mais largement améliorable.


[BC] : Pouvez vous nous éclaircir sur les freins dont vous parlez, du mois sur les plus critiques ?

[MEB] : le chômage par exemple est dû à la mal orientation des jeunes, à la complexité des procédures permettant de créer son entreprise, à l'insuffisance du pouvoir d'achat des citoyens, à la lourdeur des charges administratives, à l'inadéquation de nos entreprises et industries au monde moderne, à la corruption, au manque d'infrastructures. D'autres freins au développement économique sont le tribalisme, la corruption, la faiblesse de notre agriculture et bien d'autres causes


[BC] : L'agriculture est cependant le pilier de notre économie, quel est votre plan d'action pour la redresser ?

[MEB] : Mon plan d'action concernant ce point est simple et son efficacité indubitable :
Permettez-moi donc de me citer (c'est long) dans ma réponse faite sur mon espace :

… Pour l'agriculture j'ai une véritable vision à la fois collectiviste et individuelle.
Nous connaissons les produits que nous consommons ainsi que les pays de la sous région, nous connaissons ce qu'il faut consommer pour être en bonne santé, nous savons ce que nos terres de part leur nature peuvent produire (et elles peuvent tout produire tellement il y a une grande diversité). A partir de tout cela, nous ferons que le Cameroun devienne le grenier du Cameroun (ce serait déjà un plus d'avoir l'auto suffisance) et de l'Afrique centrale au moins.
(plus de détail dans http://www.bonaberi.com/forum/viewtopic.php?t=1863&postdays=0&postorder=asc&start=0 )


[BC] : Dans quelle échéance pensez vous faire du Cameroun le grenier du Cameroun?
[MEB] : je pense que les différentes étapes de mon plan sur l'agriculture peuvent être mises en places assez rapidement


[BC] : plus concrètement

[MEB] : Pour faire l'état des lieux et décider de l'attribution des cultures, moins d'un an suffisent. Dans le même temps le FEICOM axera plus ses investissements aux communes dans les projets locaux d'investissements agricoles. Une saison de culture c'est un an ou moins pour la plupart des produits vivriers (pas les mangues par exemple). Donc d'ici à deux ans les résultats concrets se feront sentir tant sur le plan de l'offre (plus grande disponibilité) que du coût. Et c'est cette abondance qui permettra l'exportation et qui fera de nous le véritable grenier de l'Afrique.


[MEB] : Pour les grandes entreprises agricoles, celles qui pourraient agir indépendamment du plan collectiviste, les mesures fiscales (sur lesquelles nous pourrons revenir), et l'aide à l'innovation, elles non plus ne demanderont pas de délais autres que le temps de voter les lois. Le temps qu'elles adaptent ensuite leur outil de production au challenge ...

Comme vous le voyez, en cela comme en tout, je propose des mesures pragmatiques et concrètes qui ne renvoient pas la résolution des problèmes aux calendes grecques


[BC] : Et quel est l'aspect financier de vos mesures ?

[MEB] : Le FEICOM est un organisme déjà existant, disposant d'un budget (souvent dégagé des fonds PPTE) qui est censé aider les projets des communes (souvent rurales). Sauf qu'actuellement il finance aussi la construction de mairies ou de la maison du maire. Nous disons qu'il se concentrera d'abord sur les investissements agricoles


[BC] : Vos mesures relèvent donc plus de la réorganisation que de la création?

[MEB] : Un peu plus, Il s'agit d'une politique, non consommatrices de nouveaux budgets en abondance, mais qui permettra de faire avancer les choses. En regardant plus en détail mon plan de relance, j'ai par exemple dit que l'état mettra à disposition des agriculteurs (petits et moyens) idéalement regroupés en syndicats (régionaux) donc, des conseillers techniques, des moyens de transport pour amener leurs produits sur les marchés, qu'ils soient dans tout le territoire ou à l'extérieur. Or même cela sera auto suffisant en dégageant encore des richesses pour les agriculteurs. Plus ils vendront et plus ils auront des revenus, et plus ils auront des revenus et plus la part qu'ils donnent à l'état (par l'impôt) sera grande.
L'investissement initial sera donc remboursé en temps réel (ou au maximum avec un décalage d'un an, le temps d'écouler les produits), la constitution en syndicats, la définition de l'état des lieux ne couteront pas d'argent (rire).


[BC] : Petite colle M. MEB. Quel est le second secteur d'activité de l'économie camerounaise?

