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| M. Fritz NTONE NTONE, qu’est-ce qui a motivé l’organisation de la « Soirée Républicaine » tenue le 24 Juin 2011 au Castel Hall de Bonapriso-Douala ? En effet, en raison principalement de l’élection présidentielle, l’année 2011, a-t-on dit et répété, est une année importante, pour ne pas dire capitale pour notre pays le Cameroun, et partant pour la ville de Douala. Douala qui a toujours tenu une place singulière dans l’activité du pays, du fait de sa localisation géographique et de son histoire, qui en font l’interface privilégié des relations avec l’extérieur et, entre les populations du Cameroun. Par conséquent, rien de surprenant que Douala ait été, hier la conscience politique de notre pays, dans sa longue marche vers l’indépendance et aujourd’hui, dans la consolidation de la démocratie impulsée par le Président de la République, S.E. Paul BIYA. Rien de surprenant, non plus, que Douala ait aussi été hier, le reflet des diverses divisions du pays et qu’elle soit aujourd’hui et dans une large mesure, je crois, le révélateur de son intégration. Quoi de plus heureux ici que d’entendre parler de quartier Banyangui, quartier Yabassi, quartier Bafia, New-Bell Bamiléké, quartier Haoussa ou encore, quartier Mbam-Ewondo ? En effet, probablement ici, mieux qu’ailleurs, les populations venant d’horizons divers, cohabitent pacifiquement, et je peux l’affirmer, sont engagées dans un destin commun : celui de faire de la ville de Douala, une métropole économique moderne ; épicentre d’un Cameroun émergent. Ce sont ces réalités, solides et concrètes, que nous avons le devoir de préserver car, elles contribuent à consolider les fondements de la République. C’est la raison pour laquelle, ce qui concerne le Cameroun tout entier, intéresse Douala, et vice-versa, et doit particulièrement retenir notre attention. Vous avez encore en mémoire, pour la plupart d’entre vous, le regrettable souvenir des « villes mortes », et son cortège de dégradation des équipements publics, doublé d’un incivisme sans précédent, d’une frange de la population. Vous n’avez pas non plus oublié les effets de la longue crise économique et financière que notre pays a traversée, dans les années quatre-vingt principalement, et qui, outre de réduire de manière drastique, les ressources et les investissements publics dans la ville de Douala en particulier, ont contribué à amplifier la détérioration de notre paysage urbain. Croyez-moi, après cette période et, vu l’état de délabrement de Douala, les habitants de la capitale économique, foyer des villes-mortes, avaient fini par avoir l’impression qu’ils étaient abandonnés par les pouvoirs publics. C’est tout le sens que nous avons voulu donner à cette « Soirée Républicaine » ; nous donner l’occasion d’appliquer la devise de notre cher et beau pays, à savoir : « Paix », sans laquelle rien de durable ne peut être entrepris. « Travail », qui permet de nous épanouir et de nous libérer des sujétions et dépendances diverses. « Patrie », que toutes nos actions doivent concourir à consolider. | |
| M. Fritz NTONE NTONE, pouvez-vous nous citer quelques actions déjà entreprises en vue d’embellir la ville de Douala ? Et d’où vous vient la force ? Le gouvernement de la République, avec le remarquable appui des Partenaires au développement, au premier rang desquels, la Banque Mondiale et la Coopération française, a élaboré pour Douala, ce qu’il convient d’appeler un « Programme d’urgence de réhabilitation et de mise à niveau de ses infrastructures ». Coût global : 180 milliards de francs. Consigné tout d’abord dans un « Contrat d’objectifs », ledit programme, réaménagé et renforcé, l’a par la suite été dans un « Contrat de ville », articulé autour : du Projet d’Infrastructure de Douala (PID), du Contrat de Désendettement et de Développement (C2D) et des ressources de l’initiative multilatérale PPTE. S’y est entre temps rajouté notamment le Programme d’Appui au Développement de Douala et de Yaoundé, de la Coopération française, plus connu sous le vocable de PADUDY. Grâce à ces ressources financières, d’une ampleur sans précédent et mobilisées dans un court délai, le visage de Douala a changé aux yeux de tous. Comme vous le voyez, les principales artères de la ville sont réhabilitées, réaménagées ou construites. Dans une