| Accueil > Points de Vue | |
|
|
| [Photo non visible dans la version mobile]
L’actrice nigériane Genevieve Nnanji | |
La grande majorité des tableaux de bord existant en matière de prospective
macroéconomique indique qu’en 2050, le Nigeria sera la 1ère puissance
économique en Afrique. Mais le pétrole (et les cours du baril), le gaz (et ses
enjeux stratégiques) ou la démographie (avec l’importance du marché intérieur
qu’il implique) ne doivent pas voiler les yeux des analystes. La puissance
économique du Nigeria est complexe. Car, passée la porte des critères de Bretton
Woods, ce géant de 132 millions d’habitants établis sur 923368 Km² découvre une
force de frappe inouïe: l’économie souterraine. La saga de ce
microcosme puissant et sulfureux est désormais disponible en DVD, aux bons soins
de Nollywood et Kannywood. Le cinéma nigérian enseigne autant qu’il renseigne et
fascine autant qu’il façonne les esprits. | |
Contrairement à la plupart des films africains qui traitent généralement de
misère, de souffrance ou de sorcellerie, le cinéma nigérian projette des jeunes
loups aux dents longues. Très longues. Ils sont brillants. Innovants.
Rationnels. Agressifs. Des « entrepreneurs » selon la définition de Schumpeter.
Ce qui n’est pas étonnant lorsqu’on sait que derrière certains studios, plane
l’ombre d’une main invisible: la puissante mafia nigériane. Or « Le
pouvoir se gagne par les idées » écrivait Gramsci. Et ces néo-capitalistes
nigérians ont de qui tenir. On se souviendra volontiers que dès 1971, c’est
Cosa Nostra qui supervisa le célèbre Parrain de Francis Ford
Coppola ou encore que via Sun Yee On, ce sont en fait les redoutables
triades chinoises qui produisaient Bruce Lee… Et la liste est longue. | |
| Par Guy J. Gweth – [welcome@gwethmarshall.com] Consultant en intelligence économique et stratégique Dipômé de l’Ecole de Guerre économique de Paris | |
|
Retour à la rubrique Points de Vue Version complète sur Bonaberi.com |