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UPC : LES INFILTRÉS DU SOMMET
(14/10/2016)
L’Union des Populations du Cameroun (UPC) vient de clôturer la Semaine des Martyrs 2016. Nos Autorités administratives, religieuses et traditionnelles ont accompagné cette commémoration aux divers plans sécuritaire, spirituel et moral
Par Rédaction:

De nombreux patriotes camerounais toutes religions, toutes régions et toutes sensibilités politiques confondues, se sont reconnus dans cette valorisation de l’esprit de sacrifice et du patriotisme national.
Que toutes ces personnalités en leurs grades et qualités, en soient sincèrement et très humblement remerciées.

Tout laisse en effet penser qu’autant certains s’acharnaient naguère à occulter et à gommer la mémoire de la nation, autant les Camerounais mesurent la gravité des torts que leur cause l’amnésie institutionnelle; et plus ils se persuadent que la mémoire est la semence de l’avenir pour tout peuple qui rêve d’identité nationale et de souveraineté.


De nombreuses marques de soutien, des félicitations parfois, ont donc confirmé qu’au-delà de son statut partisan, l’Union des Populations du Cameroun inspire intimement le quotidien de nombreux Camerounais, et que l’UPC demeure ’’une manière d’être Camerounais’’ (Louka Basile).


C’est pour toutes ces raisons que par devoir d’information, nous voudrions saisir l’opinion nationale de ce que certains personnages, militants présumés de l’UPC, trament ces derniers temps contre ce patrimoine collectif qu’est ce Mouvement nationaliste.
Depuis bientôt un an en effet, l’UPC est la cible de nombreuses infiltrations. Ce n’est pas nouveau, direz-vous, ce parti en ayant une longue et triste expérience depuis sa création en 1948. Cette fois cependant, les infiltrations sévissent à des niveaux insoupçonnés : car c’est au sein même de la Direction que les Infiltrés s’activent.


Ces entrepreneurs de la déstabilisation endogène de l’UPC présentent des caractères communs : ils n’ont pas de base militante, et aucun d’eux ne se donne la peine de s’en constituer une. Leur militantisme se limite aux réunions d’instances où ils se montrent aussi fertiles en critiques que stériles en propositions ou projets mobilisateurs. Loin du terrain et de ses contraintes, ces ‘’Inspecteurs de travaux finis’’ grenouillent au sommet des instances dirigeantes de l’UPC et, en véritables mouches du coche, diligentent l’imposture en se positionnant sur le travail que d’autres font patiemment et courageusement sur le terrain.


C’est leur esprit de positionnement opportuniste que viennent de trahir des désignations incongrues perpétrées en dehors de toute procédure appropriée. D’où la floraison de ‘’décisions’’ et de nominations qui circulent et dont
le but, pour leur signataire, est de se constituer une clientèle de parachutés, dirigeants décrétés, sans base mais impatients de donner des ordres aux militants de base.

Nous savons désormais que ces ‘’fonctionnaires’’ de l’UPC ne savent fonctionner qu’en salon, ne peuvent fonctionner que dans un bureau où ils n’auront surtout pas à ‘’mouiller le maillot’’ en côtoyant la Base dont ils ignorent tout. Ils ont pris l’habitude de donner des instructions et de prescrire des directives. Nostalgiques des bureaux feutrés et du ronflement des climatiseurs, ils fuient les réalités du terrain mais persistent néanmoins à brasser du vent : dans l’UPC aussi, ils veulent prendre des décrets, donner des ordres.
Aucun d’eux n’attendait manifestement que malgré l’adversité dont elle a coutume, l’UPC ait pu remonter sa fragmentation d’hier. Les Infiltrés n’attendaient pas que l’UPC ait pu se reconstruire une image porteuse d’avenir, où la créativité et la mise en perspective se conjuguent avec la respectabilité et la pugnacité, loin de la jactance de l’UPC des claviers d’internet, cette Cyber UPC où des upéçologues de buvettes prennent les injures qu’ils multiplient pour des arguments politiques.