[MEB] : à vue de nez je dirais les services qui sont nombreux et font vivre de nombreux camerounais. Le secteur n'est malheureusement pas organisé et par mes mesures, nous participerons à le mieux organiser afin que ses acteurs augmentent à la fois leur nombre (absolu, pas forcément relatif) et leurs revenus.


[BC] : Parlons en des services.

[MEB] : Prenons l’exemple des NTIC (Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication), Les Cybercafés, les centres de photocopie (notamment pour les polycop des étudiants) sont un grand outil de développement du pays par la formation des citoyens et la facilitation de l'accès au savoir. C'est pourquoi nous disons que les droits de douane par exemple pour ce genre d'appareils seront diminués.
si vous me demandez comment ferons nous pour combler le budget, je vous dirais que vous avez un déficit de vision, parce que diminuez les droits de douane individuels permettra d'augmenter le nombre d'importation d'appareils, donc LE RESULTAT ABSOLU DES DOUANES NE SERA PAS EN BAISSE. De plus le prix de revient des machines étant en baisse, leur nombre étant en hausse, et la concurrence jouant donc, les coûts dont s'acquittent les citoyens seront en baisse, et les économies réalisées permettront d'ouvrir d'autres postes de dépenses. La nouvelle demande créant de nouvelles offres et donc de nouveaux emplois. Plus de consommation et donc plus de TVA pour l'état pour développer les infrastructures.
Comme vous le voyez tout se tient.
Concentrons-nous un instant sur les aides ménagères ou les gardiens de nuit. L'état a pris des mesures strictes récemment pour réduire leur nombre, redoutant des milices
(Ref. http://www.continentalnews.fr/actualite/afrique-centrale,63/ces-societes-de-gardiennage-interdites-au-cameroun,669.html), tous ces gens seront au chômage. Pour ne pas revenir à un système où c'est uniquement si je connais un tel qui connait un tel ou untel que l'on embauche, nous proposons la création de micro entreprises avec un nombre maximum d'employés (si l'on veut passer au delà, il faut un agreement plus sérieux de l'état) permettant de redonner confiance aux citoyens, d'embaucher des jeunes et de garantir la non création des milices. Avec une telle solution, vous n'êtes plus laissés à vous même si votre gardien tombe malade, car sa société peut envoyer quelqu'un d'autre le remplacer. Ces micros sociétés seront exonérées d'impôts.


[MEB] : Pourquoi?

[MEB] : Parce qu'actuellement elles n'existent pas, les jeunes chôment, donc de toute façon rien ne rentre dans les caisses de l'état. Avec ces jeunes employés, l'état aura de nouvelles ressources par la TVA issue de leur nouvelle consommation. En contrepartie évidemment elles devront présenter les gages de moralité de leurs employés.
La même chose pouvant être faite avec les dames que l'on appelle "bonnes" étant donné les responsabilités qu'elles occupent (garde des enfants, préparation des repas, ménage) et le fait que de plus en plus de femmes vont travailler.
La confiance étant la clé et nous participerons à instaurer cette confiance entre les demandeurs de service et les offreurs. L'exonération de charge garantissant une qualité de revenus et la constitution en société garantissant via le code du travail que le salaire minimum soit au moins versé à ces gens.


[BC] : Si je résume vous pensez mettre en place un set de mesures afin de favoriser le secteur des services à travers une meilleure formalisation, voire institutionnalisation de l'offre ?

[MEB] : je vous le concède cher Briwill, Avec pour objectif d'améliorer le secteur des services dans toutes ses composantes, améliorer en qualité et en quantité, pour réduire le chômage, augmenter la consommation (de produits venant eux des secteurs agricoles et industriels) et donc créer de nouvelles richesses. C’est un cercle vertueux en fait


[BC] : Concernant l'industrie? Que prévoyez-vous?

[MEB] : Notre tissus industriel est comme je le disais encore bien faible. Les causes en sont multiples, Premièrement, plusieurs investisseurs étrangers ou nationaux sont freinés à cause de l'environnement (stabilité politique, corruption, procédures administratives, la foi en une justice indépendante), Nous reviendront sur les solutions à ces différentes question.


[BC] : J’espère très bientôt.

[MEB] : J’aimerais cependant insister sur l’une d’entre elle, la mise en place d’un guichet unique permettant une création rapide de son activité. Ceci dans le but de simplifier les procédures administratives.