frange significative de ces artères, fini les nids de poule, fini les chaussées éventrées, fini les trottoirs aux dallettes cassées. C’est avec un plaisir visible que tous, nous pouvons désormais, agréablement traverser la ville, du Rond-point Deïdo à Ndokoti, sans le moindre problème. C’est avec un plaisir visible et une grande fierté, que nous pouvons aussi désormais circuler de l’Ecole Publique de Deïdo à Ndokoti sans plus avoir le moindre souci de casser notre voiture ou endommager le bus. Que dire de l’Axe Nyalla-Japoma-Yassa, ou encore de l’échangeur Joss, que beaucoup désignent comme un joyau au cœur de la cité. Je n’oublierai pas les habitants de Bonabéri qui, après quelques inquiétudes, savourent aujourd’hui les bienfaits de l’emblématique « ancienne route » complètement reconfigurée. Que dire alors de la joie retrouvée des Camerounais à la « Douche Municipale » qui, le soir devient la scène de rêve de nombreux compatriotes attirant une nuée de paparazzis venus immortaliser pour chacun un instant magique. En accompagnement de ces travaux structurants et, suite à une mobilisation renforcée de ses ressources propres, la Communauté Urbaine de Douala a parallèlement engagé un Programme continu d’entretien curatif des routes secondaires bitumées de la ville. Ce Programme endogène, s’étend désormais, avec celui de l’entretien des routes en terre, entrepris avec nos moyens en régie, à l’ensemble de nos Communes. Ces actions en vue du Renouveau de Douala vont-elles s’arrêter ? Non, les actions en vue du Renouveau de la ville de Douala ne vont pas s’arrêter là. En effet, en marge de ce que je qualifierai d’«urbanisme de l’urgence », visant à réparer les dommages des crises sociales sus évoquées d’une part, et à rattraper le retard d’investissements accumulé, d’autre part, la ville a également pu, grâce aux ressources suscitées, renforcer ses capacités institutionnelles et managériales pour satisfaire aux canons de la Bonne Gouvernance. Celle qui repose pour l’essentiel, sur ce que j’appellerai cette fois-ci, d’«urbanisme prospectif » ; autrement dit, celui qui permet d’anticiper sur les évolutions et de mieux programmer les investissements nécessaires à l’édification d’une métropole moderne et durable. C’est ainsi que la ville dispose désormais, outre d’un « système d’information et de gestion intégrée et automatisée » de ses données, d’une Stratégie de développement à l’horizon 2025, intégrant son aire métropolitaine et, d’un Plan de Déplacements Urbains. Elle sera, avant la fin de cette année, dotée d’un Plan Directeur d’Urbanisme venant se substituer au fameux « Plan Dorian » de 1959 et, de Plans d’Occupation de Sols couvrant l’ensemble de son territoire, mais aussi d’un « Agenda 21 » pour une ville durable, et conforme aux résolutions de la Conférence de Rio. Peut-on avoir une idée de vos projets imminents ? Je saisis cette heureuse opportunité pour annoncer le démarrage imminent des projets tant attendus, à savoir la construction du 2ème Pont sur le Wouri et, l’aménagement des accès Est et Ouest de la ville, le Gouvernement de la République nous conforte dans nos convictions pour Douala. Un mot à l’endroit des populations de Douala… « Devons-nous laisser les autres détruire les bijoux de notre patrimoine à tous ? » Comme vous, je pense que non ! Résolument non ! Douala a besoin de vivre. Douala n’a ni besoin, ni envie de mourir. Il conviendrait bien au contraire de préserver ces acquis, mieux de les consolider, avant, pendant et au-delà de l’échéance politique attendue. A cet égard, les évènements du genre des émeutes de Février de l’année 2008, marqués d’une violence caractéristique des remous sociaux vécus dans notre cité, à l’aube de l’Indépendance, et que l’on croyait renvoyées aux calendes grecques, devraient être proscrits, pour ne pas dire plus. De ce point de vue, le civisme dont dans leur immense majorité, les populations de Douala ont fait preuve, face aux actes de violence observés à cette occasion, nous conforte chaque jour davantage par l’option prise par les populations de Douala, de vivre résolument dans la paix, la cohésion sociale, l’harmonie, la responsabilité et la tolérance, autrement dit, de « vivre ensemble », dans l’unité, en sauvegardant ces précieuses valeurs républicaines. | |
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