Comme par hasard, la plupart de ces Infiltrés du sommet sont bien connus des services de police, de gendarmerie et des tribunaux : les uns pour des braquages et des vols de voitures, les autres pour des livraisons fictives de marchés publics. Les membres de ce Club des Infiltrés ont en effet des dossiers judiciaires sensibles et des poursuites en cours.

Il s’en trouve même qui ont déjà des mandats d’arrêts. Sauf que, curieusement, ils sont toujours en liberté. En fait il s’agit de liberté conditionnée, la contrepartie négociée étant de saper les nouveaux efforts d’organisation, de reconstruction et de relance de l’UPC. Véritables otages de leurs turpitudes, nos Infiltrés se savent ‘’tenus’’. Car on les ‘’tient’’ quelque part. L’UPC pourrait donc leur servir de rançon, véritable monnaie d’échange pour leurs sursis judiciaires personnels.


Certains n’ont même pas réussi à convaincre leurs propres conjoints de la sincérité de leur engagement à l’UPC. Lesdits conjoints ne se sont donc pas seulement éloignés de la maison UPC : par indignation et révolte, et sans doute à leur …cœur défendant, ils sont allés s’inscrire dans un autre parti politique. Ils ne nient certes pas en privé d’avoir aussi faits leurs gentils petits calculs personnels, mais ils soulignent qu’au vu et au su des intentions malsaines de leurs conjoints, ils n’ont pu tolérer de les voir aussi obstinément revendiquer des prérogatives de préséance dans cette UPC même qu’ils ont consenti de torpiller de l’intérieur, sous l’effet du chantage judiciaire dont ils sont l’objet.

Ces conjoints expliquent donc leur défection et leur escapade…politique par des raisons de sécurité personnelle et de survie familiale : mettre au moins les enfants à l’abri de la disette, face aux mauvais vents qui ne tarderaient pas à souffler, et qui soufflent peut-être déjà sur leurs bienaimés conjoints englués dans des affaires scabreuses.




Le crime dont ces Infiltrés accablent le Secrétariat Général de l’UPC est d’avoir fermement pris l’option de restituer l’UPC à la Base, conformément aux résolutions du Congrès des 6 et 7 juin 2014. Quand on sait que pour les Pères Fondateurs la Base est ‘’la boussole’’ de l’UPC, on se rend compte que le Club des Infiltrés ne cède plus à un simple parasitisme politique, mais qu’il se livre à de l’anti upécisme actif.
Personne ne devra cependant les accuser d’être des traîtres. Que non : on ne trahit qu’une cause à laquelle on avait préalablement adhéré. Les Infiltrés du sommet prouvent au quotidien qu’ils n’ont jamais sincèrement adhéré aux idéaux de l’UPC, et qu’ils ne sont pas disposés à se les faire expliquer. Aussi ont-ils résolu de torpiller les efforts de refondation de l’UPC en fracassant la ‘’Boussole’’. D’où les déjections qu’il est arrivé aux upécistes de subir en plein Comité Directeur : ’’Ça va sortir comme ça va sortir!’’ (Victor Onana).

Il y avait donc urgence physiologique! L’insalubre salissure de notre petite nature a donc fini par gicler, et publiquement, à la grande indignation des Membres du Comité Directeur désormais obligés de se boucher le nez.


Il est pourtant connu que tous ceux qui ont tenté de casser l’UPC ont fini par se casser quelque chose. Son immortalité tient de ce que l’UPC finit toujours par assister aux obsèques de ceux qui programmaient de l’enterrer.


L’action des Infiltrés du sommet étant violemment dirigée contre la Base, c’est à cette Base militante qu’il revient de se rappeler que c’est elle la Boussole de l’UPC ! C’est à elle de donner le sens de la navigation patriotique; car tout militant de conviction sait, pour l’avoir appris des Pères Fondateurs, que l’UPC n’est ’’pas un parti d’États-majors’’. L’on ne s’y attribue pas, et l’on ne s’y arroge pas de préséances administratives ou protocolaires. L’UPC fonctionne par le principe du mandat. Et tout mandataire mérite son mandat auprès des mandants que sont les Camarades, pour la consolidation de la Base militante.


