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La justice camerounaise désavoue la direction du Sdf (09/10/2008)

Le 1er octobre 2008, le tribunal de grande instance (Tgi) de Yaoundé a remis en cause l’existence de la coordination provinciale du Sdf à l’Ouest.
Par Guy Modeste DZUDIE
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Le Sdf désavoué par la justice camerounaise
Le Sdf désavoué par la justice camerounaise

Les membres du bureau provincial du Front social démocrate (Sdf en anglais) à l’Ouest, espèrent reprendre dans un avenir immédiat le contrôle du siège provincial de cette formation politique à Bafoussam. Ils fondent leur espoir sur le jugement n°691 rendu le 1er octobre 2008 par le tribunal de grande instance (Tgi) du Mfoundi à Yaoundé. Cette décision déclare “ nulle et de nul effet la note d’application du 7 février 2008 prise par Tamadjong Elisabeth avec toutes les conséquences de droit. ” C’est dans cette logique que le juge “ ordonne la poursuite des activités du bureau provincial de l’Ouest élu le 4 mars 2006. ” Edouard Mboulefack et ses camardes sont autant gonflés qu’ils estiment que “ cette décision n’étant pas provisoire, ils doivent exercer même si Mme Tamadjong et ses conseils font appel ”.

Le Tgi de Yaoundé fait observer que la note en question n’est pas conforme aux statuts et règlements intérieurs du Sdf. Tout comme elle ne saurait, d’après le juge de Yaoundé, se reposer sur les orientations du Comité exécutif national (Nec) du Sdf réuni le 26 janvier 2008. Le Tgi de Yaoundé donne ainsi raison au plaignant Edouard Mboulefack, secrétaire adjoint à l’organisation du bureau provincial. En mai 2008 en effet, il fait servir par le canal d’un huissier une assignation en nullité de la note de service 016-02-02 du secrétariat général du Sdf. Elle désignait les 12 membres de la coordination provinciale du Sdf choisis pour remplacer le bureau provincial élu lors de la conférence provinciale de mars 2006 à Bangangté et en disgrâce devant Ni John Fru Ndi, le président national du Sdf. Ce dernier n’appréciait pas le fait que Romuald Tamo, président du bureau provincial du Sdf à l’Ouest, exige, courant septembre et octobre 2007, au nom de tous les militants de la région que la lumière soit faite sur la gestion des ressources financières du parti, notamment celles octroyées dans le cadre du financement public des partis politiques.

 
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Par contre, quatorze membres du Nec originaires de l’Ouest vont dans cette foulée se réunir à Mbouda pour dénoncer “ la dérive de Romuald Tamo.” En fin décembre 2007, Romuald Tamo va être démis par John Fru Ndi. Sous la direction de son vice-président, Pierre Fankam, le bureau en question va pondre plusieurs motions pour solliciter la réhabilitation de Romuald Tamo. Cette démarche ne doit pas, naturellement, plaire à John Fru Ndi. Le Nec examine cette “ démarche non disciplinaire ” des affidés du président provincial déchu. Mais le 26 janvier 2008, cette question ne sera pas abordée amplement. Etant donné qu’à lire la résolution de cette session du Nec on relève qu’il “ sursoit à la présentation du rapport de la commission en charge des dossiers disciplinaires ”.

Approché par Le Messager, Me Joseph Lavoisier Tsapy, conseiller juridique national du Sdf et membre de la coordination dissoute affirme être surpris par cette décision. “ Le Sdf ne s’est pas défendu dans cette affaire. Le juge n’a suivi que l’opinion d’une seule partie. On se serait défendu en soulevant des exceptions. La démarche de Mboulefack Edouard l’expose à des sanctions. Il n’a pas épuisé les voies de recours internes au parti. Je douterais fort qu’ils [les membres du bureau de Tamo] soient autorisés à reprendre leur fonction. Le parti prendra des dispositions pour démontrer à la justice que ce n’est pas une action qui aurait pu aboutir à un tel jugement ”, explique cet avocat

 
Source : Le Messager
 
 
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