[MEB] : Deuxièmement. Le poids des charges est un véritable coupe gorge. Beaucoup d'entrepreneurs hésitent à embaucher et donc à développer leur activité car ils se demandent si ça vaut le coup vu le coût qu'un employé.
Je propose d'instaurer une règle simple selon laquelle le coût individuel d'un salarié ne sera plus fixe mais fonction du nombre d'employés et du secteur dans lequel on évolue. Je m'explique.

Si aujourd’hui vous avez 100 employés dans un secteur avec une perspective de croissance C, et que chaque employé vous coûte en charge P. Mon système propose de diminuer P avec l’augmentation de vos embauches (à perspective de croissance du secteur fixe) de manière à ce que vous payiez la même chose en charge globale (somme des charges individuelles P). En gros, si vous arrivez à 120 employés par exemple la charge passera de P à Px100/120. Et le même raisonnement en cas d’augmentation de la croissance.
C'est donc une politique qui lèvera le frein aux investissements, sans que l'Etat ne perde de rentrées en valeur absolue. Au contraire.


[MEB] : Le troisième frein concerne les infrastructures.
Actuellement tout le monde veut se concentrer à Douala car c'est là qu'il y a le port. Aller s'installer ailleurs entraîne des coûts énormes en termes de transport. Construire des infrastructures routières, aériennes, ferroviaires efficaces (et qui s'auto financeront à terme) participera à résorber le problème, à étendre la couverture industrielle (qui appelle la population) et donc à éviter les très nombreux ghettos dans les très grandes agglomérations).
La couverture énergétique devra évidemment être assurée. A ce titre nous saluons les récents efforts du gouvernement qui a entamé de nombreux projets, nous resterons vigilants dans leur aboutissement


[BC] : Nous aurons l'occasion de s'étendre sur le domaine du transport à l'occasion d'un prochain interview ...

[MEB] : Je l’espère.
Le quatrième point est l'adéquation de la main d'œuvre, qui sera résolu à travers mon programme sur l'enseignement secondaire et supérieur.


[BC] : Je suis amené à clôturer cet interview afin de respecter votre temps dans les média. Une dernière question avant de vous quitter. Pouvez-vous, pour résumer cet entretien, nous donner les grandes lignes de votre politique économique ?

[MEB] : J’orienterais ma politique sur les points suivants :
- Lutte contre le chômage
- agriculture
- secteur industriel
- secteur des services
- Energies et infrastructures
- Politique d'allègement fiscal
- Micro finance et tontines
- Logement
- Contrôle des revenus des citoyens
- et bien sûr lutte contre la corruption

Nous en avons abordé quelques uns. Ils seront développés abondamment dans mon programme disponible sous le lien http://www.bonaberi.com/forum/viewtopic.php?t=1863


[BC] : Merci de votre visite et a très bientôt.

[MEB] : Je suis à votre entière disposition Monsieur et merci à vous.
_________________
Demain peut être
http://briwill.over-blog.com
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
briwill



Inscrit le: 30 Dec 2008
Messages: 230

MessagePosté le: Thu Jan 08, 2009 6:17 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Prochain Article : NJI et sa vision extérieure
Diffusion le Vendredi 09 Janvier.
_________________
Demain peut être
http://briwill.over-blog.com
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
briwill



Inscrit le: 30 Dec 2008
Messages: 230

MessagePosté le: Fri Jan 09, 2009 3:46 pm    Sujet du message: Répondre en citant

briwill a écrit:
Prochain Article : NJI et sa vision extérieure
Diffusion le Vendredi 09 Janvier.

Pour des raisons indépendantes de notre volonté ... cet article ne sera pas disponible aujourd'hui. Veuillez nous en excuser.
_________________
Demain peut être
http://briwill.over-blog.com
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Nji



Inscrit le: 15 May 2008
Messages: 15135
Localisation: Koundja

MessagePosté le: Sat Jan 10, 2009 12:03 am    Sujet du message: Répondre en citant

briwill a écrit:
briwill a écrit:
Prochain Article : NJI et sa vision extérieure
Diffusion le Vendredi 09 Janvier.

Pour des raisons indépendantes de notre volonté ... cet article ne sera pas disponible aujourd'hui. Veuillez nous en excuser.

Je suis désolé du contre temps, un empêchement nous a empêché d'avoir cette entrevue.
encore une fois toutes nos excuses aux lecteurs de béri communication.