Or voici que les Infiltrés du sommet sont, comme par hasard, presque tous des personnages sans base militante crédible; aucun des dirigeants qu’ils prétendent être n’est à jour de ses cotisations statutaires… Tous espéraient tromper la vigilance des militants! Les militants leur disent déjà que c’est plutôt eux qui se sont trompés de parti politique. Car contrairement à certaines formations politiques personnalisées, l’UPC n’a jamais eu de ‘’Président national’’. L’UPC n’a jamais été dirigée par un individu, mais toujours par une instance. C’est la raison même du principe de collégialité que ses Pères Fondateurs ont privilégiée, chacun avec un rôle bien connu et à bien comprendre comme tel.

Par ailleurs, les Infiltrés auraient pu comprendre que lorsqu’on a brigué une fonction à un Congrès et qu’on a été élu à ladite fonction, il devient à tout le moins politiquement indécent de convoiter avec autant de violence la fonction élective d’un autre élu du même Congrès.
La rage de positionnement personnel ou la détestation ne justifie pas tout.

Et il va bien falloir trouver autre chose comme accusation que d’insinuer que tel ou tel a tendu la sébile pour dégoter je ne sais quoi de l’on ne sait qui. Cette insinuation est d’autant plus ridicule et dépassée qu’elle nous vient de ceux qui, Infiltrés du sommet, prouvent au quotidien qu’ils sont entretenus et au service de ceux qu’ils prétendent dénoncer.

L’UPC est une institution. C’est un parti de gouvernement, pas un parti gouvernemental. Cela signifie que nécessairement besoin de sortir des sabres et des injures, l’UPC travaille pour conquérir le pouvoir et gouverner le Cameroun. Comme telle, elle s’appuie sur les lois de la république et puise son inspiration de sa base militante, seule habilitée à lui garantir la légitimité.

Les Infiltrés du sommet veulent donc bien régenter l’institution UPC, pourvu qu’il n’y ait pas de loi qui les contraigne, et surtout pas de légitimité à rechercher auprès des populations. Dans leurs impatiences de préséance et de régence, ils s’activent dans deux directions qui sont autant d’impasses : d’un côté en dehors de toute base politique, donc hors légitimité, de l’autre au mépris des statuts de l’UPC, donc hors légalité.

A croire que par leur ignorance ou leur mépris des textes de l’UPC et partant des lois même de la république qui protègent lesdits textes, le Club des Infiltrés recherche le pouvoir de gouverner sans textes et sans lois, pour ainsi dire hors-les lois.


De racolage en racolage, ils sollicitent tous ceux qui leur semblent avoir choisi de faire de la division de l’UPC leur fonds de commerce politique. Car l’opinion trouve curieux que des dirigeants flottants de l’UPC agitent l’unité de l’UPC au sommet alors qu’ils sont réputés incapables de prendre racine dans un quelconque Comité de Base. Le discours sur l’unité de l’UPC ne leur sert donc que de cache sexe : personne, croient-ils, ne verra qu’ils sont politiquement nus, et statutairement nuls, pour défaut d’ancrage militant à la base. La vérité est que leur discours enflammé sur l’unité de l’UPC n’est que la récitation d’un des paragraphes de leur ordre de mission.


Ils permettent néanmoins de constater ce qui semblait jusqu’ici nous échapper : ce n’est pas l’UPC qui est divisée; mais des individus se réclamant de l’UPC s’affrontent sur l’UPC dans le but d’alimenter la thèse des divisions - qui sert si bien leurs intérêts privés. Chacun de ces missionnaires cherche ainsi à domestiquer une UPC de son propre cru, au bénéfice de ses appétits individuels. Mais comme aucun ne réussit à courber l’UPC auxdits appétits, tous se déchirent à sa porte et, inversant leur passif, déclarent l’UPC déchirée.

