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Jean Bosco Talla | |
| « Si c’était à refaire , je le referais.» C’est par cette phrase que le DP de Germinal a commencé son échange avec ses confrères de la presse, juste après sa sortie du pénitencier de Kondengui (13h heures locales). Interrogé sur les conditions de sa détention, Jean Bosco Talla affirme avoir passé un séjour dans l’enfer. « Le quartier Kossovo ressemble au marché Mokolo, des cellules de 20 mètres carré prévues pour accueillir 18 personnes se retrouvent avec le triple. » a-t-il déclaré. Le journaliste apprend par ailleurs que 300 à 400 personnes dorment à même le sol et en plein air à Kondengui, qu’il y a 5 colonnes d’eau pour 1400 détenus. Ce qui rend la salubrité impossible dans cette prison. Mais il ne regrette ce pendant pas son séjour qui lui a permis de « toucher du doigt les réalités de cette prison ». Ainsi il a découvert des innocents détenus pendant plusieurs années sans jugement pour cause d’une simple carte nationale d’identité; ceux qui voient leur procès reporté au moins quarante fois sans jamais être jugés. Bref un véritable enfer pour les détenus qui n’ont même plus d’intimité dans la prison. | |
| Revenant sur sa condamnation, le patron de germinal dit que son procès était non pas pour l’outrage au chef de l’Etat, mais plutôt une revanche du pouvoir sur son engagement sur l’affaire des supposés biens mal acquis du Président Paul Biya. Il a par ailleurs promis ne rien changer sur la ligne éditoriale de son journal, bien au contraire affirme-t-il , « Germinal sera encore plus percutant dans les jours a venir ». Pour établir le rapport entre son procès et l’affaire des biens mal acquis, Jean Bosco Talla raconte que pendant sa détention au Secrétariat d’Etat à la défense (Sed), lorsque sa grande sœur est venue demander pourquoi on ne le laisse pas comparaître libre, il lui été répondu que les français pourraient l’extirper si on le laissait comparaître librement. | |
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