_________________
L'homme cherche à être heureux, alors que la société tente vainnement à le rendre bon, NJI.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
briwill



Inscrit le: 30 Dec 2008
Messages: 230

MessagePosté le: Mon Jan 12, 2009 3:14 pm    Sujet du message: NJI, vu de l'extérieur Répondre en citant

[Bonaberi Communication] : Bonjour Mr NJI et merci de nous accorder cet interview.

[NJI] : c'est toujours un plaisir et un honneur pour moi de me prêter au jeu de l'information de mes concitoyens. Avez-vous passé un bon weekend?


[BC] : Assez plaisant. Merci. J'aimerais orienter cet entretient sur la politique extérieure du Cameroun si vous n'y voyez pas d'inconvénients.


[NJI] : non pas du tout, c'est un domaine aussi important que la politique intérieure, ils sont complémentaires


[BC] : Des récents articles tendent à montrer que le Cameroun est relativement discret sue la scène régionale alors qu'il représente 45% de la population de la zone CEMAC. Qu'en pensez-vous?

[NJI] : c'est une situation qui n'est pas aussi simple. Si l'on n'a pas mieux à proposer, être discret est une posture qu'il faut adopter, car l'agitation pour inutile est plus dangereuse. Pour ma part, je proposerais que le Cameroun soit une force de proposition, comme pour la création de la COPAX, de la bourse des valeurs et pour la création d'une compagnie aérienne régionale.
Si le Cameroun se contente d'observer, il perdra son statut de leader dans la sous région, ce qui s'avère difficile à tenir. Le Cameroun reste aussi discret parce qu'il ne peut pas être cité en exemple. Donc, il faut que nous soyons des exemples pour pouvoir parler fort



[BC] : Vous pensez donc qu'il est nécessaire de redorrer notre blason avant d'etre plus actif dans la zone d'afrique centrale et dans le monde d'une manière générale?

[NJI] : Il ne s'agit pas de faire une politique en étapes. il faut essayer d'occuper les terrains. Nous avons des hommes compétant mais notre inactivité perd nos compatriotes. Tenez par exemple Mr Kamto qui a perdu sur le fil les élections au poste de juge à la CIJ (Cour Internationale de Justice) ou Hayatou qui perdit face à blatter(FIFA). Avec une politique plus agressive, on aurait pu remporter ces deux défis là.
Pour moi, il s'agit de faire les deux choses de manière concurrente. Redorer notre blason et entamer une politique diplomatique agressive. Comme ça tous les points seront couverts progressivement.



[BC] : Concernant le dossier Bakassi qui nous a opposé au Nigéria, comment analysez vous la situation et la résolution du conflit ?

[NJI] : c'est une situation à la fois logique et pragmatique. Une politique belliqueuse ne pouvait que ruiner à long terme nos relations avec un pays qui partage toute notre partie ouest frontalière. Cette situation aurait tué toute possibilité de développement des provinces limitrophes, le pays étant sous le stress d'attaques de notre 'grand' voisin.
Ainsi, la décision de la résolution pacifique était la meilleure, répondant ainsi aux besoins de stabilité dans la région et appliquant aussi les statuts internationaux de résolution des conflits entre états.




[BC] : Quelle est votre vision de nos prochaines relations avec ce pays ?


[NJI] : Le Nigéria a un potentiel que nous devons exploiter. Un pays autant peuplé est une débouchée formidable pour nos produits et un partenaire diplomatique de choix. Le Cameroun gagnerait à coopérer le plus possible sur tous les plans, avec le Nigéria. Nous avons beaucoup à partager, ne serait ce que sur le plan de la politique énergétique.
Il est clair que le Cameroun partage beaucoup sur le plan culturel, avec le Nigéria, toutes nos populations du grand Ouest et du grand nord ayant des relations ethniques avec ce pays




[BC] : Plus généralement, quelles sont les grands axes de votre politique extérieure?

[NJI] :
- Occuper le terrain sur le plan diplomatique en étant plus présents au niveau des organisations internationales,
- Réformer nos ambassades de manière à être plus présents
- Et agrandir la capacité des échanges culturels et de recherches avec les entreprises et unités de formations à l'étranger


[BC] : Réformer nos ambassades ? Pourquoi et surtout comment?