Pris dans leur propre illusion, ils viennent de tirer de leur chapeau un nouveau lièvre qu’ils ont pompeusement baptisée ‘’la Grande UPC’’. Cette fiction est, comme par hasard, l’œuvre de ceux qui ont fumé leur cigare politique des deux bouts, et à qui l’opinion ne reconnaît plus que leur grande compétence de nuisance. Don Quichotte était moqué pour être entré en guerre contre des moulins à vents. Les promoteurs du donquichottisme politique à travers ‘’la Grande UPC’’
supposent qu’il en existe une ‘’petite’’. Personne ne les croit dupes de leur propre supercherie : ils savent depuis longtemps que l’UPC n’a pas besoin d’adjectifs. Mais faute d’avoir pu organiser une base politique pour l’UPC, ils ne voient l’UPC que par ces sommets où ils se placent eux-mêmes. La Grande UPC est donc celle qui, pour confirmer sa grandeur, investira par exemple le Grand Woungly Massaga comme candidat aux prochaines élections présidentielles! C’était donc la raison de son agressivité de ces dernières années! On voit bien qu’il couvait un fantasme politique sous la forme d’un programme en trois points : Moi d’abord; Moi ensuite et Moi enfin.

Le 23 Septembre 2016, nous étions à Lolodorf où Louka Basile, Secrétaire Général de l’UPC, a installé une section régionale de l’UPC, la Section Félix Roland Moumié. Il a fallu qu’un militant insiste à la fin de la cérémonie pour rappeler aux upécistes rassemblés que nous étions bien à Lolodorf, et que c’était le village natal de…Ngouo Woungly Massaga! C’est suite à cette insistance polie qu’on a enregistré quelques applaudissements polis. Quand on a aussi efficacement organisé sa base politique et qu’on y est aussi silencieusement célèbre, on ne peut être que le candidat naturel de la Grande UPC du sommet! La Base upéciste, elle, ne se laissera sans doute plus impressionner par des personnages sans base politique connue.


Les Infiltrés du sommet et leurs Parachutés ne sont donc pas à leur premier moulin à vent; tenons pour assuré qu’ils ne seront pas à leur dernier fiasco. En effet, comme les fois précédentes, les officiants de cette nouvelle pantalonnade veulent plutôt attirer l’attention sur eux, offrir du vent à brasser à d’autres Don Quichotte de la politique et, ce faisant, priver la base militante des énergies et des intelligences dont elle a besoin pour s’organiser comme force d’alternance politique.

Cette manœuvre est l’une des plus pernicieuses que les fossoyeurs de l’UPC aient entreprises ces dernières années : car sous prétexte de rechercher une unité dont l’UPC a certainement besoin comme toutes les organisations du monde, les Infiltrés du sommet désorganisent plutôt la base upéciste.

L’unité par le sommet s’avère un miroir aux alouettes et, de plus en plus, fonctionne comme un cliché qui ne sert, pour l’heure tout au moins, qu’à retarder et à fragiliser la base militante, le seul socle fiable sur lequel l’UPC puisse valablement et efficacement reposer.
Quand l’ignorance des règles de fonctionnement d’une institution se double de méconnaissance malveillante, ce qu’on pouvait généreusement prendre pour une simple erreur de mise à niveau s’établit comme forfaiture délibérée.

C’est dans ce registre qu’il convient de ranger la cabale entretenue sur la tribalisation de l’UPC, cabale en cours sous le terme de débassaisation.
Cet étonnant procès poursuit un seul objectif : éloigner les Bassa de toute responsabilité à la direction de l’UPC. Les Infiltrés du sommet en constituent les premiers procureurs. Les ténors de cette croisade tribaliste reconnaissent que si l’UPC n’est pas et ne saurait devenir un patrimoine ethnique, c’est tout de même certaines ethnies connues qu’on y retrouve prioritairement, à des degrés d’engagement divers. Ce n’est donc pas l’engagement de ces ethnies dans l’UPC qui ferait problème.

