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Les mairies camerounaises sont endettées | |
Lors de la dernière réunion de coordination administrative
de la province de l’Adamaoua, le gouverneur Enow Abrams Egbé a fortement exhorté
les préfets à encadrer les maires dans leurs missions pour donner une chance de
succès à la décentralisation annoncée. C’est que dans la majorité des cas,
nombre d’élus locaux de cette province et, à l’observation, de la région
septentrionale manquent d’outils de gestion municipale. Du fait de leurs
surfaces financières ou de leur entregent, beaucoup se sont retrouvés à la tête
des mairies. Lesquelles ont tout de suite été transformées en vaches à lait, du
moins en zones d’influence. Normal donc que plus d’un an après leur élection,
l’on compte à peine sur les doigts des deux mains, les maires en mesure de
présenter un bilan imposant. | |
Autre casse-tête dans les communes du Septentrion, le recouvrement des recettes.
L’incivisme fiscal est fortement ancré ici dans le vécu quotidien des
populations. A la commune de Ngaoundéré 1er par exemple, la secrétaire générale
Rassidatou, révèle qu’entre janvier et juin 2008, à peine 20 millions Fcfa ont
été recouvrés, soit 1/3 des recettes attendues. Selon Oumar Diallo, le premier
adjoint au maire de cette commune, sur 5 000 conducteurs de motos recensés, 400
seulement s’acquittent de l’impôt libératoire. Certaines personnalités
politiques, traditionnelles et religieuses, propriétaires de boutiques ou de
troupeaux de bœufs refusent de payer l’impôt, fait-on savoir. | |
| Source : Le Messager | |
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