[NJI] : les ambassades camerounaises ne donnent pas envie aux camerounais ou aux étrangers à visiter notre pays. Comment expliquez vous qu'avec le potentiel en étudiants et ingénieurs que nous ayons les camerounais ne soient pas dotés d'ambassades joignables et équipées des nouvelles technologies?
Nous fonctionnons encore à l'ère du papier carbone alors que nous avons bien de choses à exploiter au niveau des technologies. Etant donné que les voyageurs s'informent le plus possible par internet pour se déplacer, il faut se positionner à ce niveau là, en donnant la possibilité de recherches sur le Cameroun, de formalités simples à distance et de veille stratégique.




[BC] : Pour avoir moi meme une certaine expérience en nouvelles technologies, je sais qu'elles ont un prix ...

[NJI] : c'est le prix à payer pour la modernité. Et ces investissements rapporteront mieux, en plus de débouchées touristiques et en investissement. Si on investit quelques milliers d'euros sur les équipements et le personnel, le retour sera en millions de CFA pour le tourisme et les investissements au Cameroun.


[BC] : Et concernant les capacités d'échanges culturels et professionnels dont vous parliez? Pouvons-nous avoir plus de détail?

[NJI] : il y a des universitaires qui proposent au Cameroun des coopérations souvent gratuites mais qui ne débouchent sur rien. il est possible de mettre en œuvre des coopérations avec les universités occidentales et d'autres pays émergents pour accroitre notre capacité technique et technologique.
Donc, il est important de développer ces possibilités. Les universités privées comme publiques au Cameroun ont beaucoup à gagner et des politiques dans ce sens sont les bienvenues.


[BC] :Pensez vous cibler des universités ou des domaines en particulier?

[NJI] : Cela dépendra de notre marché de l'emploi, des besoins de notre économie et des disponibilités. Ainsi, sur le point de la médecine, des sciences et des technologies, ce serait très important de poursuivre des recherches dans ces domaines. Cependant, il faut laisser la liberté aux institutions, m'Etat ne devant se limiter qu'à l'appui.
Je m'explique; si l'université de Ngoa Ekellé a besoin d'une assistance dans la recherche des partenaires en physique, nous nous chargerons de les rechercher et appuyer leur démarche


[BC] : Vous pensez donc que les universités doivent être autonomes et définir eux même leurs politiques extérieure?

[NJI] : les universités doivent être autonomes dans la définition de leurs objectifs, de leurs politiques académiques, avec les arbitrages du marché de l'emploi. Le gouvernement ne sera là que pour appuyer cette politique. Si une université a besoin du soutien, il faudra que l'Etat qui a bien plus de capacités l'aide à subvenir à ces besoins



[BC] : L'état français a récemment adopté une politique d'immigration choisie, quelle est votre réponse à Mr Sarkozy et son gouvernement?

[NJI] : Chaque pays a le droit et je dirai même le devoir de définir sa politique d'immigration. Pour nous, si l'immigration choisie consiste à venir faire du shopping dans notre marché de l'emploi, il faudra y répondre énergiquement. Mettre en place des contremesures pour contrecarrer cette politique. Je dirais que je n'ai pas peur d'une certaine politique d'immigration car l'immigration a toujours été choisie. ce n'est pas une nouveauté. Il faut simplement que de son coté l'Afrique cherche à retenir ses cerveaux et compétences en assainissant leurs économies; C'est ainsi que nous allons exploiter notre potentiel


[BC] : Et concernant notre propre politique d'immigration?

[NJI] : le Cameroun doit affiner sa politique d'immigration en protégeant les droits des camerounais et de ceux qui séjournent sur notre sol. Il est inacceptable que des gens soient requetés parce qu’ils sont étrangers chez nous? De même, il est aussi impensable que le Cameroun ne fasse pas valoir ses intérêts lorsque les immigrés viennent au pays. Donc, la réciprocité sera de mise "le Cameroun traitera les étrangers comme les camerounais sont traités chez eux"



[BC] : Comment doit s’adapter le Cameroun au processus de mondialisation ?

[NJI] : si on va à la table de la mondialisation en consommateurs, on est perdant. C'est la posture que le Cameroun a aujourd'hui. Notre politique c'est "vendez nous à prix modérés" mais nous devons changer cette politique en "investissez chez nous car c'est un moyen de rentabilité sûr"
Il faut que nous modernisions notre économie. Ce n’est pas possible que moins de 10 entreprises soient cotées à la bourse de Douala. La dernière en date a eu 2 à 3% de plus de son capital en une journée. Notre bourse a 8 mille milliards de CFA de capitalisation en deux ans, c'est très peu. Ce mouvement doit s'accentuer et fonder les bases d'un renouveau.
Le Cameroun doit se vendre, avec ce qu'il y a de mieux: son agriculture, son tourisme, sa technologie à acquérir, ses hommes etc.
je ne suis pas de ceux qui pensent que ce sont les richesses naturelles qu'il faut exploiter. C'est au contraire les richesses humaines qui sont les plus importantes, ainsi, nous arriverons mieux à nos fins.