Mais les Infiltrés du sommet tiennent à tirer les marrons du feu avec la patte du chat : que ceux qui portent l’idéal de l’UPC contre vents et marées s’écartent et n’apparaissent plus dans les organes dirigeants de l’UPC malgré le travail qu’ils auront abattu. Les statistiques révèlent que ceux qui agitent cette incongruité ne sont même pas encore membres d’un Comité de base dans leur localité. Ils militent dans une UPC des fonctions administratives, pas dans l’UPC des actions militantes sur le terrain. Ils veulent commander ceux qui travaillent sans s’estimer obligés, eux, de présenter le moindre état de service dans la mise en place des structures de l’UPC. Leur anti upécisme revient à comploter contre la reconnaissance du militantisme de base.


A les écouter, les camarades de Lolodorf, d’Edéa, de Ngog-Mapubi, de Ngambé, de Ndôm, etc… ont commis le crime de travailler d’arrache-pied pour créer une section régionale de l’UPC ! C’est pourtant le même crime de patriotisme que vont bientôt commettre les camarades de Mvengue, de Nanga Eboko, de Garoua ou de l’Extrême-Nord, etc... C’est ce travail fait par d’autres que les Infiltrés tiennent à parasiter en parfaits saprophytes. Et lorsque les Délégués de ces structures de base viendront au Congrès de l’UPC, ils devront certainement élire tous ceux qui n’auront rien fait chez eux, au seul nom de la détribalisation de l’UPC! Les Infiltrés du sommet leur demanderont donc de les porter au sommet du parti, sur leurs têtes, contre les intérêts locaux de ceux qui ont efficacement implanté l’UPC chez eux, et dont les Délégués sont les mandataires au Congrès!
Tel est le calcul : récolter où l’on n’a pas semé, l’unique véritable compétence reconnue aux Infiltrés du Sommet.

Car c’est leur personne qui importe à leurs yeux, pas la consolidation de la base upéciste sur le territoire national. Les Infiltrés du sommet travaillent ainsi contre l’installation de l’UPC dans nos régions, départements et arrondissements. Mais paradoxalement, ils ‘’nomment’’ des Coordonnateurs régionaux et départementaux. Quelle intelligence politique peut-on supposer à des mythomanes qui, par anti upécisme actif, se nomment généraux sans aucune troupe …Et quel militantisme reconnaître à des individus qui, incapables d’implanter l’UPC dans leurs localités d’origine, s’acharnent à diriger l’UPC implantée par d’autres, dans d’autres régions et départements… Quel crédit politique m’accorder à moi, si je tiens à diriger une formation politique de la dimension de l’UPC sans chercher en même temps à organiser et à installer ne serait-ce qu’un Comité de Base dans mon arrondissement d’origine ou de résidence…


En revanche, personne ne peut prétendre de bonne foi que Samuel UM Nlénd, Secrétaire à l’Organisation, ou Louka Basile, Secrétaire Général aient jamais hésité d’aller installer une structure de l’UPC dans une région du Cameroun, quelle qu’elle soit. Bien au contraire, ils ont pris leurs bâtons de pèlerins pour se rendre où il faut, afin de galvaniser les troupes que les Infiltrés du sommet s’activent à démobiliser par leurs multiples manœuvres de diversion.


Une vérité s’impose : ce n’est pas la réussite de l’UPC qui préoccupe les membres du Club des Infiltrés; la plupart perçoivent leurs récompenses et reçoivent leurs compensations ailleurs; leurs indemnités de nuisance se calculent à l’efficacité comme à la gravité de leur sabotage. Ce n’est pas un hasard si ceux qui s’opposent aussi farouchement à la restitution de l’UPC à la base se hâtent de solliciter ’’exceptionnellement’’ tous ces personnages flottants dont l’enracinement à la base est inexistant. Sans oublier ceux qui, à Accra ou en Guinée Conakry, en Angola ou au Congo, se sont distingués par des jeux troubles qui leur permettaient de faire emprisonner ou expulser certains de leurs camarades, quand ils n’en faisaient simplement pas assassiner d’autres.