[BC] : Avons nous, ou plutôt aurons nous, dans les 10 ans à venir, une crédibilité suffisante pour tenir un tel langage? Quelles sont les garanties que vous pourrez fournir?

[NJI] : Si le Cameroun se contente de vendre les ressources naturelles sans créer les richesses, ce discours ne sera pas tenu. Il faut que nous cherchions à agir dans plusieurs autres domaines. L'intelligence est une denrée non périssable qu'il faudra vendre. Nous y arriverons si nous nous y mettons tôt


[BC] : quels sont vos écheances??

[NJI] : Si nous ne vendons pas notre pays de façon positive en innovante, rénovons et changeons nos comportements à la fois à l'intérieur qu'à l'extérieur, le pays ne sera pas bien vendu.

En termes d'échéances il faut que les deux premières années servent d'entrée en matière dans cette politique. En deux ans, il faut réviser tout notre arsenal politique et diplomatique et le mettre en ordre de marche. Toutes les réformes technologiques doivent êtres complétées dans cette limite et promouvoir le Cameroun dans tout la mesure du possible. Et après tout coulera de source. les performances du Cameroun à l'intérieur engendrant les réactions à l'extérieur.


[BC] : Comment voyez vous nos relations avec les pays émergeant, notamment la chine?

[NJI] : l n'y a pas de posture particulière à avoir avec eux. ce sont des partenaires et concurrents comme les autres. il faut les prendre à leur juste mesure et les utiliser en fonction de nos ressources et de nos besoins.
il faut seulement chercher des moyens efficaces pour faire valoir nos intérêts. Le but n'est pas de chercher les marchés moins chers mais de chercher à capitaliser ces relations.



[BC] : Une dernière question, sur le domaine des imports/exports. Votre analyse?

[NJI] : la balance commerciale du Cameroun est largement déficitaire, ceci parce que nous nous contentons d'exporter des matières premières brutes. Il faut corriger cela en innovant et en cherchant de les pré-exploiter pour créer des emplois chez nous. Après nous aurons à produire nous mêmes des biens à exporter en commençant par ceux qui sont accessibles tout de suite.
Il faut que notre économie soit compétitive à l'intérieur aussi. Si nous voulons limiter l'importation des produits manufacturés ou alimentaires il faut que ceux qui sont produits sur le terrain coute moins cher. Il faut donc donner plus de moyens aux paysans, les assister de manière à ce que nos ressources agricoles puissent rivaliser de prix avec les autres. Accentuer l'exploitation au Cameroun des matières premières pour les consommer sur place


[BC] : Cela suppose un vaste chantier sur le plan économiques! Quelles sont vos grandes lignes dans ce domaine?

[NJI] : Si nous considérons que la satisfaction des besoins du marché intérieur est primordiale, il faudra mettre en place des mécanismes pour y parvenir. Cela ne sert à rien de vendre à l'étranger si nous ne pouvons pas nous mêmes exploiter cela et approvisionner notre marché intérieur.
Il faudra donc privilégier les circuits de transformation à l'intérieur et exporter les produits semi finis ou finis, ainsi, on exportera à la fois notre savoir faire et notre mode de vie.
Ce que nous avons à faire c'est de :
- Progressivement équiper notre économie en industries de transformations
- Moderniser l'économie en exploitant le numérique.


[BC] : Merci pour cet entretien et à très bientôt


[NJI] : A votre service

_________________
Demain peut être
http://briwill.over-blog.com
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
briwill



Inscrit le: 30 Dec 2008
Messages: 230

MessagePosté le: Thu Jan 15, 2009 5:48 pm    Sujet du message: campagne Répondre en citant

Bientôt en totale exclusivité les candidats et leurs équipes de campagne sur Bonabéri Communication
_________________
Demain peut être
http://briwill.over-blog.com
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum Bonaberi.com Index du Forum -> Les Présidentielles de Béri Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum
Accueil  |  Forum  |  Chat  |  Galeries photos © Bonaberi.com 2003. Tous droits de reproduction réservés  |  Crédit Site
Votre publicité ici ?