Le tribalisme, dénonçait Ruben Um Nyobe, est ‘’l’un des champs les plus fertiles’’ de la politique africaine. Tenant le plus grand compte de la valeur socioculturelle de nos ethnies, il rejeta l’étiquette de ‘’détribalisateur’’ que certains voulaient lui coller. Mais il l’affirmait aussi sans équivoque : ‘’nous n’avons pas le droit de nous servir de l’existence des ethnies comme moyens de luttes politiques ou de conflit de personnes.’’ (Lettre à André-Marie Mbida).

Seule notre capacité d’implantation de l’UPC dans nos localités et dans nos familles culturelles respectives fera de l’UPC de chez nous une UPC du genre que nous donnons l’impression de convoiter chez les autres.

Mais il semble que jusqu’ici, nous parlons plus de l’UPC que nous ne faisons de l’UPC. Nous nous en revendiquons à grandes déclamations mais sans assumer les sacrifices que son implantation implique. Dans l’UPC encore plus qu’ailleurs, la foi sans les œuvres est morte. L’on devrait donc sans doute saluer certaines régions du Cameroun pour les œuvres de foi militante que leurs populations y réalisent, souvent au mépris de leur survie.

De de point de vue, la débassaisation de l’UPC n’est rien de moins qu’une trouvaille de mauvaise foi pour le nouveau procès de l’incompréhension ourdi par les Infiltrés du sommet. Mais en déclenchant ce procès, ces Infiltrés du sommet découvriront bientôt qu’ils se sont portés plainte à eux-mêmes pour militantisme insignifiant et dérisoire.

Chacun voit bien en effet, à regarder les militants de l’Océan, de la Sanaga Maritime et du Nyong et Kellé, qu’ils ne jouissent d’aucun avantage matériel qu’on puisse leur envier. C’est leur constance inégalée dans le sacrifice et le renoncement qui garde l’UPC vivante dans leurs localités… Or ni le sens du sacrifice, ni le renoncement patriotique ne sont des valeurs tribales; sauf à vouloir absolument nous convaincre que ces valeurs sont déjà le monopole de certaine tribu du Cameroun! Auquel cas, au lieu de diaboliser ceux qui semblent en avoir fait la règle de leur vie militante, l’on devrait courageusement s’inscrire à cette dure école du sacrifice et du renoncement. Qui convoite une bouche édentée n’a qu’à casser ses propres dents, dit le proverbe : Njôn i tane bé maèk.


La leçon finale nous vient de Ruben Um Nyobe : l’UPC devra accueillir les compatriotes camerounais, ‘’non en fonction des déclarations spectaculaires, mais à la lumière de l’action menée dans le respect des principes directeurs de l’UPC dont la porte reste toujours ouverte à tous ceux qui auront librement accepté de se joindre à nous dans les conditions prévues par nos statuts.(…) Ils doivent se mettre à l’idée qu’ils ont beaucoup plus à apprendre de la masse des militants qu’ils n’ont à apprendre à cette masse. Ils commettraient une erreur grave s’ils venaient dans le mouvement avec l’arrière-pensée de se poser en ‘’militants au sommet’’ (Lutte unie sur tous les fronts…).


La marche de l’UPC est donc complexe. Aucune pensée linéaire ne saurait prétendre en livrer une analyse définitive. A chacune de ses étapes, ce Mouvement produit ses ‘’fingon’’ et ses ‘’dikokon’’. Dans le cas des Infiltrés du sommet, les détails de certains dossiers pourraient sortir, non plus ‘’comme ça va sortir’’, mais avec méthode, pour que les militants de l’UPC sachent de quoi leur UPC souffre depuis 2015. Les populations du Cameroun dans leur ensemble devront aussi bien savoir, puisqu’au-delà des choix privés et des postures circonstancielles des uns et des autres, la plupart des Camerounais voient dans l’UPC l’idéal collectif et national d’union, de souveraineté et de bonne gouvernance.




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